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Unfenced réunit deux artistes argentines dont les œuvres semblent, à première vue, évoluer dans des directions opposées. Milu Correch peint les coins de rue de son propre quartier à Buenos Aires — un combi rouillé, des motos garées, un garçon qui flotte sur un matelas pneumatique dans une piscine d'arrière-cour remplie de caniches. Irene Lasivita peint des figures qui n'ont pas d'adresse fixe : un être sphinx-like aux cheveux roses, mi-humain, mi-animal, plongé dans un feuillage dense et onirique. L'une travaille à partir de l'observation, l'autre de l'invention. Vues en dialogue, elles font pourtant, chacune à sa manière, la même chose. Milu Correch : la magie du quotidien Le Buenos Aires de Correch n'est jamais purement documentaire. Ses scènes portent une charge qui dépasse ce qui est littéralement représenté — une vibration sous le quotidien, une énergie qui résiste à toute explication complète. Elle n'a suivi aucune formation artistique classique, et cela se ressent dans la franchise de son regard : la couleur et le geste portent le récit, tandis que l'image elle-même retient autant qu'elle révèle. Correch parle d'une poésie visuelle qui refuse la transparence — c'est au spectateur de compléter l'histoire. Tout n'est pas dit. Dans son travail récent, cette tendance bascule davantage vers le réalisme magique, laissant surgir le merveilleux d'un coin de rue devant lequel on passerait autrement sans le voir. Irene Lasivita : êtres hybrides et logique du rêve Lasivita part du pôle opposé et arrive au même seuil. Formée à la Fernando Fader School of Arts de Buenos Aires, et nourrie depuis par une recherche indépendante sur la pensée posthumaniste, les ontologies relationnelles et le perspectivisme amérindien, elle construit des mondes picturaux où la frontière entre humain et non-humain, nature et culture, ne tient tout simplement plus. Ses peintures les plus récentes se tournent davantage vers l'onirique — mises en scène comme des passages dans une logique de rêve, où une figure peut changer de forme en plein tableau, et où le merveilleux est traité comme un simple fait du monde. Une manière de voir partagée Ce que partagent les deux pratiques, c'est une manière de voir. Aucune des deux artistes ne l'a héritée de la tradition picturale occidentale, qui a longtemps maintenu le sauvage séparé du domestique, le mythique séparé du réel. Lasivita invente sa cosmologie à partir de la recherche et de l'imagination ; Correch tire la sienne de l'observation directe d'une seule et même rue. Matériaux différents, même geste : un refus de reléguer le magique dans un « ailleurs ». Unfenced propose que l'enchanté et le quotidien n'aient jamais été de part et d'autre d'une frontière — dans la ville comme au-delà, le territoire n'a jamais été entièrement clôturé. À propos des artistes Irene Lasivita (née en 1983 à Buenos Aires) est une artiste visuelle argentine dont la pratique prolonge la peinture à travers le muralisme, la réalité virtuelle, les médias immersifs et l'installation. Formée à la Fernando Fader School of Arts, elle a depuis développé une pratique alliant peinture, philosophie, art public et technologies émergentes, la peinture demeurant le cœur conceptuel de son travail. Depuis 2010, elle dirige également des programmes d'enseignement indépendants en dessin, composition et peinture à l'huile. Milu Correch (née en 1991 à Buenos Aires) est une muraliste argentine dont le travail, vif et narratif, a été vu sur des murs à travers le monde, des grands centres urbains jusqu'aux communautés rurales les plus reculées. Sans formation artistique classique, elle allie technique traditionnelle et regard contemporain, produisant des scènes qui touchent le spectateur à un niveau instinctif, presque préverbal.

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Altered Nature - ARDIF x Pixelpancho - Kunstausstellung

Avec Altered Nature, nous réunissons ARDIF et Pixelpancho, deux positions marquantes de l'art urbain, au sein d'une même exposition. La nature n'y est pas envisagée comme une représentation, mais comme un état dynamique et en perpétuelle transformation. Tous deux issus de la scène street art et art urbain, les deux artistes conjuguent de manière singulière formes organiques, esthétiques techniques et influences urbaines.Une certaine idée de la nature Au cœur de l'exposition se trouve l'idée d'une nature qui ne peut plus être pensée comme intacte ou idéalisée, mais qui est façonnée par l'intervention humaine, les processus technologiques et les transformations culturelles.Un système hybride Dans les œuvres d'ARDIF et de Pixelpancho, la nature apparaît comme un système hybride, à la fois organique et construit. Tandis que l'univers d'ARDIF donne souvent à voir des structures biomécaniques où végétal et machine se fondent l'un dans l'autre, Pixelpancho élabore des scénarios complexes entre nature, architecture et éléments mécaniques. Les structures semblent à la fois avoir poussé et avoir été bâties ; les surfaces portent les traces du temps, de la mémoire, de l'usure et de la réparation.Croissance et déclin Naissent ainsi des univers visuels qui montrent moins des paysages au sens classique qu'ils ne rendent visibles des processus : croissance et déclin, superposition et fragmentation, mécanique et abstraction.Le titre Altered Nature reste volontairement ouvert. « Altered » désigne à la fois une transformation physique et un déplacement de la perception : une nature filtrée par la technologie, l'espace urbain et l'imaginaire.L'exposition ne se veut pas un propos univoque, mais un espace atmosphérique où différents états d'une nature transformée se rencontrent et tissent de nouveaux liens. ALTERED NATURE ARDIF x PIXELPANCHO 30.5. – 17.7. Vernissage : 30.5. 19-22h

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Pretty Portal at ARTMUC 26 - FinDAC, SKIO, Guy Denning, Alexis BUST Stephens

our l'édition de cette année de l'ARTMUC, nous présentons une sélection de positions figuratives réunissant des œuvres de Fin DAC, SKIO, Alexis Stephens et Guy Denning.Au cœur de la présentation se trouve la figure humaine : non pas en tant que représentation classique, mais comme surface de projection de la perception, de la transformation et des états intérieurs. Entre art urbain, figuration contemporaine et geste pictural, les œuvres interrogent la manière dont l'identité se construit au croisement du corps, de l'espace et de l'image.Les quatre positions artistiques ouvrent des approches distinctes. Fin DAC développe un langage visuel précis, d'une grande exigence esthétique, dans lequel références culturelles et traditions se condensent en une forme d'identité singulière. Au centre de son travail figurent des femmes fortes et assurées, qui rayonnent de présence et de caractère.Les œuvres de SKIO naissent d'une peinture purement analogique, dont l'effet visuel évoque pourtant la logique des images numériques et générées par l'IA. Marquées par un vocabulaire formel épuré, proche du Bauhaus, ses compositions dégagent une aura presque surnaturelle et reflètent une perception de plus en plus façonnée par des réalités hybrides.Chez Alexis Stephens, le corps devient lui-même vecteur de mouvement, d'énergie et de décision. Les gestes apparaissent comme les instants figés d'un processus dynamique, où maîtrise et impulsion coexistent. Guy Denning, quant à lui, réduit la figure à une présence brute et immédiate. Ses œuvres abordent l'humain avec une franchise qui oscille entre vulnérabilité et résistance.Horaires d'ouverture ARTMUC mai 2026 Vendredi 1er mai 2026 / 11h – 19h Samedi 2 mai 2026 / 11h – 19h Dimanche 3 mai 2026 / 11h – 18hACCÈS MTC Locations / Ingolstädter Straße 45-47 / 80807 MunichParking sur place : Le site dispose de plus de 1 000 places de stationnement.Transports en commun : Métro (U-Bahn) ligne U2 – station Frankfurter Ring (env. 7 min à pied jusqu'au site)

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Guy Denning - The idea of her - Ausstellung in Düsseldorf

Depuis plus de dix ans, nous collaborons avec Guy Denning. Nous présentons ses œuvres dans de nombreuses expositions collectives et thématiques et accompagnons l'évolution de sa pratique artistique. The Idea of Her est sa première exposition personnelle à la galerie Pretty Portal depuis Shooting Angels, il y a dix ans.L'artisteDepuis longtemps, l'œuvre de Guy Denning se situe au croisement de la peinture traditionnelle et de l'urban art contemporain. Elle puise autant dans la tradition picturale européenne que dans l'urgence politique. Ses peintures et dessins se caractérisent par une figuration expressive, souvent fragmentée, associée à des textes au pochoir ou en collage, à des abrasions, des repeints et des perturbations délibérées. Chez Denning, l'identité n'apparaît jamais comme fixe ou achevée, mais comme fragile, provisoire et en perpétuelle transformation.L'expositionLes œuvres présentées dans cette exposition marquent une phase particulièrement concentrée et intime de son travail. Dessins et peintures gravitent autour de la mémoire, de l'imagination et de la projection. Ils refusent délibérément les conventions du portrait classique et approchent leurs figures par la suggestion, le mouvement et la condensation émotionnelle. La proximité ne naît pas ici de la ressemblance, mais d'une posture intérieure.L'image intérieureThe Idea of Her est une exposition sur l'image que l'on porte en soi, sur ce qui demeure lorsque la représentation et la certitude ne suffisent plus. Elle présente les débuts d'un ensemble d'œuvres qui se situe délibérément entre expérience personnelle et ouverture artistique.Le texte suivant de Guy Denning éclaire l'origine de ces œuvres. Conçu comme une dédicace personnelle, il est traduit ici sans modification de son contenu.« Cette exposition est dédiée à ma partenaire, ma compagne, ma protectrice et mon amante, qui a partagé ma vie pendant trente-deux ans et qui nous a quittés peu avant Noël. Colleen était la femme la plus belle, la plus forte et la plus drôle que j'aie jamais eu le privilège de connaître.Depuis notre rencontre, j'essayais de la convaincre de me laisser peindre d'elle un portrait formel. Mais comme elle n'aimait même pas l'idée d'être photographiée, elle refusait toujours en riant.L'an dernier, je lui ai de nouveau posé la question, et elle a fini par accepter, à une condition : le portrait devait porter sur l'“idée” d'elle et s'inspirer des artistes qu'elle admirait le plus. Il ne devait surtout pas s'agir d'un portrait ressemblant traditionnel.Elle aimait aussi ma précédente série, fondée sur l'idée de portraits et d'autoportraits “imaginaires”, dans lesquels, à la manière des autobiographes, nous construisons les fictions rassurantes que nous aimerions voir les autres croire à notre sujet.Ainsi, au cours de la dernière année avant sa mort, elle m'a confié ses pensées et ses idées pour ce portrait : des histoires de vie faites de forces et de faiblesses, de héros et de méchants, de désirs et de rêves.Une grande partie des débuts de ce travail est présentée ici, à la galerie Pretty Portal.Colleen m'a trouvé et m'a sauvé ; elle m'a protégé du monde, et souvent de moi-même.Elle sera toujours mon capitaine, ma boussole et mon navire. Elle me manquera à jamais à mes côtés dans ce voyage insensé. »— Guy DenningNous sommes profondément honorés d'accueillir cette exposition et de présenter ces œuvres, des peintures à l'acrylique et à l'huile sur toile ainsi que des dessins au fusain et à la craie, dans ce contexte particulièrement personnel et chargé de sens.

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FAKE & L.E.T.  "THE ART OF PROTEST"

Le pochoir a toujours été profondément ancré dans la contestation. Cette technique n'est pas née dans les ateliers, mais dans la rue : une arme faite de mots et d'images, à des époques où dire la vérité était dangereux. Dans les années 1960 et 1970, militant·es et artistes utilisaient le pochoir pour diffuser des messages politiques rapidement et efficacement : contre la guerre, pour la liberté, pour l'égalité. Les murs devenaient les journaux du peuple, et la bombe aérosol, la presse à imprimer de la résistance.Dans les années 1980, l'art du pochoir a pris une nouvelle dimension avec des artistes comme Blek le Rat à Paris, puis Banksy à Londres. Leurs œuvres ont montré que la contestation n'a pas toujours besoin d'être bruyante. Elle peut aussi murmurer, avec humour, ironie et précision esthétique.The Art of Protest prolonge cette tradition à travers les œuvres de FAKE et L.E.T. Tous deux utilisent le pochoir pour interroger le pouvoir, briser le conformisme et inciter à la réflexion. Leur langage visuel est puissant, riche en strates et inévitablement politique, un rappel que l'art véritable ose encore déranger.Le pochoir reste ce qu'il a toujours été : la voix de celles et ceux qui veulent être entendus.

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SKIO "Mensch & Form"

Sous le titre Mensch & Form (L'humain et la forme), l'exposition explore la tension entre la figure humaine et l'urbanité construite. SKIO instaure un dialogue subtil entre une figuration chargée d'émotion et une abstraction géométrique épurée.Inspirées par l'esprit du Bauhaus tout en étant résolument ancrées dans le présent, ses œuvres allient douceur et structure, intimité et rigueur architecturale. Des fragments de visages et de corps s'insèrent dans des compositions stylisées. Souvent, le regard est absent, et ce choix est délibéré. Ce vide invite à la projection et soulève des questions : à quel point sommes-nous visibles dans l'anonymat de la ville ? Quelle place reste-t-il à l'individu dans l'espace urbain ?Avec son langage visuel graphique et surréaliste, SKIO interroge notre rapport à la ville : la présence physique, les refuges émotionnels et la perception intérieure. L'exposition est une réflexion silencieuse et poétique sur la condition humaine moderne, entre retrait et visibilité, structure et fragilité.À propos de l'artisteSKIO a débuté son parcours artistique en 1993 sur la Côte d'Azur. Après avoir commencé par le lettrage propre au graffiti, il s'est tourné vers des univers plus figuratifs et romantiques. À l'issue de ses études de design graphique à Manchester et de design d'objet à l'Institut européen de design de Toulon, il a développé un langage visuel singulier qui associe géométrie, réalisme et explorations symboliques du regard.Influencé par le Bauhaus et le surréalisme, SKIO a forgé une esthétique raffinée et sensible, dans laquelle chaque œuvre questionne notre présence dans l'espace urbain. Ses peintures mêlent fragments anatomiques, architectures stylisées et textures contemporaines, en suspens entre abstraction et figuration. SKIO maîtrise diverses techniques (bombe aérosol, pinceau et marqueterie) et utilise des outils numériques lors de la phase de conception. Il travaille sur des supports variés : peintures murales, toiles et installations. Depuis vingt ans, ses œuvres sont exposées à l'international, dans des villes comme Paris, New York, Mexico, Sarajevo, Düsseldorf et Mumbai.

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Alexis "Bust" Stephens – Couples

Les œuvres d'Alexis « Bust » Stephens fascinent. L'énergie qu'elles renferment est perceptible par chaque spectateur. Grâce à une technique picturale dynamique et performative, il saisit l'instant, la force du moment.Danse et peintureSon sujet, c'est la danse. Très tôt, Alexis « Bust » Stephens s'est produit comme danseur au sein de formations hip-hop et breakdance sur des scènes internationales. Parallèlement, il a trouvé sa place en tant que peintre dans la scène urban art parisienne. Ces deux formes d'expression, la danse et la peinture, fusionnent aujourd'hui de manière unique dans son œuvre.Couples en mouvementOn danse parfois seul, mais souvent à deux : un dialogue à travers le mouvement partagé. Mener et se laisser mener. Dominer et s'abandonner. Un échange d'émotion et de tension. Dans sa nouvelle exposition à la galerie Pretty Portal, Alexis présente avant tout des couples de danseurs. Ses toiles montrent des corps dynamiques, en suspension ou en rotation, saisis dans un style inspiré par l'énergie de l'expressionnisme abstrait. Mouvement, rythme et expression corporelle deviennent chez lui un langage visuel gestuel et vibrant, plein d'intensité et de vie.Au muséeLes œuvres d'Alexis sont actuellement présentées dans une grande exposition personnelle à la Städtische Galerie de Bietigheim-Bissingen. Elles ont récemment été exposées à l'Espace Saint-Pierre des Minimes, une église transformée en musée à Compiègne. Elles sont également visibles au Musée Olympique de Lausanne.Exposition à Düsseldorf du 25 avril au 6 juin 2025Vernissage vendredi 25 avril 2025, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Le graffiti recouvre la ville de messages aux multiples strates. Il se dépose sur les murs, puis il est recouvert de collages, estompé, complété ou repeint. Tels des sédiments du temps, ces strates racontent des voix qui veulent être entendues : tantôt fortes et directes, tantôt enfouies sous de nouvelles couches.Structures et stratesLa ville devient une toile faite d'innombrables textures : béton, métal, peinture érodée. Les armoires électriques et boîtiers de distribution deviennent les supports de messages spontanés et servent à échanger des informations qui se révèlent au détour d'un passage. Là où l'infrastructure officielle et les formes d'expression informelles se superposent naît une texture nouvelle et polyphonique.En passantQui parcourt les rues avec attention découvre ces strates : stickers qui s'écaillent, lettrages qui transparaissent, traces d'interventions passées. L'exposition STROM 2 rend visibles ces instants fugaces et montre comment les textures urbaines sont sans cesse renégociées par le graffiti. Oliver Räke conçoit l'exposition comme un terrain de jeu, un espace de résonance, une structure vivante en perpétuelle mutation. Sont présentés des collages, des peintures et des sérigraphies uniques.L'artisteSous le pseudonyme MAGIC, Oliver Räke laisse dès le début des années 1980 ses premières traces dans l'espace urbain de Düsseldorf. Il se lie rapidement avec d'autres pionniers de la scène, comme Loomit et How & Nosm. À leurs côtés, il marque de son empreinte le paysage du graffiti en Allemagne et dans les pays voisins tout au long des années 1980 et 1990. Depuis, il explore les zones de rencontre entre l'environnement urbain et le white cube. Figure légendaire de la scène graffiti internationale, Oliver Räke associe aujourd'hui le tag aux idées du graphisme moderne et aux concepts de l'art contemporain. Il compte parmi les premiers représentants du post-graffiti.Oliver « MAGIC » Räke – STROM 2Exposition du 14 mars au 11 avril 2025Vernissage vendredi 14 mars 2025, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Guy Denning - Vermibus- Tipping Point - Ausstellung in Duesseldorf

La notion de tipping point, ou point de basculement, nous est de plus en plus familière au quotidien. Elle est le plus souvent employée pour évoquer les répercussions de l'activité humaine sur la nature et le climat. Le terme revient aussi régulièrement dans les débats sur l'évolution du vivre-ensemble ou sur la dérive du climat politique vers les extrêmes. Les points de basculement sont décrits comme des seuils au-delà desquels les changements deviennent irréversibles et radicaux. On les retrouve également dans l'art : des états à partir desquels une œuvre change profondément de sens ou d'apparence.VERMIBUSVermibus travaille des photographies à l'aide de solvants. Il en modifie ainsi l'esthétique et, par conséquent, la manière dont elles sont perçues. Une fois amorcé, le processus chimique doit être soigneusement dosé, puis interrompu au moment précis pour obtenir le résultat souhaité. L'artiste espagnol est actif depuis de nombreuses années en tant qu'adbuster. En protestation contre l'idéal de beauté prôné par la publicité, perverti jusqu'à la perfection et qui ne conçoit le bonheur que comme le fruit d'une apparence supposée, il décroche des affiches publicitaires, en détourne les motifs dans son atelier, puis les replace exactement au même endroit. Aujourd'hui, VERMIBUS réalise ses propres photographies, les soumet au même procédé et explore les seuils à partir desquels les images changent fondamentalement d'esthétique et de propos.GUY DENNINGNotre vie émotionnelle connaît elle aussi des points de basculement : des moments où une humeur transforme soudain complètement une situation. Avant même que l'on ait pleinement conscience d'un sentiment qui s'intensifie, celui-ci se lit souvent déjà sur le visage et dans la posture. L'artiste anglais Guy Denning recherche ces expressions et en fait le sujet de ses œuvres. Grâce à une technique picturale très expressive qui lui est propre, il saisit les émotions de ses protagonistes et les fait émerger, parfois en quelques traits incisifs. Ses œuvres associent pratiques picturales traditionnelles et contemporaines : il utilise le fusain et la craie, la peinture à l'huile, mais aussi la peinture en aérosol. Des textes d'inspiration punk, intégrés en collage ou au pochoir, y ajoutent une dimension narrative supplémentaire. Son langage visuel et son esthétique, mêlés au récit politique qui traverse l'ensemble de son œuvre, confèrent à ses travaux une force singulière.Exposition : du 15 novembre 2024 au 17 janvier 2025Vernissage : jeudi 15 novembre, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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En guise de petit intermède, nous présentons une exposition de la photographe américaine Sheila Rock, invitée à Düsseldorf à l'occasion de l'Electri_City Conference. Elle est surtout connue pour ses portraits de musiciens tels que Debbie Harry (Blondie), The Clash, Visage et Billy Idol. L'exposition est visible du 24 octobre au 2 novembre.À propos de la photographeNée aux États-Unis, Sheila Rock s'installe à Londres en 1970. Sa carrière de photographe débute en 1980 avec le magazine THE FACE. Elle expose régulièrement à Londres et à l'international. Son travail de portraitiste couvre un large éventail de stars de la musique et du divertissement, et ses photographies ont été publiées dans des titres allant de Vogue au Sunday Times. Une partie de son œuvre figure dans la collection permanente de la National Portrait Gallery de Londres.Sheila Rock a été mariée au photographe Mick Rock, disparu en 2021, célèbre pour ses images de David Bowie, Lou Reed, Queen et Syd Barrett.Sheila Rock – PhotographyExposition du 24 octobre au 2 novembre 2024Vernissage jeudi 24 octobre 2024, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Déjà, les Grecs de l'Antiquité consultaient des oracles lorsqu'ils devaient prendre des décisions importantes ou que des changements s'annonçaient dans leur vie. À l'époque, il fallait plonger des prêtresses en transe, et l'oracle n'était accessible qu'aux membres de la haute société. Ses réponses se prêtaient à de multiples interprétations et invitaient à la réflexion. La consultation des oracles se retrouve dans toutes les cultures et perdure jusqu'à aujourd'hui.Le tarotLe tarot apparaît au XVe siècle en Italie sous la forme d'un jeu de cartes. À partir du XVIIIe siècle, notamment en France, il est utilisé à des fins divinatoires, psychologiques et ésotériques. Il connaît aujourd'hui encore une grande popularité et sert à interroger sa situation personnelle ou les décisions à venir. À une époque qui pourrait difficilement être plus complexe et qui nous confronte à de profonds changements dans notre quotidien, beaucoup aspirent à un signe mystique leur permettant de réajuster leur regard sur l'avenir.L'interprétation des arcanes par ARDIFL'artiste urbain français ARDIF s'est penché sur le thème de l'oracle et a conçu un tarot qui lui est propre. Il a transposé les 22 arcanes majeurs dans son langage illustratif inimitable, donnant naissance à l'« Oracle of Mechanimals ». L'œuvre d'ARDIF se distingue par sa force conceptuelle et par son talent de dessinateur, qui s'exprime pleinement dans des illustrations foisonnantes de détails. Ses œuvres séduisent amateurs d'art et collectionneurs du monde entier. Les 22 dessins de l'« Oracle of Mechanimals » sont présentés à la galerie Pretty Portal à partir du 26 avril.ARDIF – « Oracle of Mechanimals »Exposition : du 26 avril au 31 mai 2024Vernissage : vendredi 26 avril 2024, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Une énigme est plus qu'une question ouverte. C'est une invitation à regarder de plus près, à percevoir des liens et à déchiffrer du sens. C'est précisément cette invitation que lancent les œuvres de REMED et SAM3. Avec l'exposition en duo ENIGMA, nous réunissons ces deux artistes, qui font depuis longtemps partie du programme de la galerie, et présentons leurs nouvelles œuvres.Deux pionniersREMED et SAM3 comptent parmi les premiers représentants de l'urban art, un mouvement encore jeune aujourd'hui. Leurs œuvres ont déjà été commentées dans MODART, et une peinture murale de SAM3 apparaît dans le film de Banksy Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop). Les deux artistes se connaissent et s'apprécient depuis de nombreuses années.1 + 1 = 3Pour ENIGMA, ils ont peint ensemble plusieurs œuvres et exploré l'intersection de leurs univers artistiques. Il en résulte trois toiles dans lesquelles leurs deux langages visuels se rejoignent de manière remarquable pour donner naissance à quelque chose d'entièrement nouveau. Cet ensemble est accompagné d'une série d'esquisses qui offrent un aperçu de leur processus de travail commun. Les deux artistes présentent en outre des œuvres personnelles.Forme et couleurREMED et SAM3 partagent un langage formel clair et épuré, mais utilisent la couleur de façon très différente. SAM3 travaille de manière très réduite et contrastée, principalement en noir et blanc. Les œuvres de REMED sont au contraire très colorées. Il renonce généralement à mélanger les couleurs et juxtapose des aplats. Ces contrastes au sein du spectre chromatique confèrent à ses œuvres une luminosité particulière.Familier et mystérieuxLes visiteurs découvriront des œuvres à l'allure intemporelle, qui explorent des concepts philosophiques et puisent dans les motifs et symboles de l'Antiquité classique. Elles paraissent ainsi à la fois familières et mystérieuses, et invitent à la réflexion.REMED & SAM3 – « ENIGMA »Exposition du 17 novembre 2023 au 25 janvier 2024Vernissage vendredi 17 novembre 2023, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Les apparences sont trompeuses. Nous le savons tous, et pourtant nous nous laissons sans cesse séduire par les belles apparences. L'exposition Looks are deceiving réunit quatre artistes dont les portraits interrogent la beauté, l'esthétique et la manière dont elles sont perçues dans notre société.L'illusion du beauÀ une époque où des millions de nouvelles images circulent chaque heure sur Internet et les réseaux sociaux, ce n'est guère surprenant. Nous savons comment les images sont manipulées et que même les vidéos peuvent aujourd'hui être modifiées en temps réel grâce à des filtres. Elles influencent pourtant notre regard sur la réalité. Depuis peu, l'intelligence artificielle génère des images d'un réalisme saisissant, et ce jeu de dupes atteint ainsi un nouveau niveau.Jouer avec la perceptionLes œuvres de cette exposition sont authentiques. Elles n'ont pas été générées par un ordinateur à partir de quelques lignes de texte, mais peintes à la main. Et pourtant, elles jouent avec notre perception. Les portraits, parfois d'apparence photoréaliste, sont par endroits floutés, déformés et recouverts d'éléments géométriques. Des palettes artificielles, souvent monochromes, créent une visualité proche de l'imagerie numérique hyperréaliste. C'est là que réside l'attrait particulier de ces œuvres : elles nous invitent à nous attarder et à nous plonger dans l'illusion du beau.Ben SlowBen Slow utilise différents matériaux pour ses portraits, le plus souvent monochromes. Ses œuvres, d'une forte intensité dramatique, oscillent entre abstraction et figuration. Il puise son inspiration dans la vie trépidante des quartiers de Londres, avec leur mélange électrisant de cultures, ainsi que dans les personnages hauts en couleur qu'il rencontre lors de ses voyages..EPODLe travail de .EPOD est fortement influencé par le graffiti, l'art conceptuel et les beaux-arts. De la fusion de ces trois influences naît une signature singulière, immédiatement reconnaissable. Dans ses œuvres, .EPOD associe notre vision du futur au vintage, la mode à la technologie et la réalité à l'étrangeté.Fin DACAu fil des années, Fin DAC a développé un langage visuel inimitable qu'il nomme « Urban Aesthetics ». Il est connu pour ses représentations de femmes eurasiennes. Ses œuvres interrogent l'émancipation et l'autonomisation des femmes, les stéréotypes sexuels ainsi que les regards marqués par l'héritage colonial.SKIOSKIO observe un quotidien de plus en plus virtuel, sous l'emprise croissante des réseaux sociaux. Dans ses peintures, il explore l'uniformité que notre société impose aux individus ainsi que les exigences de beauté. Inspiré par le Bauhaus et le surréalisme, il recherche un équilibre entre complexité et minimalisme et expérimente avec la géométrie, l'anatomie et la couleur.« Looks are deceiving »Exposition du 23 juin au 5 aoûtVernissage vendredi 23 juin, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Cutting Edge - Ausstellung in Düsseldorf

À partir du 5 mai, nous présentons l'exposition Cutting Edge, avec des œuvres de Marc C. Woehr et Théo Lopez. Nous faisons ainsi découvrir deux autres artistes ayant participé l'an dernier au Pretty Wall Project à Düsseldorf. Tous deux s'inscrivent dans le champ de l'abstraction graphique. Le titre Cutting Edge fait référence d'une part au processus artistique, d'autre part à l'évolution constante avec laquelle Marc C. Woehr comme Théo Lopez réinterprètent le graffiti et l'entremêlent aux idées de l'art informel, du Bauhaus, de Dada et de l'expressionnisme abstrait.La rue comme plus petite unité, l'architecture et la ville comme grande structureMarc C. Woehr a commencé sa pratique artistique dans la rue il y a plus de vingt ans. La rue comme plus petite unité, l'architecture et la ville comme grande structure, comme matrice, ne l'ont plus quitté depuis. Il les a pénétrées et explorées dans toutes les directions. Le résultat est remarquable : ses reliefs en bois et ses papiers découpés sont devenus sa véritable signature. De sa confrontation avec l'art du début du XXe siècle sont nées des œuvres fraîches et résolument contemporaines, qui ne laissent en rien deviner que l'artiste a commencé sa carrière non pas avec un pinceau ou un crayon, mais une bombe aérosol à la main.Wild style, Dada & expressionnisme abstraitDans les toiles de Théo Lopez, les lignes glissent sur la surface. Elles suivent des formes libres imaginaires, ondulent dans un rythme harmonieux et empruntent des trajectoires droites pour soudain changer de direction. Elles dessinent ainsi des formes qui rappellent le graffiti wild style et puisent leur inspiration dans le dadaïsme et le surréalisme. Interrogé sur ses autres influences, l'artiste cite les constructivistes russes et l'expressionnisme abstrait américain. Il réunit tous ces courants dans des œuvres qui s'inscrivent dans le mouvement contemporain du graffuturisme. Outre un langage formel très expressif, on remarque sa maîtrise de la lumière et de l'ombre ainsi que l'emploi de couleurs vives, qui confèrent à ses œuvres une formidable vitalité.Théo Lopez compte parmi les talents singuliers de la scène urban contemporary française. Né en 1989 en banlieue parisienne, il y vit et y travaille toujours. Dès 2008, il est invité par le collectif 9ème Concept, avec lequel il réalise plusieurs projets d'envergure à l'international. Depuis, il affine son expression et son langage visuel, évoluant toujours davantage du figuratif vers l'abstrait, de l'effet vers l'essentiel. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions et publications. Certaines font partie de la collection de Nicolas Laugero Lasserre et sont exposées au musée Art 42 à Paris.Marc C. Woehr & Théo Lopez « Cutting Edge »Exposition : du 5 mai au 16 juin 2023Vernissage : vendredi 5 mai 2023, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Ausstellung in Düsseldorf Alexis Bust Stephens

Dans le street dance, « bust a move » signifie lâcher un move : un moment chargé d'énergie et de tension, qui allie la précision du geste à une concentration absolue sur l'arc du mouvement et la dynamique du corps. C'est précisément ce moment qu'Alexis « Bust » Stephens saisit dans ses peintures et ses dessins. Bust a move est sa première exposition personnelle à la galerie Pretty Portal.Une ascension fulguranteNous l'avions déjà présenté en 2021 lors d'une exposition en duo avec Guy Denning. Depuis, sa carrière artistique a pris un essor fulgurant. Alexis a été sélectionné par le Comité international olympique pour peindre les nouvelles disciplines olympiques pour le Musée Olympique de Lausanne, où ses œuvres sont aujourd'hui exposées. Découvrez la vidéo making-of du projet. Peu avant, il avait été invité par Hera (Herakut) à participer à un projet artistique dont elle assurait le commissariat à Bayreuth. Au cours des deux dernières années, Alexis a réalisé des peintures murales lors de nombreux événements artistiques, notamment dans le cadre du projet Pretty Wall Bilk à Düsseldorf. Nous sommes impatients de découvrir ce que l'avenir lui réserve.Le corps comme une ondeAu cœur de la démarche d'Alexis « Bust » Stephens se trouve son amour de l'expression corporelle, du mouvement et du geste. Il aime imaginer le corps comme le résultat d'ondes organisées : « Nous ne sommes pas faits de grand-chose, et pourtant tout pulse en nous. » Inspiré par l'expressionnisme abstrait et le graffiti, il transpose dans ses œuvres le mouvement et l'énergie qu'il ressent. Alexis vit et respire l'idée du grand geste et de l'expressionnisme abstrait. Dans son processus créatif, il allie technique picturale et instinct. Sa ligne vivante reflète des ondes et des fréquences, avec lesquelles il crée un cycle de rythme et de couleur. Nés du geste et de l'expression, ses coups de pinceau paraissent d'abord abstraits, presque chaotiques. Plus l'œuvre avance, plus ils donnent forme à ses protagonistes dansants.Une totale liberté d'expression dans l'espace publicAlexis « Bust » Stephens est né en 1983 à Paris, d'une mère française et d'un père jamaïcain. Très tôt, il découvre son talent pour la danse et la peinture et entame son parcours artistique au sein de la culture urbaine. Ses performances de hip-hop et de breakdance attirent rapidement l'attention, et il est invité avec différents crews à des battles et des jams dans toute l'Europe. Mais c'est dans l'espace public, qui lui offre une totale liberté d'expression, qu'il préfère laisser son empreinte.En expérimentant différentes techniques picturales, il se rapproche rapidement de l'importante scène street art et graffiti parisienne. Dès le départ, il est déterminé à réunir danse et peinture dans son style, ses motifs et ses performances. C'est de cette période que date son alias « Bust the Drip », qui associe l'expression de danse « to bust a move » aux « drips », ces coulures de peinture fréquentes dans sa manière de peindre. Il est bientôt invité à des festivals et projets artistiques et expose dans plusieurs galeries françaises. Grâce à des parutions dans la presse, des passages à la télévision et ses œuvres au Musée Olympique de Lausanne, il compte aujourd'hui parmi les artistes émergents les plus passionnants de l'urban art français.Alexis « Bust » Stephens – « Bust a move »Exposition du 17 mars au 28 avrilVernissage vendredi 17 mars, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Stencils Only, feat. AKE, Guy Dennning, Jana&JS, kurznachzehn, L.E.T., Monkeybird, Otto Schade seileise

Nomen est omen : STENCILS ONLY réunit des artistes pour qui le travail au pochoir occupe une place centrale.Une technique chargée d'histoireLe pochoir compte parmi les plus anciennes techniques de création d'images, et en même temps parmi les plus marquantes de l'urban art. Au début des années 1980, Blek le Rat l'a fait descendre dans les rues de Paris et en a fait une forme d'expression artistique à part entière. Plus tard, le légendaire Banksy lui a offert une popularité mondiale. Aujourd'hui, de nombreux artistes passionnants travaillent au pochoir, investissent la rue avec leurs interventions et créent des œuvres dans l'espace public.Précision et immédiatetéL'attrait de cette technique réside dans un paradoxe. La découpe du pochoir est un processus lent et minutieux, qui demande souvent de nombreuses heures et plusieurs couches. La pulvérisation, en revanche, ne prend que quelques secondes. Le pochoir allie ainsi le soin de l'artisan à la rapidité de la rue. Chaque œuvre est reproductible et reste pourtant unique, car le support, l'application de la peinture et l'environnement transforment l'image à chaque fois.Huit positionsPour cette édition de STENCILS ONLY, nous présentons de nouvelles œuvres de huit positions artistiques qui montrent toute la diversité de cette technique : de la critique sociale acérée aux instantanés poétiques, jusqu'aux univers visuels chargés de symboles.FAKE Le Néerlandais FAKE est considéré comme le pochoiriste le plus connu d'Amsterdam, dans la rue comme sur toile. Ses œuvres aux couleurs vives s'emparent des icônes du quotidien et de la culture pop, avec une pointe de provocation et toujours une bonne dose d'humour et d'ironie. Parmi ses œuvres les plus célèbres figure « Super Nurse », une œuvre primée rendant hommage au personnel soignant pendant la pandémie de Covid-19.Guy Denning Le Britannique Guy Denning associe une facture picturale traditionnelle à un élément contemporain d'inspiration punk : des textes collés ou réalisés au pochoir, qui ajoutent à ses figures un niveau de lecture supplémentaire, souvent politique. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celle du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.Jana & JS Le duo austro-français peint ensemble depuis 2006 et est connu pour ses pochoirs polychromes réalisés à partir de ses propres photographies. Jana & JS associent portraits, paysages urbains et architecture, et choisissent délibérément des matériaux anciens qui évoquent le passage du temps. Après plusieurs années à Madrid et à Paris, ils vivent aujourd'hui à Salzbourg.kurznachzehn L'artiste allemande kurznachzehn a trouvé sa technique en 2011, à partir de photos de famille nostalgiques des années 1950. Elle bombe d'abord ses pochoirs multicouches sur papier, puis les colle dans l'espace urbain. Pour ses œuvres de galerie, elle travaille aussi sur panneaux de bois et sur métal de récupération.L.E.T. Derrière ces initiales se cachent « Les Enfants Terribles ». Originaire de France, l'artiste est actif dans la rue depuis 1992 et marque le paysage urbain de sa ville d'adoption, Düsseldorf, ce qui fait de lui l'un des street artists de la première heure. Il associe ses personnages, le plus souvent en noir et blanc, à des messages aussi charmants que provocateurs, qui dévoilent avec malice les travers de notre société de consommation et de divertissement.Monkeybird Le duo bordelais, composé de Temor (« Monkey ») et Blow (« Bird »), travaille ensemble depuis 2012. Leurs pochoirs, entièrement découpés à la main, représentent des architectures métaphysiques inspirées par la géométrie, la mécanique, la cosmologie et l'astronomie. Le singe et l'oiseau incarnent les deux faces de l'être humain : le réaliste et le rêveur.Otto Schade Né au Chili, l'artiste également connu sous le nom d'« Osch » a débuté sa carrière comme architecte et sculpteur urbain. Installé à Londres depuis 2006, il y a développé, à partir de sa compréhension architecturale de l'espace, son style « ribbon » caractéristique. Ces rubans entrelacés façonnent ses motifs et leur confèrent une présence presque sculpturale.seiLeise Derrière seiLeise se cache l'artiste colonais Tim Ossege, qui commente les évolutions de la société et l'actualité mondiale au moyen du pochoir et d'autres techniques de l'urban art. Ses motifs incisifs invitent à la réflexion sans jamais faire la morale. Il est également considéré comme un pionnier du reverse graffiti : à l'aide d'un pochoir et d'une sableuse, il fait apparaître ses motifs en nettoyant des murs encrassés.« STENCILS ONLY »Exposition du 2 décembre 2022 au 10 février 2023Vernissage vendredi 2 décembre 2022, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Pretty Wall Bilk

Là où l'on pressait autrefois le pas, on s'arrête aujourd'hui pour regarder. Depuis août 2022, Düsseldorf compte un nouveau temps fort culturel : Pretty Wall Bilk. Dans le passage souterrain de la gare S-Bahn de Bilk, dix artistes urbains présentent leurs œuvres. Ce lieu inhospitalier, que chacun cherchait à traverser le plus vite possible, est devenu une galerie dans l'espace public.Une galerie au fil des pasCe nouveau musée à ciel ouvert présente un large éventail de positions urbaines contemporaines : œuvres figuratives et abstraites, du graffiti au street art, jusqu'à l'urban art et au graffuturisme. Aujourd'hui, les passants s'arrêtent sur le chemin du travail ou des courses pour prendre le temps d'apprécier l'art.Cinq ans jusqu'au premier coup de pinceauNous avons eu l'idée d'une galerie dans ce passage souterrain dès 2017. Mais les bonnes choses prennent du temps, et il a fallu cinq années supplémentaires pour la concrétiser. Obstacles bureaucratiques, autorisations pour peindre les murs et les piliers, recherche de financements et bien d'autres tâches moins passionnantes : tout cela devait être surmonté avant que le projet puisse enfin voir le jour en 2022. Avant même que le premier coup de pinceau ne touche le mur, l'idée du projet a été récompensée par le prix Urbanana de Tourismus NRW.Du mur à la galeriePour THE PRETTY WALL SHOW, nous avons invité tous les artistes ayant participé au projet à présenter leurs dernières œuvres d'atelier. À l'image des œuvres du passage souterrain, la sélection présentée à la galerie offre un excellent aperçu de la diversité de l'urban art contemporain. Sont présentés des peintures, des installations mixed media et des dessins.« THE PRETTY WALL SHOW »Exposition du 14 octobre au 25 novembre 2022Vernissage vendredi 14 octobre 2022, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Chazme & Pavel Ryzko "COPYPASTE"

Copier, coller : deux commandes que nous utilisons chaque jour, presque sans y penser. Elles évoquent l'emprunt, la répétition et le fragment. Dans CopyPaste, elles prennent un sens nouveau. Ici, deux artistes ne se contentent pas de s'emprunter des éléments : ils font véritablement dialoguer leurs langages visuels et créent ainsi quelque chose d'entièrement nouveau.Deux langages visuelsInspirés par le brutalisme et le constructivisme, les labyrinthes urbains caractéristiques du langage visuel de CHAZME sont une métaphore de l'environnement urbain de l'homme moderne. Paweł Ryżko s'inscrit dans la tradition de l'affiche d'Europe de l'Est.L'expériencePour CopyPaste, CHAZME et Paweł Ryżko ont créé ensemble une série d'œuvres associant collage, sérigraphie, pochoir et peinture. Pour cela, tous deux ont dû sortir de leur espace conceptuel familier et se confronter de multiples façons à la conception de la couleur, de l'espace et de la composition de l'autre, sans renoncer à leur propre style. Afin de donner un cadre à l'expérience, ils se sont accordés sur une contrainte formelle précise. Il en résulte une série d'œuvres au format 20 × 20 cm.Une tension nouvelleOn y reconnaît clairement les éléments caractéristiques de chacun des deux artistes. Mais de la rencontre de leurs langages visuels naît en outre une tension nouvelle et singulière, qui nous fait découvrir les motifs familiers de CHAZME et de Ryżko sous un angle inattendu. Sont présentés des collages et des peintures.CHAZMEDaniel Kaliński, alias CHAZME, est connu pour ses représentations d'architectures surréalistes, imbriquées et complexes. Il a débuté son parcours artistique par la peinture figurative au sein de la scène graffiti de Varsovie. Depuis, son langage visuel a évolué vers une abstraction formelle et graphique. Dans ses œuvres, il associe la mythologie classique à l'expérience urbaine contemporaine : le brutalisme rencontre la poésie. Né en Suisse, l'artiste polonais a étudié l'architecture et l'urbanisme à Varsovie. Muraliste de renommée internationale, il a également présenté son travail dans de nombreuses expositions à travers l'Europe.Paweł RyżkoPaweł Ryżko (né en 1984) est diplômé de l'Académie des beaux-arts de Łódź. Son travail se réfère au constructivisme : il recourt à des motifs clairement structurés, des formes géométriques et des couleurs expressives, ponctués de temps à autre d'éléments typographiques. Son œuvre lui a notamment valu le prix de la Biennale polonaise de l'affiche et le Prix polonais du design graphique. Il est cofondateur du collectif international Void Projects (avec Alex Void) et du studio Kukugrafika, fondé avec Sainer d'Etam Cru. Porté par sa passion pour la typographie, l'estampe et la peinture murale, son travail trouve sa place aussi bien dans l'espace urbain qu'en galerie. Il a également conçu plusieurs pochettes d'albums, dont Hammersmith Odeon de Frank Zappa, publié en 2010 par le Zappa Family Trust.CHAZME & Paweł Ryżko – « CopyPaste »Exposition du 3 juin au 15 juilletVernissage 3 juin, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Mixed Reality Show in Düsseldorf

On appelle réalité mixte les environnements ou systèmes qui associent la perception naturelle d'une personne à une perception artificielle. Cela ressemble d'abord à de la science-fiction. Mais si l'on considère ce terme de manière moins technique, on constate rapidement à quel point nous vivons déjà avec des réalités mêlées. Les médias, l'immense flux d'informations disponible sur Internet et, bien sûr, les réseaux sociaux mettent presque quotidiennement à l'épreuve notre idée de ce qui est réel.Rien n'est ce qu'il paraîtL'exposition Mixed Reality réunit trois artistes qui explorent ces réalités mêlées et interrogent la beauté, l'esthétique et la manière dont elles sont perçues dans notre société. Fin DAC, présent dans notre programme depuis 2012, dévoile de nouvelles œuvres. Nous avons également le plaisir de présenter pour la première fois à la galerie SKIO et Vermibus, deux autres positions passionnantes.Dans ses collages, Fin DAC montre des protagonistes littéralement « déchirées » et recompose différentes versions d'une image apparemment identique. Il remet ainsi en question les stéréotypes sexuels et les regards marqués par l'héritage colonial. SKIO observe un quotidien de plus en plus virtuel, sous l'emprise croissante des réseaux sociaux. Dans ses peintures, il explore l'uniformité que notre société impose aux individus et les exigences de beauté imposées en particulier aux femmes. Vermibus s'intéresse lui aussi aux idéaux de beauté façonnés par la société et les médias. Il rend leur humanité à ses modèles préalablement dépersonnalisés en les dissolvant au sens propre du terme, et livre ainsi une critique acérée de l'industrie de la publicité et de la mode.Sont présentés des collages, des peintures et des photographies retravaillées de manière analogique.Fin DACAu fil d'une carrière d'artiste urbain en pleine ascension, l'Irlandais Fin DAC a perfectionné un langage visuel très singulier, qui réunit des éléments de l'art contemporain et de l'urban art. Il le nomme « Urban Aesthetics ». Autodidacte et non-conformiste, il puise ses influences aussi bien dans les romans graphiques sombres que dans les œuvres de Francis Bacon et d'Aubrey Beardsley. En un peu plus d'une décennie, ce style lui a valu une carrière remarquablement réussie : ses originaux comme ses éditions sont aujourd'hui très recherchés, et il compte des collectionneurs fidèles dans le monde entier.Dans ses œuvres, Fin DAC aborde l'émancipation et l'autonomisation des femmes, ainsi que la réorientation du regard masculin, marqué par le colonialisme, porté sur les femmes d'autres cultures. Il peint le plus souvent des femmes eurasiennes, qu'il met en scène dans des tenues traditionnelles et cérémonielles. Son intérêt n'a pourtant rien de superficiel ni d'irréfléchi. Fin DAC reformule les stéréotypes de genre et les stéréotypes culturels qui entourent ces femmes, et construit un récit qui célèbre leur sensualité avec sensibilité plutôt que par appropriation.Dans ses peintures murales, les femmes sont souvent grandes et imposantes. Elles affirment leur maîtrise de l'environnement urbain tout en restant féminines, aux traits classiquement délicats : puissantes et vulnérables, esthétiques et intellectuelles, physiques et émotionnelles. Bien que ses fresques soient présentes dans le monde entier, Fin DAC reste un outsider de la scène street art, qui préfère tracer sa propre voie à travers des projets personnels.SKIODans sa nouvelle série Human in the City, SKIO interroge la condition de l'être humain dans un monde moderne marqué par un anonymat oppressant. On dit que les yeux sont le miroir de l'âme. SKIO les omet délibérément dans ses tableaux et renforce ainsi le sentiment d'anonymat. L'absence de regard ouvre au spectateur un espace dans lequel il ne peut se soustraire à la tension qui habite les images.SKIO place ses figures dans des architectures d'inspiration surréaliste et interroge ainsi notre place dans l'environnement urbain. Il joue avec l'esthétique et les concepts des mondes virtuels. Certains de ses protagonistes semblent porter des casques de réalité virtuelle et renvoient à la dimension virtuelle croissante de nos vies.SKIO a peint ses premières fresques en 1993 dans la région de Nice. Après une période d'expérimentation avec la typographie et le graffiti, il s'est rapidement tourné vers des univers plus figuratifs, d'abord inspirés par la culture pop et la télévision. Aujourd'hui, il associe formes géométriques et architecturales à des portraits aux allures de sculptures. Inspiré par le Bauhaus et le surréalisme, il recherche un équilibre entre complexité et minimalisme et expérimente avec la géométrie, l'anatomie et la couleur. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions et festivals à travers le monde, notamment à Paris, à Londres, au Mexique et à Shanghai. Ces dernières années, SKIO a connu une évolution remarquable qui a attiré l'attention de nombreux collectionneurs d'urban art.VermibusPeau lissée, cernes atténués, yeux agrandis et lèvres pulpeuses : le « photoshopping » du corps humain vers une prétendue perfection est depuis longtemps la norme dans la publicité. La beauté se pose en synonyme de réussite et de bonheur. Et bien que la plupart des gens reconnaissent que cette prémisse est fausse, elle reste socialement acceptée et suivie par une grande majorité. Sur les réseaux sociaux, les influenceurs reprennent ces concepts publicitaires et les diffusent auprès d'un large public qui a commencé à se présenter comme une marque ou un produit.Installé à Berlin, l'artiste et activiste Vermibus a développé un processus artistique unique, par lequel il interroge les idéaux de beauté contemporains. Il s'intéresse en particulier au glissement de l'identité individuelle vers le conformisme. Il a attiré l'attention en commençant à retirer des affiches publicitaires de l'espace public, à les transformer dans son atelier puis à les réinstaller dans la ville. L'espace public est essentiel au message de son œuvre.Vermibus est né en 1987 à Palma de Majorque, où il s'est très tôt rapproché de la scène graffiti locale. En 2003, il s'installe à Madrid, découvre de nouvelles techniques picturales et commence à déconstruire la publicité au pochoir. Peu après, il travaille comme illustrateur, puis comme photographe pour diverses agences de publicité. Fin 2010, il s'installe à Berlin et se passionne immédiatement pour sa scène street art foisonnante. Il lance peu après le projet Unveiling Beauty, documenté en 2015 par le photographe Mark Rigney et le cinéaste Xar Lee, qui porte son style à un nouveau niveau conceptuel. Le projet donne lieu à une série d'interventions publiques pendant les Fashion Weeks de New York, Londres, Milan et Paris. À travers ces interventions au cœur des « Big Four », Vermibus a cherché à confronter les cultes de la beauté là même où ils naissent. Depuis, ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions et publications. Son langage visuel singulier et sa démarche conceptuelle radicale lui ont valu une reconnaissance internationale et un cercle de collectionneurs sans cesse grandissant.Fin DAC, SKIO, Vermibus – « Mixed Reality »Exposition du 8 avril au 13 maiVernissage 8 avril, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Roman Klonek - Magic Box

Quand on ouvre une boîte magique, on ne sait jamais vraiment ce qui va en sortir. Près de trois ans après sa dernière exposition personnelle à la galerie Pretty Portal, Roman Klonek ouvre la sienne et en fait surgir un magnifique ensemble d'œuvres nouvelles.Mondes oniriquesLes images de Roman Klonek nous entraînent dans des univers enivrants et oniriques, où il raconte les histoires de créatures fabuleuses et de figures anthropomorphes. Ses récits nous transportent dans des paysages cotonneux et absurdes et suscitent sans cesse un joyeux étonnement. Des éléments de texte dans des écritures qui nous sont pour la plupart étrangères, que Roman appelle avec malice des « amplificateurs d'étrangeté », viennent compléter ses compositions.L'art de la gravure sur boisMais les univers de Roman ne sont pas seuls à sortir de l'ordinaire. Le procédé de gravure sur bois qu'il utilise pour réaliser ses œuvres se distingue lui aussi et invite à les regarder plus d'une fois.L'artisteNé en 1969 à Katowice, en Pologne, l'artiste a étudié la communication visuelle à la Fachhochschule de Düsseldorf au début des années 1990. Il a obtenu son diplôme auprès de Harald Fuchs avec une série de gravures sur bois qui a posé les bases de son évolution. Il se sent proche, en esprit, d'artistes tels que Fiodor Khitrouk, Zdeněk Miler, Yoshitomo Nara ou encore Takashi Murakami. Il a acquis de l'expérience non seulement dans le character design atypique, mais aussi en tant que fondateur de la galerie associative Revolver à Düsseldorf, professeur invité à Mayence et enseignant en estampe à la Fachhochschule de Wurtzbourg. De nombreuses expositions personnelles et collectives, en Allemagne et à l'étranger, gardent ses doigts au chaud pour le dessin et la taille dans son atelier de Düsseldorf.Perdu dans l'estampe Texte de Raiko OldenettelLes écrits restent. Roman Klonek le sait et aime prendre des notes. Que celles-ci ne soient pas faites de mots tient peut-être à sa façon de travailler. Son réservoir d'idées se compose d'esquisses, de petites variations de figures et de formes, d'abstractions issues du cartoon et de mondes parallèles. Ces notes ne regardent pas en arrière pour se souvenir : en perpétuelle transformation, elles sont tournées vers l'avenir. On pourrait donc dire : « Qui esquisse, devient. » Mais que fait exactement l'artiste de Düsseldorf lorsqu'il dessine chaque jour, réinvente l'ancien et élève finalement une petite partie choisie sur le piédestal du papier ?Une narration en formesKlonek est né en Pologne dans les années 1960 et y a passé sa petite enfance. Il a emporté en Allemagne les souvenirs de dessins animés en Super 8 qui crépitaient, et c'est là que les cartoons américains classiques, les films d'animation tchèques ainsi que les animes et mangas japonais ont façonné son style inimitable. Il a choisi d'étudier la communication visuelle et a très tôt ralenti, dans son esprit, l'image animée jusqu'à sa qualité d'estampe. L'arrêt sur image, terme récurrent dans le vocabulaire de ses connaisseurs et critiques, il le dégage des univers formels de son carnet. C'est peut-être précisément pour cela qu'il s'est tourné vers le plus lent des médiums, l'estampe, afin de radicaliser encore ce ralentissement.Klonek travaille la gravure sur bois, plus précisément la technique de la planche perdue. L'effort nécessaire pour que ses ensembles apparaissent au spectateur, colorés, épurés et vivants, est colossal. Contrairement à ses esquisses en perpétuel mouvement, il doit ici penser la réalisation à rebours, car dans la gravure à planche perdue, la matière disparaît sans retour. Il reporte d'abord le dessin préparatoire sur la planche. Puis, couche après couche, il évide les zones qui doivent conserver la couleur déjà imprimée. Seules les surfaces restées en relief reçoivent la couche suivante d'encre grasse et transmettent contours et aplats à la feuille. Ce processus se répétant pour chaque couleur, il doit non seulement penser en miroir, mais aussi ne perdre aucune forme de vue. Ce qui a été taillé ne peut être restauré ; les corrections sont quasi impossibles. Il en résulte de petits tirages, et grâce à d'infimes variations, chaque feuille est au fond une pièce unique : une prise de position à une époque où l'offset et les médias numériques dominent la communication visuelle et misent sur la reproductibilité.Approchez, approchez !Non seulement la technique, mais aussi les univers eux-mêmes en appellent au sentiment d'être perdu. Comme dans une douce ivresse, on y croise des animaux sauvages, des créatures hybrides anthropomorphes et des paysages impossibles. Avec des titres, des sous-titres et des bulles de bande dessinée, il mêle la perplexité à l'irréalité de ce que l'on voit, car les langues représentées sont illisibles pour la plupart des Européens. Le japonais et le russe l'ont particulièrement séduit au fil de ses voyages. Il appelle « amplificateurs d'étrangeté » ses inscriptions en kanji et en cyrillique : étranges parce qu'elles exigent une attention constante, amplificatrices parce qu'elles catalysent l'irritation. Leur dimension de signe souligne l'énergie inhérente aux créatures fabuleuses et aux super-méchants qui attirent le public par leurs couleurs vives et leur apparente innocence.Mais une fois devant une feuille comme « Naruto », qui de loin évoque une affiche de cinéma, lorsqu'on saisit ce que fait réellement la créature, mi-chauve-souris, un quart humain, un quart botte en caoutchouc, il n'est plus question de se sentir en sécurité. Les mutants formels et narratifs de Klonek ont des dents. Ils peuvent être gigantesques ou minuscules, rappeler des forces de la nature nées dans une boîte de Petri ou, comme dans « Naruto », avoir apporté leurs propres armes. Que beaucoup d'entre eux semblent occupés d'eux-mêmes ou de leur propre malheur n'est pas une raison de baisser la garde. C'est simplement le fruit d'un carnet de croquis dont les figures écartées n'en éveillent que davantage la curiosité.Roman Klonek "Magic Box"Exposition du 25 février au 1er avrilVernissage 25 février, 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Enter the circle | Graffuturism | urban abstract art

Lors d'une conversation avec un ami écrivain au sujet d'Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche, le célèbre dialogue entre Zarathoustra et le nain, qui traite du temps, de l'espace et de l'instant, est naturellement revenu sur la table : « Tout ce qui est droit ment, murmura le nain avec mépris. Toute vérité est courbe, le temps lui-même est un cercle. »La mère de toutes les formesLe cercle est souvent désigné comme la mère de toutes les formes : une forme parfaite et une structure fondamentale directement issue de la nature. Pourtant, la plupart des œuvres de l'art contemporain sont réalisées sur des formats rectangulaires. Le rectangle fixe une limite plus nette à l'image et forme une surface plus fermée. Le cercle, lui, n'a ni coins ni angles intérieurs ; on pourrait aussi dire qu'il possède une infinité de côtés. Un support circulaire représente donc pour de nombreux artistes un nouveau défi.Le défiDans Enter the Circle, dix positions de l'abstraction graphique et du graffuturisme relèvent précisément ce défi. Certains artistes utilisent régulièrement le cercle pour délimiter leurs œuvres, d'autres occasionnellement, et quelques-uns ont choisi un format rond pour la toute première fois à l'occasion de cette exposition.Dix langages visuelsDans leurs œuvres, ils explorent les idées et les concepts les plus divers. Ils puisent leur inspiration dans le travail de la couleur et de la forme, dans la nature, l'architecture et les paysages urbains, dans la typographie et le graffiti. Il en naît des langages visuels qui ne pourraient guère être plus différents : certaines œuvres débordent de vitalité et de spontanéité, d'autres sont clairement construites et d'une grande précision. Les artistes travaillent avec de la laque, de l'acrylique, du papier, du bois et d'autres matériaux.« Enter the Circle »Exposition du 3 décembre 2021 au 4 février 2022 du mardi au vendredi, 14h – 19hVernissage vendredi 3 décembre 2021, 17h – 22hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Des anges qui passent de l'au-delà à l'ici-bas, des danseurs qui se mettent en scène portés par des ondes et des fréquences, des individus qui explorent leurs limites : dans Passing Through, nous croisons des figures de passage. Elles traversent l'espace et le temps de manière singulière, sont en quête d'elles-mêmes et, en perpétuelle transformation, se confrontent à l'éphémère.Deux positions en dialogueGuy Denning et Alexis « Bust » Stephens placent tous deux l'être humain au centre de leurs œuvres. Dans ce dialogue artistique, Guy Denning, l'un des premiers représentants de l'urban art, rencontre Alexis « Bust » Stephens, qui s'est fait remarquer des connaisseurs et des collectionneurs, notamment à Paris, sous le pseudonyme « Bust the Drip ». Les deux artistes se distinguent par un trait particulièrement vivant. Avec des techniques picturales très différentes, ils parviennent à réunir dans une même image, de manière inimitable, la diffusion et la dissolution d'une part, la précision du détail d'autre part.Fusain et craie, pinceau et bombeGuy Denning travaille principalement au fusain et à la craie. Il excelle à rendre l'expression et les émotions de ses protagonistes avec précision et sensibilité, en quelques traits seulement. Alexis « Bust » Stephens peint au pinceau et à la bombe aérosol et capte le mouvement de ses modèles. Ses lignes retracent des séquences entières de mouvement et semblent danser avec les figures sur la toile. Sont présentées des œuvres sur papier et sur toile.« Passing Through » Guy Denning | Alexis « Bust » StephensExposition du 22 octobre au 26 novembre 2021 du mardi au vendredi, 14h – 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfAlexis « Bust » StephensAlexis « Bust » Stephens est né en 1983 à Paris, d'une mère française et d'un père jamaïcain. Très tôt, il découvre son talent pour la danse et la peinture et entame son parcours artistique au sein de la culture urbaine. Ses performances de hip-hop et de breakdance attirent rapidement l'attention, et il est invité avec différents crews à des battles et des jams dans toute l'Europe. Mais c'est dans l'espace public, qui lui offre une totale liberté d'expression, qu'il préfère laisser son empreinte.En expérimentant différentes techniques picturales, il se rapproche rapidement de l'importante scène street art et graffiti parisienne. Dès le départ, il est déterminé à réunir danse et peinture dans son style, ses motifs et ses performances. C'est de cette période que date son alias « Bust the Drip », qui associe l'expression de danse « to bust a move » aux « drips », ces coulures de peinture fréquentes dans sa manière de peindre.Il rejoint ensuite le collectif Bang Crew, dont les membres sont issus de la danse, de la peinture, de la vidéo, de la photographie et de la musique. Les synergies au sein du collectif lui permettent de développer des projets d'envergure en France comme à l'étranger. C'est à cette période qu'il comprend qu'il veut se consacrer davantage à la peinture, tout en conservant la danse comme motif et dans ses performances.Au cœur de sa démarche se trouve son amour de l'expression corporelle, du mouvement et du geste. Il aime imaginer le corps comme le résultat d'ondes organisées : « Nous ne sommes pas faits de grand-chose, et pourtant tout pulse en nous. » Inspiré par l'expressionnisme abstrait et le graffiti, il transpose dans ses œuvres le mouvement et l'énergie qu'il ressent. Alexis vit et respire l'idée du grand geste et de l'expressionnisme abstrait. Dans son processus créatif, il allie technique picturale et instinct. Sa ligne vivante reflète des ondes et des fréquences, avec lesquelles il crée un cycle de rythme et de couleur. Nés du geste et de l'expression, ses coups de pinceau paraissent d'abord abstraits et déroutants. Plus l'œuvre avance, plus ils donnent forme à ses protagonistes dansants.Guy DenningGuy Denning est né en 1965 dans le North Somerset. Passionné d'arts visuels depuis l'enfance, il commence à peindre à l'huile à onze ans, après avoir reçu une boîte de vieilles couleurs d'un parent qui s'en était lassé. Dans les années 1980, ses candidatures pour étudier la peinture à l'université sont plusieurs fois refusées. Il continue néanmoins à peindre, tout en étudiant l'histoire de l'art à l'Open University et en apprenant la technique picturale auprès de peintres plus âgés qu'il connaît dans l'ouest de l'Angleterre. À partir de 1992, il expose dans tout le Royaume-Uni, et depuis 2007 également aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en France. Ses peintures ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celles des départements de sciences politiques de l'université de Bristol et de l'université de Galway, ainsi que du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.L'œuvre de Guy Denning associe une facture picturale traditionnelle à une touche contemporaine d'inspiration punk : des textes intégrés, collés ou réalisés au pochoir. Cette esthétique, mêlée à un récit politique, lui a valu un public fidèle parmi les collectionneurs d'urban art.« L'urban art n'est pas un phénomène nouveau. Les gens affirment leur présence, leur humour, leurs peurs et leur colère dans la rue depuis qu'il existe des rues où les voir. C'est la forme d'art la plus démocratique, un médium accessible à quiconque ressent le besoin de s'en servir. Avec la reconnaissance et la célébration de la culture graffiti au XXe siècle, il en est arrivé au point où il se trouve désormais en retrait de la rue, dans des galeries à la mode. Oui, les modes changent, mais ne croyez jamais que le graffiti disparaîtra. Ces mots-là ont toujours été écrits sur le mur. » – Guy Denning

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ARDIF & Friends "Realm of ancient Mechanimals"

Depuis toujours, les créatures fabuleuses sont des êtres dont l'apparence naît de l'imagination humaine. Pourtant, beaucoup trouvent leur origine dans le monde réel et sont marquées par l'histoire de leur temps. De manière mystique, elles portent en elles les récits anciens de l'humanité et les transmettent.Des créatures fabuleuses modernesLa nouvelle série d'œuvres d'ARDIF met en scène des créatures fabuleuses modernes : des cyborgs, hybrides d'un organisme biologique et d'une machina obscura, symbiose surréaliste d'architecture médiévale et de mécanique antique. La partie mécanique, dont la profusion de détails captive le regard, adoucit d'une note romantique l'impression d'abord plutôt dystopique de la composition.Les créatures d'ARDIF sont elles aussi les enfants de leur époque. L'artiste urbain français y reflète avec force le déséquilibre croissant entre l'homme et la nature, qui menace à court terme notre planète, mais à long terme surtout notre propre espèce. Ses œuvres font également écho à la technicisation toujours plus poussée de notre quotidien, à la numérisation et à l'ère des machines qui plane comme un spectre.Le royaume des Mechanimals antiquesAvec Realm of Ancient Mechanimals, ARDIF s'empare des récits anciens de l'humanité et ajoute à ses créatures fabuleuses un niveau de lecture supplémentaire. Ses créations puisent leurs origines dans les mythes et le folklore des cultures les plus diverses. Son royaume des Mechanimals antiques compte notamment le kitsune japonais, un renard masqué à plusieurs queues réputé porter chance, le Pégase grec, cheval ailé symbole de sagesse et de poésie, ou encore le jackalope, hybride de lièvre et d'antilope d'Amérique, très populaire sur le continent nord-américain.ARDIF & FriendsPour approfondir encore le sujet, ARDIF a invité quatre artistes amis à dialoguer avec lui : Dzia, Horor, Parvati et Sandrot. Il en est né des œuvres à quatre mains, dans lesquelles l'union de la nature et de la technique propre à ARDIF s'enrichit du regard singulier de ses invités.DziaLe peintre belge Dzia décompose les animaux qu'il peint en une sorte de mosaïque de formes libres géométriques qui épouse leurs contours. On retrouve son trait inimitable dans d'innombrables peintures murales à travers le monde ; ses projets récents l'ont mené en Chine, en Norvège et en Espagne. Titulaire d'un master en arts plastiques de l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, Dzia a choisi pour sa contribution à l'exposition un chat ailé issu de la mythologie nord-africaine.HororHoror est venu à l'art au début des années 2000 en tant que graffeur. Après des études d'arts plastiques à la Sorbonne, il n'a pas oublié ses racines et a développé un mélange de typographie et de peinture. Son langage visuel associe avec brio les influences des rues de la banlieue parisienne à un répertoire classique découvert pendant ses études. Ses œuvres révèlent des influences du surréalisme sensuel, de l'illustration contemporaine et du dessin naturaliste. Elles sont marquées par une ligne d'inspiration calligraphique, qui ondule et circule de manière rythmique à travers ses créations.ParvatiLes personnages hybrides de l'artiste franco-indienne Parvati sont mi-humains, mi-oiseaux. Ils ouvrent la porte d'un rêve poétique qui interroge aussi bien le rapport entre le bizarre et le beau que la frontière entre l'homme et l'animal. Outre la faune, la flore est omniprésente dans ses œuvres, écho des forêts amazoniennes de Guyane française, où elle est née et a grandi. Inspirée par les grands maîtres de la Renaissance, elle peint ses figures exclusivement à l'huile, tandis que l'acrylique et la bombe aérosol interviennent dans ses arrière-plans. Pour ses interventions dans l'espace public, elle utilise souvent, comme ARDIF, des paste-ups : des oiseaux anthropomorphes grandeur nature, préparés en atelier, qu'elle colle ensuite dans les rues.SandrotL'artiste française Sandrot associe dans sa peinture le pop art à l'urban art. Elle affectionne les grands formats et est connue pour ses peintures murales expressives. À travers ses tableaux, elle souhaite sensibiliser à l'importance du monde animal et à la protection de l'environnement. Elle s'intéresse à la nature profonde des animaux, met en avant leur caractère et les représente comme des êtres dotés d'une âme. Pour l'exposition, elle a créé avec ARDIF un éléphant d'Afrique, symbole de sagesse, de puissance et de dignité sur son continent.« Realm of Ancient Mechanimals » ARDIF & Friends (Dzia, Horor, Parvati, Sandrot)Exposition du 30 avril au 25 juin 2021 du mardi au vendredi, 14h – 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Bestranged

Bestranged réunit deux mots anglais qui décrivent bien l'année écoulée : « strange », étrange, et « estranged », éloigné. Pendant des mois, nous avons traversé une situation nouvelle et déconcertante pour tous. Nous avons gardé nos distances, porté des masques, évité les rencontres et nous sommes, d'une certaine manière, éloignés les uns des autres. Il en est resté des sentiments pour lesquels les mots manquaient souvent.L'art au temps du confinementL'exposition présente une sélection d'œuvres qui reflètent cette période. Elles racontent des êtres humains dans une situation exceptionnelle, l'isolement et l'éloignement, les visages masqués et le besoin de proximité. Huit positions de l'urban art se sont confrontées de manières très différentes aux expériences de ces derniers mois : tantôt avec ironie, tantôt avec poésie, tantôt avec une franchise oppressante.Découvrez l'exposition en images dans notre vidéo.FAKE Le Néerlandais FAKE est considéré comme le pochoiriste le plus connu d'Amsterdam, dans la rue comme sur toile. Ses œuvres aux couleurs vives s'emparent des icônes du quotidien et de la culture pop, avec une pointe de provocation et toujours une bonne dose d'humour et d'ironie. Parmi ses œuvres les plus célèbres figure « Super Nurse », une œuvre primée rendant hommage au personnel soignant pendant la pandémie de Covid-19.Guy Denning Le Britannique Guy Denning associe une facture picturale traditionnelle à un élément contemporain d'inspiration punk : des textes collés ou réalisés au pochoir, qui ajoutent à ses figures un niveau de lecture supplémentaire, souvent politique. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celle du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.Jana & JS Le duo austro-français peint ensemble depuis 2006 et est connu pour ses pochoirs polychromes réalisés à partir de ses propres photographies. Jana & JS associent portraits, paysages urbains et architecture, et choisissent délibérément des matériaux anciens qui évoquent le passage du temps. Après plusieurs années à Madrid et à Paris, ils vivent aujourd'hui à Salzbourg.Natalia Rak Diplômée de l'Académie des beaux-arts de Łódź en 2012, l'artiste polonaise réalise depuis 2011 des peintures murales monumentales à travers le monde. Ses figures lumineuses, le plus souvent féminines, s'inspirent du folklore et des contes et dégagent une atmosphère surréaliste. Sa fresque Legend of the Giants à Białystok, qui montre une jeune fille prenant soin d'un véritable arbre, a été retenue dans la série consacrée au street art éditée par la Poste polonaise.Otto Schade Né au Chili, l'artiste également connu sous le nom d'« Osch » a débuté sa carrière comme architecte et sculpteur urbain. Installé à Londres depuis 2006, il y a développé, à partir de sa compréhension architecturale de l'espace, son style « ribbon » caractéristique. Ces rubans entrelacés façonnent ses motifs et leur confèrent une présence presque sculpturale.Shai Dahan Né à Haïfa en 1979, Shai Dahan a grandi à Los Angeles, où il a débuté comme graffeur à 14 ans. Installé en Suède depuis 2010, il s'y est fait connaître grâce à sa réinterprétation du cheval de Dalécarlie, le petit cheval en bois traditionnel suédois. En 2019, il a peint à Borås ce qui était alors la plus grande fresque murale de Suède.Sokar Uno Né à Gotha en 1987, l'artiste berlinois est venu à l'art par la scène graffiti à la fin des années 1990. Ses figures, en partie réalistes et souvent sombres, semblent avoir été brisées puis recomposées, tels les fragments d'une sculpture en bronze. Autodidacte, il traite dans ses œuvres l'actualité autant que ses expériences personnelles et ses états d'âme.STF Moscato Né en 1976, le Marseillais Stéphane Moscato, alias STF, est un enfant du punk. Depuis de nombreuses années, il décolle des pans entiers d'affiches dans les rues de sa ville pour les maroufler sur toile dans son atelier. Au pochoir et à la bombe, il y compose des œuvres uniques, guidé par ces fragments de rue, où transparaît en filigrane son engagement social et politique.« BESTRANGED »Exposition du 8 mars au 10 avril 2021 du mardi au vendredi, 14h – 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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L.E.T. "How is this happening !?"

Un gilet de sauvetage est une promesse. Celui qui l'enfile espère atteindre vivant l'autre rive. Pour d'innombrables personnes qui fuient vers l'Europe à travers la Méditerranée, il est l'ultime symbole d'espoir. Pour beaucoup, cet espoir se termine par la mort.L'espoir devenu deuilDans son installation How is this happening!?, l'artiste urbain düsseldorfois L.E.T. s'interroge sur la situation des réfugiés aux portes de l'Europe. Il utilise des gilets de sauvetage comme matériau et montre comment ce symbole d'espoir se transforme au fil du voyage de la plupart des réfugiés.Le cimetière des gilets de sauvetageIl y a quelques mois, L.E.T. s'est rendu à Lesbos, où il a visité le « cimetière des gilets de sauvetage » : une immense décharge où sont rassemblés les gilets abandonnés par les réfugiés. Il avait découvert cette image irréelle il y a trois ans dans un reportage, et elle ne l'avait plus quitté. Sur place, il a échangé avec des réfugiés et avec des bénévoles de l'organisation The Hope Project, et s'est fait sa propre idée de la situation.Trois housses mortuairesÀ son retour, il a fait coudre trois housses mortuaires à partir des gilets de sauvetage collectés à Lesbos. Elles constituent l'élément central de l'installation et montrent la transformation de l'espoir en deuil. Elles symbolisent le voyage d'innombrables personnes qui, fuyant des conditions inhumaines, trouvent une fin cruelle aux portes de la forteresse Europe. L'installation est complétée par des toiles dans lesquelles se reflètent les expériences vécues par L.E.T. à Lesbos.Pas de place à l'aubergeEn cette période de l'Avent, l'œuvre évoque inévitablement l'image de la crèche. Les futurs parents n'avaient trouvé aucune place à l'auberge et durent se réfugier dans une étable, où naquit leur enfant. L'Europe, majoritairement chrétienne, qui célèbre cette année encore Noël avec une abondance de cadeaux matériels, n'a toujours pas intériorisé, après quelque 2000 ans, le principe de l'amour du prochain.Le filmPendant son voyage, L.E.T. était accompagné de l'artiste düsseldorfoise Laura Knapp et du caméraman Chris Schwarz, qui a documenté le séjour de l'artiste et la situation sur place. Le film fait également partie de l'installation et peut être visionné ici. Une vidéo making-of du montage de l'exposition est disponible ici.« How is this happening!? » L.E.T.Exposition du 11 décembre 2020 au 29 janvier 2021 du mardi au vendredi, 14h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Sebastien Preschoux Marc Woehr Curves and Corners

Courbes et angles, cercles et diagonales : quelques formes claires suffisent à bâtir des univers visuels entiers. Dans Curves and Corners se rencontrent deux artistes qui travaillent tous deux dans l'abstraction graphique et recourent à des formes nettes. Leurs univers s'harmonisent et contrastent à la fois.La main et la machineD'un côté, des cercles et des formes courbes ; de l'autre, des droites, des diagonales et des angles. Le contraste visuel entre leurs démarches se prolonge dans les couches plus profondes : tandis que Marc C. Woehr utilise aussi l'ordinateur et d'autres machines pour créer ses compositions, Sébastien Preschoux mise exclusivement sur le travail manuel.Nous avions déjà présenté les œuvres de Marc C. Woehr en 2016 et en 2018 ; Sébastien Preschoux est exposé pour la première fois à la galerie Pretty Portal. Sont présentées des œuvres sur toile et sur papier, ainsi que des reliefs en bois et en carton.« Curves and Corners » Sébastien Preschoux & Marc C. WoehrExposition du 9 octobre au 20 novembre du mardi au vendredi, 14h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfSébastien PreschouxSébastien Preschoux est un artiste français connu pour ses dessins géométriques. Les lignes et formes oscillantes de ses œuvres semblent générées par ordinateur. Ce qui distingue pourtant son art de nombreuses démarches esthétiques contemporaines, c'est son attachement au travail manuel. Il s'inspire en cela des valeurs du Bauhaus, qui affirmait l'importance fondamentale du travail artisanal.Lorsqu'on observe Sébastien Preschoux au travail, on ressent la tension entre la sérénité avec laquelle il pose ses lignes sans hâte sur la toile et la beauté d'un geste d'une précision infinie. L'association avec le karesansui, le jardin zen japonais, s'impose d'elle-même. Sans impatience, il retrace le mouvement du dessin dans le temps et laisse la matière se déployer dans l'espace.Dans une relation naturelle et spontanée aux matériaux, à l'environnement, au temps et au travail qu'ils exigent, Preschoux montre en temps réel ce qu'il faut pour créer ce que l'on confie aujourd'hui le plus souvent aux machines. Il met ainsi en valeur le potentiel du corps humain comme outil parfait. Ses œuvres incarnent la concentration de tous les sens, la focalisation totale sur un point et le mantra « l'homme contre la machine ». Par sa démarche, il interroge notre culture contemporaine, dans laquelle la technologie domine et, dans bien des domaines, évince ou remplace l'être humain.Marc C. WoehrDepuis ses débuts de graffeur dans les années 1990, Marc C. Woehr a parcouru un long chemin et conquis une remarquable liberté artistique. Comme presque tous les graffeurs, il a commencé par de simples lettrages, avant de réaliser de grandes pièces s'étendant sur plusieurs mètres. Mais il a fini par comprendre que le travail précipité de nuit en extérieur, illégal, ne lui suffisait plus. Désireux de travailler davantage la composition, il a pris un atelier et troqué les murs bruts contre des toiles classiques.La rue comme plus petite unité, l'architecture et la ville comme grande structure, comme matrice, ne l'ont plus quitté depuis. De cette confrontation intense avec l'espace urbain sont d'abord nés en atelier des collages : des compositions de photographies et de coupures de presse associées à des passages peints. Ces collages font déjà écho aux années 1920, au Bauhaus et à Dada, et annoncent l'esthétique de ses futurs reliefs en bois.Ses reliefs en bois sont depuis devenus sa véritable signature. De sa confrontation avec l'art du début du XXe siècle sont nées des œuvres fraîches et résolument contemporaines, qui ne laissent en rien deviner que l'artiste a commencé sa carrière non pas avec un pinceau ou un crayon, mais une bombe aérosol à la main.

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Düsseldorf: Mit Ecken und Kanten

Düsseldorf a ses aspérités, et ce sont justement elles qui font le caractère de la ville. Loin de la Königsallee et des bords du Rhin, elle révèle des visages devant lesquels beaucoup passent sans les remarquer.50 quartiers, d'innombrables tracesPour l'exposition photographique Düsseldorf: Mit Ecken und Kanten (« Avec ses aspérités »), le photographe Rouven Maccario a parcouru les 50 quartiers de la ville. Ses images documentent des visages intéressants, et parfois inédits, de Düsseldorf. Au fil du parcours apparaissent sans cesse des signes du graffiti : stickers, tags et throw-ups, ainsi qu'un peu d'urban art.Des traces qui façonnent la villeCes traces font parfois l'objet de débats controversés. Elles sont pourtant devenues presque indissociables de l'espace public et façonnent la ville en tant que lieu de vie.Un maillot pour DüsseldorfL'exposition est présentée par le Fortuna Düsseldorf et accompagne le lancement du nouveau troisième maillot du club pour la saison 2020/21. Le maillot rend lui aussi hommage à la ville : le motif des manches et des épaules reprend les contours des 50 quartiers, et l'inscription « Mit Ecken und Kanten » figure dans le col. Après l'exposition Aufstiegshelden, il s'agit déjà de notre deuxième collaboration avec le Fortuna. Pendant la pause estivale, nous présentons ces photographies dans les espaces de la galerie, en guise de petit intermède.« Düsseldorf: Mit Ecken und Kanten » Photographies de Rouven Maccario, présentées par le Fortuna DüsseldorfExposition pause estivale 2020 du mardi au vendredi, 14h – 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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STENCILS ONLY 2020

Un morceau de carton, un cutter, une bombe aérosol : il n'en faut pas plus pour poser une image sur un mur en quelques secondes, encore et encore. Cette simplicité a fait du pochoir l'un des outils majeurs de l'art dans l'espace public.Un pionnier du street artLes œuvres réalisées au pochoir ont profondément marqué le langage visuel du street art et de l'art urbain contemporain. À partir de Blek le Rat, qui s'en empare à Paris au début des années 1980, le pochoir a ouvert la voie à l'art dans l'espace public tel que nous le connaissons aujourd'hui.Une technique, de multiples écrituresLe pochoir permet de répéter un motif rapidement, avec précision et autant de fois que souhaité, dans la rue comme en atelier. Les cinq positions de cette exposition montrent combien cette technique peut être utilisée de manières différentes : des citations ironiques de la culture pop aux portraits urbains d'inspiration photographique, en passant par des paste-ups engagés, des rubans entrelacés aux allures de sculpture et des scènes de famille nostalgiques. Les artistes vivent et travaillent aux Pays-Bas, en France et en Autriche, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis.FAKE Actif dans la rue depuis 2005, l'artiste amstellodamois FAKE est considéré comme l'un des pochoiristes les plus connus des Pays-Bas. Ses œuvres nettes et aux couleurs vives s'emparent des icônes du quotidien et de la culture pop, avec humour et ironie. L'une de ses œuvres les plus célèbres, « FAKE Love », raconte à quel point l'amour peut faire mal.Jana & JS Le duo austro-français peint ensemble depuis 2006 et est connu pour ses pochoirs polychromes réalisés à partir de ses propres photographies. Jana & JS associent portraits, paysages urbains et architecture, et choisissent délibérément des matériaux anciens qui évoquent le passage du temps. Après plusieurs années à Madrid et à Paris, ils vivent aujourd'hui à Salzbourg.kurznachzehn Originaire d'Allemagne, l'artiste kurznachzehn a trouvé sa technique en 2011, à partir de photos de famille nostalgiques des années 1950. Elle bombe d'abord ses pochoirs multicouches sur papier, puis les colle dans l'espace urbain. Installée à San Diego, en Californie, depuis 2016, elle y a marqué de son empreinte de nombreuses façades.L.E.T. Derrière ces initiales se cachent « Les Enfants Terribles ». Originaire de France, l'artiste est actif dans la rue depuis 1992 et marque le paysage urbain de sa ville d'adoption, Düsseldorf, ce qui fait de lui l'un des street artists de la première heure. Il associe ses personnages, le plus souvent en noir et blanc, à des messages aussi charmants que provocateurs, qui dévoilent avec malice les travers de notre société de consommation et de divertissement.Otto Schade Né au Chili, l'artiste également connu sous le nom d'« Osch » a débuté sa carrière comme architecte et sculpteur urbain. Installé à Londres depuis 2006, il y a développé, à partir de sa compréhension architecturale de l'espace, son style « ribbon » caractéristique. Ces rubans entrelacés façonnent ses motifs et leur confèrent une présence presque sculpturale.« STENCILS ONLY »Exposition du 15 mai au 26 juin 2020 du mardi au vendredi, 14h – 19hEn raison des circonstances actuelles, aucun vernissage n'aura lieu pour cette exposition. La galerie reste toutefois ouverte aux horaires habituels, et nous nous réjouissons de votre visite. Si vous souhaitez recevoir le catalogue de l'exposition (PDF), n'hésitez pas à nous envoyer un e-mail.Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Various & Gould "InterFace"

Une interface relie deux systèmes autonomes et leur permet de communiquer. C'est précisément le sujet d'InterFace, la nouvelle sérigraphie de Various & Gould, qui donne aussi son titre à l'exposition. L'œuvre symbolise le lien étroit et profond entre deux individus, qui va au-delà de ce qui est visible en surface : deux personnes, indépendantes et autonomes, et pourtant reliées de manière singulière par leurs idées, leurs capteurs, leurs pensées et leurs émotions.Des passeurs de frontièresLe duo berlinois travaille ensemble depuis 2005. En 2010, tous deux ont terminé leurs études à l'École supérieure d'art de Berlin-Weißensee (KHB) auprès du professeur Alex Jordan, membre du collectif de graphistes français Grapus. Various & Gould franchissent les frontières entre de nombreux domaines et incarnent une formule aussi simple qu'efficace : 1 + 1 = 3. Des intérêts communs, comme l'amour du papier, la fascination pour la beauté fortuite du quotidien et surtout le travail dans l'espace public, constituent le socle de leur collaboration.Sérigraphie et collageLa sérigraphie et le collage sont leur passion. De manière le plus souvent ludique, ils abordent des thèmes de société tels que le travail, la migration, le genre, la mort, la mondialisation, la religion ou la crise financière. Leurs œuvres sont influencées par l'affiche (politique), Dada et le pop art, et se distinguent par des couleurs intenses et un entrelacement polysémique de symboles, d'associations et de styles.Vernissage et présentation du livreInterFace orne également la couverture de leur livre Permanently Improvised, paru en octobre dernier. Lors du vernissage, Various & Gould présenteront l'ouvrage, reviendront sur des projets passés et partageront leurs réflexions sur différentes peintures murales. À l'issue de la présentation, les deux artistes répondront aux questions lors d'un échange ouvert.« InterFace » Various & GouldVernissage et présentation du livre vendredi 6 mars 2020 Ouverture des portes : 19h, début de la présentation : 20hExposition du 6 au 21 mars 2020Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Monkeybird "Between here and now"

Un singe et un oiseau : l'un a les pieds bien ancrés dans la réalité, l'autre aspire à prendre son envol. Ces deux figures se rencontrent dans la plupart des œuvres de Monkeybird. Elles incarnent les deux visages de l'humanité : le singe est le réaliste, l'oiseau le rêveur.Entre rêve et réalitéLes œuvres du duo français reflètent la recherche d'un équilibre entre rêve et réalité. Elles mettent en scène des figures surréalistes et anthropomorphes, qui représentent le corps et l'âme et sont censées incarner des êtres complets. Chargées de symboles et d'allégories, leurs images interrogent le progrès humain, tantôt avec émotion, tantôt avec raison.Mystique et savoirs anciensLes deux artistes citent Léonard de Vinci parmi leurs sources d'inspiration. Dans leurs images symboliques, ils associent la mystique et les savoirs anciens à la conscience d'une société moderne. Leurs œuvres sont nourries par l'idée fondamentale de l'éphémère, par la peinture religieuse et mythologique ainsi que par l'Art nouveau.MonkeybirdLes deux artistes se sont rencontrés en 2009 dans les rues de Bordeaux. L'un cherchait à faire évoluer son style graffiti, l'autre de nouveaux concepts et de nouvelles idées. Forts de leur formation en design graphique ainsi qu'en design d'objet et design industriel, ils ont développé une esthétique qui réunit de manière inimitable pochoir, collage, peinture, illustration, sculpture sur bois, sérigraphie et gravure. Ils vivent et travaillent aujourd'hui à Paris. Au cours des dix dernières années, ils ont connu une évolution remarquable et réalisé à travers le monde de nombreuses fresques, installations et expositions à couper le souffle.« Between Here and Now » Une exposition d'œuvres de Monkeybird (FR)Vernissage vendredi 29 novembre 2019, 19h – 22hExposition du 2 décembre 2019 au 31 janvier 2020 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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DANCING-WITH-MYSELF John Wentz - Guy Denning

Danser avec soi-même peut être profondément solitaire, ou au contraire le signe d'être pleinement soi. Les êtres humains d'aujourd'hui connaissent les deux.Des êtres de notre tempsGuy Denning et John Wentz représentent des êtres humains d'aujourd'hui. D'un côté, des adeptes de la mise en scène de soi qui, dans un isolement qu'ils se sont eux-mêmes créé, s'efforcent de répondre à l'illusion d'une communauté des réseaux sociaux : des personnes prêtes à remodeler leur personnalité jusqu'à perdre toute perception d'elles-mêmes. De l'autre, des caractères pleins d'assurance qui, dans un lien pressenti, presque enivrant, avec le tout, incarnent la force et l'indépendance. Une danse sur un volcan, une danse avec soi-même.Deux écrituresLes deux artistes se concentrent sur la représentation de l'être humain. Avec des techniques picturales très différentes, ils parviennent à réunir de manière inimitable la précision du détail d'une part, la diffusion et la dissolution d'autre part. John Wentz, qui peint principalement à l'huile, traite certaines parties de ses portraits de manière photoréaliste, tandis que d'autres restent esquissées à larges coups de pinceau. Guy Denning travaille principalement au fusain et à la craie et excelle à rendre l'expression et les émotions de ses protagonistes avec précision et sensibilité, en quelques traits seulement.« Dancing with Myself » Une exposition d'œuvres de Guy Denning et John WentzVernissage vendredi 27 septembre 2019, 19h – 22hExposition du 27 septembre au 31 octobre 2019 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfJohn WentzJohn Wentz est un peintre contemporain dont l'œuvre explore la figure humaine et sa nature. Il expérimente en associant techniques picturales classiques et modernes, dans le but de réduire ce qu'il représente à ses fondements essentiels : la composition, la couleur et la texture, comme seule la peinture sait le faire.John Wentz est né et a grandi dans la baie de San Francisco. Son intérêt pour l'art s'éveille à l'âge de six ans, lorsqu'il découvre les comics de Batman et de Spider-Man. Pendant des années, il les copie case par case et pose ainsi très tôt les bases de son futur travail de muraliste, d'affichiste et d'illustrateur indépendant. Après avoir perfectionné sa maîtrise de la bombe aérosol, il décide de se tourner vers les beaux-arts et de travailler avec des techniques classiques comme la peinture à l'huile. Depuis, il a présenté son travail dans trois expositions personnelles à San Francisco et dans de nombreuses expositions collectives aux États-Unis et à l'étranger. Ses œuvres ont fait l'objet de nombreuses publications et ont été plusieurs fois récompensées.Guy DenningGuy Denning est né en 1965 dans le North Somerset. Passionné d'arts visuels depuis l'enfance, il commence à peindre à l'huile à onze ans, après avoir reçu une boîte de vieilles couleurs d'un parent qui s'en était lassé. Dans les années 1980, ses candidatures pour étudier la peinture à l'université sont plusieurs fois refusées. Il continue néanmoins à peindre, tout en étudiant l'histoire de l'art à l'Open University et en apprenant la technique picturale auprès de peintres plus âgés qu'il connaît dans l'ouest de l'Angleterre. À partir de 1992, il expose dans tout le Royaume-Uni, et depuis 2007 également aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en France. Ses peintures ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celles des départements de sciences politiques de l'université de Bristol et de l'université de Galway, ainsi que du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.L'œuvre de Guy Denning associe une facture picturale traditionnelle à une touche contemporaine d'inspiration punk : des textes intégrés, collés ou réalisés au pochoir. Cette esthétique, mêlée à un récit politique, lui a valu un public fidèle parmi les collectionneurs d'urban art.« L'urban art n'est pas un phénomène nouveau. Les gens affirment leur présence, leur humour, leurs peurs et leur colère dans la rue depuis qu'il existe des rues où les voir. C'est la forme d'art la plus démocratique, un médium accessible à quiconque ressent le besoin de s'en servir. Avec la reconnaissance et la célébration de la culture graffiti au XXe siècle, il en est arrivé au point où il se trouve désormais en retrait de la rue, dans des galeries à la mode. Oui, les modes changent, mais ne croyez jamais que le graffiti disparaîtra. Ces mots-là ont toujours été écrits sur le mur. » – Guy Denning

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Urbstractions Ausstellung feat. Chazme, Marc Woehr, Theo Lopez / Pretty Portal

Urbain et abstrait : le titre Urbstractions réunit deux mondes qui, à première vue, ont peu en commun. Et pourtant, chaque ville recèle une composition abstraite. Les façades deviennent des plans, les rues des lignes, la circulation et le mouvement du rythme. En y regardant de plus près, l'espace urbain révèle un langage formel qui rappelle les tableaux des constructivistes.Formes, plans et lignesLes trois artistes de cette exposition traduisent cette perception dans leur propre langage visuel, graphique et abstrait. Sont présentées des compositions de formes, de plans et de lignes, pleines de rythme et de mouvement, inspirées par les paysages urbains, le constructivisme et l'avant-garde russe, l'architecture et la typographie. Tous trois ont leurs racines dans le graffiti, et tous trois ont évolué à partir de là vers l'abstraction.Le troisième chapitreCela fait maintenant deux ans que CHAZME, Marc C. Woehr et Théo Lopez étaient exposés à la galerie Pretty Portal, et beaucoup de choses se sont passées pour chacun d'eux depuis. Avec cette troisième édition d'URBSTRACTIONS, nous présentons cet été leurs nouvelles œuvres. Les artistes viennent de Pologne, de France et d'Allemagne.CHAZME L'artiste polonais Daniel Kaliński, alias CHAZME, a débuté par la peinture figurative au sein de la scène graffiti de Varsovie. Depuis, son langage visuel a évolué vers une abstraction formelle et graphique. Il a étudié l'architecture et l'urbanisme à Varsovie. Ses architectures surréalistes et imbriquées, ses labyrinthes urbains, sont une métaphore de l'environnement urbain de l'homme moderne.Marc C. Woehr Marc C. Woehr est venu à l'art par le graffiti dans les années 1990. La rue comme plus petite unité, l'architecture et la ville comme grande structure ne l'ont plus quitté depuis. Dans ses collages et ses reliefs en bois, il associe cette réflexion aux idées du Bauhaus et de Dada.Théo Lopez Né en 1989 en banlieue parisienne, Théo Lopez compte parmi les talents singuliers de la scène urban contemporary française. Dans ses toiles, les lignes glissent sur la surface et dessinent des formes qui rappellent le graffiti wild style et puisent leur inspiration dans Dada, le surréalisme et le constructivisme. Son œuvre s'inscrit dans le mouvement du graffuturisme.URBSTRACTIONS II Une exposition d'œuvres de CHAZME, Marc C. Woehr et Théo LopezVernissage 19 juin 2019, 19h – 22hExposition du 19 juin au 2 août 2019 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Ruben Carrasco & Rustam QBic "Backwards Future" - Ausstellung

Pour regarder vers l'avenir, il faut parfois regarder en arrière : vers les mythes anciens, les savoirs transmis, notre relation à la nature. Dans Backwards Future, deux artistes de continents différents entrent en dialogue pour réfléchir à l'avenir de l'humanité.Chamanes de l'espace et astronautesL'artiste mexicain Ruben Carrasco et l'artiste russe Rustam Qbic racontent dans leurs tableaux des histoires de chamanes de l'espace, de voyageurs spirituels explorant un monde paradisiaque et d'astronautes qui abandonnent leur vaisseau en perdition pour se relier et se réorienter en apesanteur. Leurs univers puisent dans la condition humaine et les mythes, dans notre relation à la nature et la manière dont nous la transformons, ainsi que dans l'évolution culturelle des sociétés hybrides caractéristiques du monde moderne.Un monde fragileLes deux artistes partagent l'idée d'un monde fragile et d'êtres humains qui en dépendent. Leurs approches sont sensibles et porteuses d'espoir et de perspectives, mais elles soulignent aussi la nécessité de changer de l'intérieur.À propos des artistesRustam Qbic Rustam Qbic est né en 1985 en République du Tatarstan, en Russie. Il a étudié à l'école d'art de Kazan, expérimenté l'illustration, le design et le graffiti, et enseigné dans une école de design pour enfants. Il a rapidement associé sa passion pour le graffiti et le travail dans l'espace public à son amour de la peinture classique, et n'a pas tardé à remplacer le style writing par des univers surréalistes. Il a présenté pour la première fois ce nouveau style, qui réunit éléments illustratifs, images surréalistes et palette de couleurs saisissante, en 2013, lors d'une exposition personnelle à la Street Kit Gallery de Moscou.L'œuvre de Rustam est profondément marquée par sa vie, sa famille, la nature et ses lectures. Elle transmet des messages universels d'amour et relie science et spiritualité. Outre ses expositions dans des galeries internationales, il a participé à des festivals d'art urbain en Russie, en Norvège, en Suisse, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande.Ruben Carrasco Ruben Carrasco est né au Mexique, où il a passé son enfance et sa jeunesse. Après des études de beaux-arts à l'Universidad Anáhuac de Cancún, il a poursuivi sa formation à l'université McGill et au Collège Dawson à Montréal. Parallèlement au développement de sa démarche artistique, il a travaillé comme tatoueur, scénographe, muraliste, photographe, graphiste et designer numérique.Son style pictural, figuratif et narratif, s'inspire des statues classiques romaines et grecques, du folklore indien et du surréalisme pop. Ce mélange singulier lui permet de créer des mondes surréalistes dans lesquels il reflète sa perception de l'époque actuelle. Grand voyageur, Ruben a travaillé et exposé dans plusieurs pays d'Europe et des Amériques. Il vit actuellement à Montréal, où il collabore avec le Consulat général du Mexique en tant que membre du jury du comité d'évaluation des expositions artistiques d'« Espacio México ». Il a également fondé le collectif international d'artistes « 5 wolfs no pigs » et cofondé les festivals d'art FIAP et IPAF. « Backwards Future » Ruben Carrasco (MEX) & Rustam Qbic (RUS)Vernissage 10 maiExposition du 13 mai au 14 juin 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Ardif Bees 2 Kopie - Pretty Portal

La nature est l'inventrice, l'homme n'est qu'un plagiaire. Des ailes d'avion au velcro en passant par les bras robotisés, ingénieurs et concepteurs ont toujours puisé leurs idées dans la nature pour les reproduire. C'est le principe du biomimétisme. Mais ces reproductions restent des copies limitées, incapables d'égaler la précision, la complexité et l'efficacité des originaux.Nature et machineDans son exposition personnelle MACHINaturE vs MachiNATURE, l'artiste français ARDIF confronte la nature et la machine. Ses œuvres montrent comment l'homme copie la nature à travers ses créations, tout en soulignant à quel point ces copies restent en deçà de l'original.Progrès et responsabilitéARDIF s'intéresse également à la menace que l'homme fait peser sur la nature et à la question de l'équilibre entre progrès technique et respect de l'environnement.De la faune à la floreAprès s'être consacré exclusivement ces dernières années à des compositions issues du monde animal, ARDIF fait désormais entrer le monde végétal dans ses œuvres. Les visiteurs découvriront de nouveaux dessins, illustrations et installations.À propos de l'artisteARDIF explore la mécanique qui se cache derrière la matière vivante. Dans ses dessins, il transforme le plus souvent des animaux en créatures mécaniques scindées en deux : une moitié est représentée de manière naturaliste, l'autre se métamorphose en une curieuse machine à l'architecture complexe. Cette confrontation crée une tension singulière et invite à une observation attentive.ARDIF agrandit ses dessins et les colle dans la rue sous forme de paste-ups. À Paris, ses animaux mi-mécaniques font désormais partie intégrante du paysage urbain. À Düsseldorf aussi, ARDIF a laissé son empreinte en septembre dernier avec une série d'interventions dans l'espace public. « MACHINaturE vs MachiNATURE » ARDIFVernissage vendredi 22 mars 2019, 19h – 22hExposition du 25 mars au 26 avril 2019 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Silence kills banner ROOOOOM Pretty Portal

Le silence n'est pas une position neutre. Lorsque personne ne s'élève contre les slogans scandés haut et fort, on a vite l'impression qu'il n'existe aucune voix contraire. C'est précisément là qu'intervient Silence Kills.Prendre positionSilence Kills est un projet du collectif d'artistes ROOOOOM. Il interroge de manière critique le « centre vacillant », la droitisation générale et les discriminations du quotidien dans notre société. Il s'agit de prendre position : pour davantage de solidarité avec nos semblables, avec les réfugiés et avec les personnes issues de l'immigration, y compris de deuxième et troisième générations. Et il s'agit d'exprimer clairement ses propres valeurs et ses aspirations pour la société dans laquelle nous voulons vivre.Une voix, une afficheL'un des volets centraux du projet est une campagne d'affichage, visible également dans les rues de Düsseldorf. Le photographe Kilian van den Water fait le portrait de personnes qui souhaitent rendre leur opinion publique. Chaque portrait, chaque déclaration est une opinion rendue visible, une voix que le collectif colle ensuite dans l'espace public. Chaque affiche n'est collée qu'une seule fois : ainsi, chaque nouvelle affiche montre qu'une voix de plus a rejoint ce mouvement de solidarité.Le temps d'un bref intermède, la galerie Pretty Portal présente une sélection de ces affiches : les voix de personnes qui ne partagent pas leur opinion seulement entre amis, mais sont prêtes à l'exprimer publiquement.Participez à l'actionLe soir du vernissage et lors de deux autres dates pendant les deux semaines d'exposition, les visiteurs ont la possibilité de participer eux-mêmes à l'action. La participation au projet photographique est de 3 euros.Extrait du manifeste de Silence Kills (traduit)« Il existe actuellement en politique une évolution fasciste et populiste qui abolit la position traditionnellement neutre du silence, car sans voix contraire, on a la fausse impression qu'il y a trop peu de personnes qui pensent autrement. Plusieurs interviews ont été réalisées avec des manifestants de droite, afin de comprendre qui sont ces gens et ce qui les pousse à descendre dans la rue pour une politique fasciste. Grâce aux médias, ces interviews ont eu une large audience. Parallèlement à ces événements, il y a pourtant aussi, dans notre société, de très nombreuses personnes qui pensent tout autrement au sujet du climat politique actuel. C'est précisément pour cela qu'avec l'action Silence Kills, nous voulons donner une place à ta voix, sous la forme d'une campagne d'affichage. Si tu souhaites participer, nous ferons ton portrait en photo et enregistrerons une déclaration, qui figurera avec ton portrait sur une affiche. L'affiche sera ensuite imprimée en un seul exemplaire et collée par nos soins dans un lieu public. »« Silence Kills » Une exposition du collectif d'artistes ROOOOOMVernissage 15 février, 19h – 22hSéances photo 20 février, 18h – 20h 27 février, 18h – 20hExposition à partir du 15 février, pendant deux semainesPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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L.E.T. „No walls for old men“ teaser - Pretty Portal

Si No walls for old men vous évoque No Country for Old Men, le roman de Cormac McCarthy et le film des frères Coen, vous êtes sur la bonne piste. Mais il ne faut pas prendre au pied de la lettre le titre de cette exposition personnelle de L.E.T.Un vieux briscardL.E.T. est certes l'un des pochoiristes en activité depuis le plus longtemps en Allemagne, et donc l'un des « vieux briscards » de l'urban contemporary, un courant encore assez jeune. Mais il est loin d'être vieux, et il n'a vraiment pas à s'inquiéter de manquer de murs. Le Museum of Urban and Contemporary Art (MUCA) de Munich vient de lui consacrer une salle, et cet été, il a enchaîné les festivals pour installer sur place ses interventions dans l'espace urbain.Citer, déconstruire, modifierLe titre illustre plutôt la manière de travailler de L.E.T. : citer, déconstruire et modifier ce qui est connu. Après avoir participé à plusieurs reprises aux expositions STENCILS ONLY, il présente avec No walls for old men sa première exposition personnelle à la galerie Pretty Portal. Les visiteurs découvriront des œuvres nouvelles et déjà connues, entre installation et présentation.À propos de l'artisteLes initiales de l'artiste d'origine française L.E.T. signifient « Les Enfants Terribles ». Un nom qu'il porte à juste titre, puisqu'il désignait traditionnellement les marginaux et les excentriques de la scène artistique. L.E.T. compte parmi les artistes urbains de la première heure. Actif dans la rue depuis 1992, il marque le paysage de plusieurs villes, dont celui de Düsseldorf, sa ville d'adoption. Il bombe ses motifs sur papier, puis les colle le plus souvent sans autorisation dans la ville.Dans ses œuvres, il s'empare d'éléments visuels très variés, volontiers aussi de sujets connus, qu'il associe à ses messages caractéristiques, aussi charmants que provocateurs, leur donnant ainsi un sens nouveau. Des figures en noir et blanc, rehaussées de quelques touches de couleur, font ressortir le message avec d'autant plus de force. L.E.T. s'attaque avec un regard critique aux sujets de notre époque et dévoile avec malice les travers de notre société de consommation et de divertissement. « No walls for old men » L.E.T.Vernissage vendredi 7 décembre 2018, 19h – 22hExposition du 10 décembre 2018 au 8 février 2019Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Roman Klonek - From the Wood to the blocks teaser - Pretty Portal

De la forêt à la ville, du bois aux pâtés de maisons : le titre From the Woods to the Blocks joue doublement sur les mots. D'une part, il fait référence à la technique avec laquelle Roman Klonek réalise ses œuvres, la gravure sur bois, appelée en anglais woodblock print. D'autre part, il renvoie à son intérêt pour l'urbanité, car en anglais, « blocks » désigne aussi les pâtés de maisons de la ville.Sa première exposition personnelleAprès avoir présenté à plusieurs reprises le travail de Roman Klonek dans des expositions collectives, nous accueillons enfin sa première exposition personnelle à la galerie Pretty Portal. Sont présentées une sélection de gravures sur bois issues de sa période de création actuelle ainsi qu'une édition en sérigraphie du motif « Souta Mouse ».Roman Klonek à propos de l'exposition (traduit)« Dans l'exposition From the Woods to the Blocks à la galerie Pretty Portal, vous pourrez observer comment l'artisanat traditionnel de la taille du bois rencontre des formes expérimentales de récit. Ces récits sont libres de toute contrainte catégorique et ne sont clairement situés ni dans le temps ni dans l'espace. On peut tout à fait les comparer à un carnet de croquis bien rempli, à ceci près qu'il faut imaginer le papier transparent, de sorte que tout ce qui est "dessiné" devient un charabia et un fouillis inextricables. Je devrais peut-être préciser que j'adore semer le chaos pour ensuite remettre de l'ordre. Lorsque cela provoque une rencontre inattendue entre deux idées ou plus (ce qui se produit souvent de manière presque naturelle), il arrive que ces rencontres, par leur originalité, me procurent un moment de bonheur. Pour ce qui est de la combinaison de ces idées ou éléments visuels, j'aime aussi m'inscrire dans la tradition des séries B qui, en tant que contre-modèle au cinéma grand public prévisible, avec une bien plus grande prise de risque et sans souci de rigueur conceptuelle, présentent souvent les caractéristiques essentielles de toute narration : les moments de surprise. »« From the Woods to the Blocks » Roman KlonekVernissage vendredi 12 octobre, 19h – 22hExposition du 15 octobre au 16 novembrePretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Oliver Räke - Outside Society teaser - Pretty Portal

Oliver Räke peint des clôtures. Et les clôtures symbolisent des frontières : frontières vers d'autres pays et d'autres cultures, vers des lieux économiquement moins ou plus privilégiés, apparemment plus sûrs ou plus justes, et inversement. Des frontières qui protègent et qui entravent. Selon le côté où l'on se trouve, on perçoit une frontière comme bonne ou mauvaise, on veut la franchir ou la renforcer.Les frontières en nousMais il existe aussi des frontières en nous, dans nos têtes : là où nous nous limitons nous-mêmes. Volontairement, ou parce que d'autres idées échappent à notre imagination. Sur le plan politique, social, et aussi dans la relation entre deux personnes. Une frontière est aussi toujours une prise de position contre quelque chose.AntiOliver Räke le formule ainsi :« anti – l'essentiel, c'est d'être pour. contre ! anti, non par défi, anti comme point de départ pour penser le bien et le mal en même temps. anti comme démarcation. dans mes œuvres, je réfléchis de manière abstraite à ce pour quoi je suis. dans l'esprit grec : opposer à l'anti des fronts élémentaires un anti de la dispute intelligente. tout est politique. » (traduit)À propos de l'artisteOliver Räke est un graffeur de la première heure. Déjà actif à Düsseldorf en 1984, il se fait rapidement connaître de la scène au-delà des limites de la ville, dans toute l'Allemagne. Avec son style, il ne cesse de repousser les frontières de ce que l'on entend par graffiti et réalise aussi des œuvres pour le white cube, les expositions et les galeries. Outside Societyest sa quatrième exposition à la galerie Pretty Portal.Stefan Schwander X Oliver RäkeL'exposition s'inscrit dans le projet commun Stefan Schwander X Oliver Räke. Parallèlement, Stefan Schwander présente son exposition Möbel: Grau mit Funktionslosigkeit (« Meubles : gris et sans fonction ») dans les espaces de Present Progressive, juste à côté de la galerie.« Outside Society » Oliver RäkeVernissage vendredi 28 septembre, 19h – 22hExposition samedi 29 septembre, 12h – 16h dimanche 30 septembre, 14h – 18hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Aufstiegshelden

Le Fortuna Düsseldorf est de retour en Bundesliga. Après cinq ans en deuxième division, le club historique a obtenu la montée cette saison, et toute la ville est en fête. Peu avant le coup d'envoi de la nouvelle saison de Bundesliga, la galerie Pretty Portal consacre à ces « héros de la montée » une exposition pas comme les autres.Joueurs, entraîneurs et légendesAu cœur de l'exposition figurent des portraits des joueurs et entraîneurs actuels qui ont rendu cette montée possible. On y découvre notamment des œuvres représentant Oliver Fink, Andreas « Lumpi » Lambertz, Rouwen Hennings, Axel Bellinghausen, Benito Raman, Adam Bodzek et Marcel Sobottka. D'autres portraits rendent hommage aux légendes du club comme Toni Turek et Gerd Zewe. L'exposition est complétée par des œuvres calligraphiques et un « fantôme Fortuna » spécialement créé par l'artiste PDOT, dont les fantômes font désormais partie intégrante du paysage urbain de Düsseldorf.L'urban art avec un ancrage à DüsseldorfEn toute logique, le commissaire Klaus Rosskothen n'a invité que des artistes urbains et des street artists ayant un lien avec Düsseldorf, qui se sont penchés sur le Fortuna Düsseldorf pour cette exposition. Sont présentées des œuvres de Brian Storm, DECYCLE, DXTR, KJ263, L.E.T., Mexer, Mindix, ONI, PDOT, Roman Klonek, Strassenmaid et Tom71. Toutes les œuvres ont été créées spécialement pour l'exposition et sont en vente.Des éditions limitées en sérigraphieLes portraits d'Oliver Fink et de Benito Raman, peints respectivement par Brian Storm et DXTR the Weird, font l'objet d'éditions limitées en sérigraphie réalisées pour l'exposition. Elles seront disponibles dès le vernissage, à la galerie et sur notre boutique en ligne, au prix de 95 euros. Une partie des recettes sera reversée au travail auprès des jeunes et au centre de formation du Fortuna Düsseldorf.Vernissage avec le FortunaRéalisée en coopération avec le Fortuna Düsseldorf, l'exposition sera inaugurée le 9 août dans les espaces de la galerie, à Düsseldorf-Bilk. Les artistes ainsi que plusieurs joueurs du Fortuna seront présents au vernissage.« Aufstiegshelden » Fortuna meets Urban ArtUne exposition collective avec des œuvres de Brian Storm, DECYCLE, DXTR, KJ263, L.E.T., Mexer, Mindix, ONI, PDOT, Roman Klonek, Strassenmaid et Tom71Vernissage jeudi 9 août 2018, 19h – 22hExposition du 10 août au 21 septembre 2018Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Calligraffiti teaser - Gruppenausstellung ODD MARKS - Pretty Portal

La beauté de l'écriture face à la provocation de son emplacement, la précision de l'œuvre face à l'impulsivité du geste, la tradition de l'écriture face à la modernité de son interprétation : la calligraffiti se nourrit de ces contrastes.Calligraphie, typographie, graffitiLa calligraffiti associe calligraphie, typographie et graffiti, et se rattache autant à l'expressionnisme abstrait qu'au vandalisme abstrait. Le terme a été forgé en 2007 par l'artiste néerlandais Niels « Shoe » Meulman. Avec ODD MARKS, nous présentons une sélection des artistes les plus intéressants et les plus novateurs de ce courant : BLAQK, EGS, Jun Inoue, Patrick Hartl et Zepha. Ils sont rejoints par TOM71, un artiste de la calligraffiti originaire de Düsseldorf.Un héritage, de multiples interprétationsLes artistes viennent de Grèce, du Japon, de France, de Finlande et d'Allemagne. Grâce à leurs origines géographiques et culturelles différentes et à leur héritage calligraphique propre, l'exposition offre un mélange passionnant de relectures d'un rapport classique à l'écriture.BLAQK BLAQK réunit les deux artistes grecs Greg Papagrigoriou et Chris Tzaferos, alias Simek. Le duo travaille avec une combinaison d'éléments graphiques : calligraphie, lettres, lignes, formes géométriques, motifs, espace négatif et textures. La calligraphie et les formes géométriques se retrouvent surtout dans les œuvres de Greg, tandis que Simek associe formes géométriques et lignes. Leurs œuvres naissent en atelier comme dans l'espace public. BLAQK a exposé dans de nombreuses expositions et participé à des festivals et projets dans le monde entier.EGS EGS (né en 1974 à Helsinki) se décrit comme un anthropologue du graffiti et joue un rôle important dans la documentation et la diffusion du graffiti. À la fois artiste et archiviste, il explore les racines formelles et folkloriques du graffiti afin d'en comprendre les fondements sociaux et matériels. Tandis que ses œuvres d'atelier deviennent de plus en plus abstraites, ses travaux toujours illégaux sont le fruit d'une longue et intense étude de la forme graffiti : il y juxtapose, à la manière d'un collage, les différentes étapes de l'évolution de cet art. EGS a débuté au milieu des années 1980 au sein de la première vague du graffiti finlandais. Depuis, il parcourt le monde pour peindre, faire des recherches, tisser des liens avec d'autres artistes et partager son savoir.L'un des motifs principaux d'EGS est la carte du monde, le plus souvent peinte à l'encre dans son style « inkbolt » caractéristique et fortement marquée par l'essence calligraphique du graffiti. Il tord et déforme la topographie jusqu'à ce qu'elle forme son nom. Ces cartes illustrent son style graffiti chirographique inimitable. L'encre noire en particulier, qu'EGS utilise aussi dans ses œuvres d'atelier, permet au spectateur de percevoir à la fois la pureté et la complexité de ses images. Sa façon d'appliquer la peinture renvoie en outre au statut marginal du graffiti en tant que forme d'art et aux milieux de l'ombre où il naît le plus souvent. Mais ses cartes ne sont pas seulement des versions abstraites du monde : elles évoquent aussi la colonisation de « nouveaux » continents par les Européens, qui se sont partagé le monde à la règle et au crayon. Les œuvres d'EGS figurent dans de nombreuses collections privées et sont présentées à la Galerie nationale de Finlande.Jun Inoue Jun Inoue associe la calligraphie japonaise traditionnelle à la peinture gestuelle de l'art informel et crée ainsi des œuvres qui rappellent celles de l'artiste allemand K.O. Götz. Il réinterprète les aspects de l'artisanat japonais authentique inspirés par le « sen » et les combine au graffiti wild style, unissant ainsi tradition et influences modernes. Jun Inoue peint en atelier et sur les murs, et ses œuvres sont présentées dans des galeries du monde entier.Patrick Hartl L'artiste allemand Patrick Hartl a saisi sa première bombe à 15 ans pour peindre des graffitis. Ses études graphiques témoignent d'un amour particulier pour la calligraphie et les écritures stylisées, en particulier l'écriture gothique. Hartl unit un artisanat ancien au street style moderne, avec des résultats fascinants. En y regardant de plus près, ses œuvres apparemment monochromes se révèlent être le fruit de nombreuses couches de couleurs superposées. Son œuvre préférée est un mur vieux de dix ans, peint, nettoyé, repeint, détruit, lavé et abîmé, qui raconte ainsi sans cesse une histoire nouvelle et unique.Maître du design fait main et du travail analogique, mais surtout l'un des principaux calligraphes urbains, Patrick Hartl crée depuis deux décennies. Il fait partie du groupe d'artistes Calligraffiti Ambassadors. Outre ses expositions dans des galeries de New York à Tokyo en passant par Buenos Aires, il réalise des peintures murales en Europe et dans le monde entier.TOM71 TOM71 est un artiste urbain allemand qui appartient à la première génération de graffeurs de Düsseldorf. Ses œuvres sont une symbiose de typographie, de calligraphie et de graffiti et relèvent de la calligraffiti, une forme d'art encore jeune. Ces dernières années, il s'attache à faire évoluer sans cesse le lien entre écriture, forme et couleur.Zepha Avec une chorégraphie d'une légèreté virtuose, Vincent Abadie Hafez, alias Zepha, compose une partition dans laquelle les lettres sont libérées de leurs entraves sémiotiques. Il en fait ressortir l'esthétique intrinsèque, leur signification culturelle en tant que symboles. Des signes d'origines diverses s'entrelacent pour former une structure riche en contrastes : logique formelle et confusion des lignes, pragmatisme instinctif et geste. Le point de départ est le mouvement et l'abstraction qui en naît. Ses compositions possèdent un rythme dense, électrisé par des lieux du quotidien, et révèlent, au fil de respirations silencieuses, parfois inattendues, une œuvre exigeante et englobante. Le geste est technique, porteur de pratiques calligraphiques ancestrales, et s'enrichit du contexte urbain : contrasté et inattendu.La forme des lettres arabes comme latines renvoie à une histoire commune, à un langage commun et intemporel, à une abstraction qu'il s'agit d'intérioriser. Malgré toutes leurs différences, nos alphabets portent une signification fédératrice qui transcende toutes nos origines. Les œuvres de Zepha reflètent ses valeurs : un humanisme contemporain, porté par la puissance du symbole et révélé par un art qui transcende toutes les frontières.ODD MARKS Une exposition d'œuvres de BLAQK, EGS, Jun Inoue, Patrick Hartl, TOM71 et Zepha (Vincent Abadie Hafez)Vernissage vendredi 27 avril 2018, 19h – 22hExposition du 30 avril au 6 juillet 2018 (prolongée) du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Punks, Robots and Angels Header / ARDIf, GUY DENNING, PIXELPANCHO - Pretty Portal

Tout commence par un dessin. Un crayon, un peu d'encre, un morceau de fusain ou un marqueur suffisent à faire naître des mondes entiers : des mondes peuplés d'animaux mécaniques, de robots cabossés et d'êtres humains dont les émotions se révèlent en quelques traits.Trois dessinateurs, trois mondesPour notre dernière exposition de l'année, nous nous consacrons entièrement au dessin. Sont présentées des œuvres au crayon, à l'encre, au fusain et au marqueur de Guy Denning et Pixelpancho, deux artistes de renommée internationale, ainsi que d'ARDIF, un jeune artiste français qui attire de plus en plus l'attention, notamment à Paris.ARDIFARDIF est un jeune artiste français qui explore la mécanique qui se cache derrière la matière vivante. Dans ses dessins, il transforme le plus souvent des animaux en créatures mécaniques scindées en deux : une moitié est représentée de manière naturaliste, l'autre se métamorphose en une curieuse machine à l'architecture complexe. Cette confrontation crée une tension singulière et invite à une observation attentive. ARDIF agrandit ses dessins et les colle dans la rue sous forme de paste-ups. À Paris, ses animaux mi-mécaniques font désormais partie intégrante du paysage urbain.Guy DenningGuy Denning est né en 1965 dans le North Somerset. Passionné d'arts visuels depuis l'enfance, il commence à peindre à l'huile à onze ans, après avoir reçu une boîte de vieilles couleurs d'un parent qui s'en était lassé. Dans les années 1980, ses candidatures pour étudier la peinture à l'université sont plusieurs fois refusées. Il continue néanmoins à peindre, tout en étudiant l'histoire de l'art à l'Open University et en apprenant la technique picturale auprès de peintres plus âgés qu'il connaît dans l'ouest de l'Angleterre. À partir de 1992, il expose dans tout le Royaume-Uni, et depuis 2007 également aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en France. Ses peintures ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celles des départements de sciences politiques de l'université de Bristol et de l'université de Galway, ainsi que du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.L'œuvre de Guy Denning associe une facture picturale traditionnelle à une touche contemporaine d'inspiration punk : des textes intégrés, collés ou réalisés au pochoir. Cette esthétique, mêlée à un récit politique, lui a valu un public fidèle parmi les collectionneurs d'urban art.PixelpanchoPixelpancho entretient un lien particulier avec les robots : ils sont le thème récurrent de son œuvre.« Je suis porté par un monde oublié, caché sous une épaisse couche de poussière et de saleté. Il y a là des robots, créations de l'humanité, cabossés et usés, une symbiose de l'organique et de l'inorganique, dont les corps de fer rouillé tombent en morceaux. Pleins de rêves, de désirs et d'espoirs. » (traduit)Dans son univers surréaliste, humains, marionnettes et robots fusionnent en images qui font allusion aux grandes marques commerciales, aux super-héros et aux icônes pop célèbres, tous soumis au changement permanent et menacés de déclin. Pixelpancho convainc non seulement par ses motifs saisissants, mais aussi par son style unique, nourri de sources nombreuses et variées.Né en Italie, il a étudié à l'Accademia Albertina di Belle Arti de Turin et à l'Académie des beaux-arts de Valence. Au fil de ses nombreux voyages, il n'a manqué aucune occasion de participer à des festivals et d'exposer ses œuvres. Pixelpancho est considéré comme l'une des nouvelles figures de la scène urban art italienne, qui s'est peu à peu développée autour d'artistes comme Blu et Ericailcane, du Fame Festival et du Studio Chromie.« Punks, Robots & Angels » ARDIF · Guy Denning · PixelpanchoVernissage jeudi 7 décembre 2017 Cette fois, le vernissage a lieu un jeudi.Exposition du 8 décembre 2017 au 26 janvier 2018 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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CHAZME, MARC C. WOEHR, THÈO LOPEZ - Urbstration teaser - Pretty Portal

Que se passe-t-il lorsque le graffiti laisse la lettre derrière lui ? Les lettrages deviennent des formes, les characters des architectures, la dynamique de la rue se mue en rythme et en mouvement sur la toile. Sous des appellations comme l'urban abstract ou le graffuturisme est ainsi né l'un des courants les plus passionnants de l'urban art contemporain.Formes, plans et lignesAvec URBSTRACTIONS, nous présentons CHAZME, Marc C. Woehr et Théo Lopez, une sélection des artistes les plus intéressants et les plus novateurs de ce courant. Sont présentées des compositions de formes, de plans et de lignes, pleines de rythme et de mouvement, inspirées par les paysages urbains, le constructivisme et l'avant-garde russe, l'architecture et la typographie. Les artistes viennent de Pologne, de France et d'Allemagne.CHAZMEDaniel Kaliński, alias CHAZME, est connu pour ses représentations d'architectures surréalistes, imbriquées et complexes. Il a débuté au sein de la scène graffiti de Varsovie comme spécialiste des characters et de la peinture figurative, avant de faire évoluer son style vers l'abstraction formelle. Né en Suisse, l'artiste polonais a notamment étudié l'architecture et l'urbanisme à Varsovie. Les paysages urbains futuristes de ses œuvres s'inspirent du brutalisme et du constructivisme. Ses constructions à la Escher associent géométrie rigoureuse et scènes poétiques, mythologie classique et expérience urbaine contemporaine. Le labyrinthe urbain, caractéristique de son langage visuel, est une puissante métaphore de l'environnement urbain de l'homme moderne. Outre de nombreuses peintures murales, souvent réalisées avec ses amis artistes Sepe et Robert Proch, il a présenté son travail dans des expositions à travers l'Europe. En 2011, CHAZME a reçu le prix ARTAQ Urban Art Award.Marc C. WoehrDepuis ses débuts de graffeur dans les années 1990, Marc C. Woehr a parcouru un long chemin et conquis une remarquable liberté artistique. Comme presque tous les graffeurs, il a commencé par de simples lettrages, avant de réaliser de grandes pièces s'étendant sur plusieurs mètres. Mais il a fini par comprendre que le travail précipité de nuit en extérieur, illégal, ne lui suffisait plus. Désireux de travailler davantage la composition, il a pris un atelier et troqué les murs bruts contre des toiles classiques.La rue comme plus petite unité, l'architecture et la ville comme grande structure, comme matrice, ne l'ont plus quitté depuis. De cette confrontation intense avec l'espace urbain sont d'abord nés en atelier des collages : des compositions de photographies et de coupures de presse associées à des passages peints. Ces collages font déjà écho aux années 1920, au Bauhaus et à Dada, et annoncent l'esthétique de ses futurs reliefs en bois.Ses reliefs en bois sont depuis devenus sa véritable signature. De sa confrontation avec l'art du début du XXe siècle sont nées des œuvres fraîches et résolument contemporaines, qui ne laissent en rien deviner que l'artiste a commencé sa carrière non pas avec un pinceau ou un crayon, mais une bombe aérosol à la main.Théo LopezDans les toiles de Théo Lopez, les lignes glissent sur la surface. Elles suivent des formes libres imaginaires, ondulent dans un rythme harmonieux et empruntent des trajectoires droites pour soudain changer de direction. Elles dessinent ainsi des formes qui rappellent le graffiti wild style et puisent leur inspiration dans le dadaïsme et le surréalisme. Interrogé sur ses autres influences, l'artiste cite les constructivistes russes et l'expressionnisme abstrait américain. Il réunit tous ces courants dans des œuvres qui s'inscrivent dans le graffuturisme. Outre un langage formel très expressif, on remarque sa maîtrise de la lumière et de l'ombre ainsi que l'emploi de couleurs vives, qui confèrent à ses œuvres une formidable vitalité.Théo Lopez compte parmi les talents singuliers de la scène urban contemporary française. Né en 1989 en banlieue parisienne, il y vit et y travaille toujours. Dès 2008, il est invité par le collectif 9ème Concept, avec lequel il réalise plusieurs projets d'envergure à l'international. Depuis, il affine son expression et son langage visuel, évoluant toujours davantage du figuratif vers l'abstrait, de l'effet vers l'essentiel. Les œuvres du jeune artiste ont été présentées dans de nombreuses expositions et publications. Certaines font partie de la collection de Nicolas Laugero Lasserre et sont exposées au musée Art 42 à Paris.URBSTRACTIONS Une exposition d'œuvres de CHAZME, Marc C. Woehr et Théo LopezVernissage 3 novembre, 19h – 22hExposition du 6 novembre au 1er décembre du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Claudio Ethos – Give me your fields, Kopie - Pretty Portal

Deadmocracy : dans ce mot-valise fusionnent « dead » (mort) et « democracy » (démocratie). Claudio Ethos désigne ainsi un sentiment qui grandit derrière les processus économiques des pays d'Amérique du Sud, mais aussi dans le monde entier. Cette évolution pousse les individus vers des situations extrêmes de coexistence sociale.PandémoniumDans le pandémonium qui en résulte se révèle la fragilité du socle démocratique. Lutte, violence, extrémisme, isolement et autres processus dynamiques entraînent une mutation du rythme de vie. Claudio Ethos explore ces changements dans ses œuvres sur toile et sur papier, qui nous arrivent directement de São Paulo, capitale culturelle du Brésil.Une rencontre à MunichJ'ai rencontré Claudio Ethos en 2010 lors de la deuxième édition de la STROKE Art Fair à Munich. Il y peignait une grande fresque, et son univers a immédiatement exercé sur moi une fascination magique. Je n'avais jamais vu une telle combinaison de moyens stylistiques, et le soir même, je suis allé lui parler. D'une brève conversation sont nées une amitié et l'idée d'exposer un jour ses œuvres à la galerie Pretty Portal. Sept ans plus tard, cette idée devient réalité : Claudio Ethos arrive en Allemagne fin août et inaugurera le 15 septembre, à la galerie Pretty Portal, sa première exposition personnelle en Allemagne.À propos de l'artisteClaudio Ethos est né Claudio Rafael Ethos en 1982 à São Paulo. Durant son enfance et son adolescence dans les favelas de la ville, il a grandi entouré de pichação, la forme de tag propre à São Paulo. Influencé par celle-ci, il commence le graffiti à 15 ans. Il étudie ensuite les arts visuels pendant deux ans, mais abandonne ses études, attiré par le vaste monde. Au fil de ses voyages, il participe à de nombreux festivals d'art urbain, peint un nombre considérable de fresques à travers le monde et développe peu à peu son langage visuel.Dans ses œuvres, l'artiste brésilien explore les interactions complexes entre l'individu et la société. Ses observations de l'individu au sein de différents processus sociaux ont nourri en permanence ses idées artistiques et constituent aujourd'hui le fondement de son expression inimitable. Il cherche en même temps à sonder la dimension spirituelle du monde qui l'entoure. Ses images d'apparence surréaliste, où le figuratif se mêle à l'abstrait, séduisent par leur grande intensité et leur palette monochrome. À travers ses personnages, il saisit différents états émotionnels et spirituels.Ethos consigne généralement d'abord ses idées au stylo-bille dans un carnet de croquis : scènes du quotidien, observations de la vie publique et de son environnement. À partir de ces esquisses, il développe les compositions de ses toiles et de ses fresques. Ses personnages expressifs mènent leur combat individuel dans des paysages abstraits aux allures de villes et racontent des histoires qui puisent leurs racines dans les expériences, les rêves et les souvenirs de l'artiste.Ethos a été influencé par de célèbres artistes brésiliens comme Os Gêmeos, Vitché, Onesto et Herbert Baglione. Son style a pourtant évolué vers quelque chose de profondément personnel, très singulier et reconnaissable entre tous. Ses fresques ont incité de nombreux artistes contemporains sud-américains confirmés à porter un regard neuf sur la jeune scène urbaine brésilienne. Ethos a notamment exposé en Italie, en France, aux Pays-Bas, en Autriche, aux États-Unis et au Paraguay, et vit actuellement entre São Paulo et Los Angeles.DEADMOCRACY Une exposition de Claudio EthosVernissage vendredi 15 septembre 2017, 19h – 22hExposition du 15 septembre au 20 octobre 2017 du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Gruppenausstellung: URBAN SCUPTURES, teaser - Pretty Portal

Travailler dans l'espace urbain, c'est penser en volumes. Pour les artistes urbains, façades, saillies de murs, armoires électriques et lampadaires ne sont pas de simples supports, mais font partie intégrante de l'œuvre. Quoi de plus naturel, dès lors, que de détacher son langage visuel de la surface pour l'emmener dans la troisième dimension ?Du mur à l'espaceDans Urban Sculptures, de nombreux artistes représentés par Pretty Portal présentent des œuvres dans lesquelles ils transposent leur langage visuel dans l'espace. Ils y expérimentent les matériaux les plus divers : bois, métal, plastique, et même briques Lego. Car si l'espace urbain va de soi pour l'urban art, les sculptures et les objets y ont jusqu'ici rarement occupé le devant de la scène, laissant le plus souvent le premier rôle à la peinture.Dans l'espace et au murPixelpancho façonne en sculptures les protagonistes de ses tableaux, ses robots. Certaines œuvres se dressent librement dans l'espace, d'autres sont fixées au mur, comme les vues architecturales abstraites de Jana & JS, qui évoquent les favelas. Sont également présentés des objets abstraits de l'artiste italien ETNIK, des figures de Biserama, KJ263, Mono Cieza, SAM3 et WESR, ainsi que du style writing en briques Lego signé Cole Blaq.URBAN SCULPTURES feat. Biserama, Cole Blaq, Cranio, ETNIK, Jana & JS, KJ263, Mono Cieza, Pixelpancho, SAM3, WESRVernissage 23 juin, 19h – 22hExposition du 23 juin au 11 août du lundi au vendredi, 11h – 19h, et sur rendez-vousPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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STENCILS ONLY Collective show, teaser - Pretty Portal

Un pochoir naît de ce qui manque. Chaque surface découpée laisse passer la peinture ; tout ce qui reste demeure vierge. L'image naît ainsi du jeu entre le positif et le négatif, entre la surface et le vide.Une technique aux multiples visagesDepuis que Blek le Rat a bombé ses premiers pochoirs sur les murs de Paris au début des années 1980, le pochoir est devenu l'une des techniques majeures de l'urban art. Avec STENCILS ONLY, nous consacrons une nouvelle fois une exposition entière à cette technique. Cinq artistes montrent la diversité des approches possibles : des portraits d'une précision photographique aux rubans entrelacés aux allures de sculpture, en passant par des œuvres réalisées sur des couches d'affiches arrachées directement à la rue. Les artistes viennent du Royaume-Uni, d'Irlande, du Chili, de France et de Pologne.Copyright L'artiste britannique Copyright a étudié la photographie et le montage vidéo, et découvert à cette occasion qu'il pouvait transformer ses propres photos en pochoirs. Ses œuvres associent pochoir et bombe aérosol à la peinture à l'huile et à l'acrylique. Elles jouent avec les idéaux de la société de consommation, comme la beauté, la mode et la culture pop, qu'il confronte à des références à la mythologie et à la spiritualité. Il cite Alfred Hitchcock, Andy Warhol et Banksy parmi ses sources d'inspiration.Fin DAC L'artiste irlandais Fin DAC a développé un langage visuel inimitable qu'il nomme « Urban Aesthetics ». Il est connu pour ses représentations de femmes eurasiennes, souvent masquées et vêtues de tenues traditionnelles, à travers lesquelles il interroge l'émancipation des femmes, les stéréotypes sexuels et les regards marqués par l'héritage colonial. Autodidacte, il cite les romans graphiques sombres ainsi que Francis Bacon et Aubrey Beardsley parmi ses influences.Otto Schade Né au Chili, l'artiste également connu sous le nom d'« Osch » a débuté sa carrière comme architecte et sculpteur urbain. Installé à Londres depuis 2006, il y a développé, à partir de sa compréhension architecturale de l'espace, son style « ribbon » caractéristique. Ces rubans entrelacés façonnent ses motifs et leur confèrent une présence presque sculpturale.STF Moscato Né en 1976, le Marseillais Stéphane Moscato, alias STF, est un enfant du punk. Depuis de nombreuses années, il décolle des pans entiers d'affiches dans les rues de sa ville pour les maroufler sur toile dans son atelier. Au pochoir et à la bombe, il y compose des œuvres uniques, guidé par ces fragments de rue, où transparaît en filigrane son engagement social et politique.Tankpetrol Originaire de Pologne, l'artiste Tankpetrol vit et travaille à Manchester, où il a découvert l'art du pochoir. Ses œuvres très détaillées mettent le plus souvent en scène des figures féminines aux postures affirmées, souvent vêtues de tenues d'inspiration militaire et entourées d'animaux, de formes géométriques et de typographie. Il renonce délibérément aux pochoirs multicouches afin de préserver le caractère originel de l'art du pochoir.STENCILS ONLY Une exposition collective avec des œuvres de Copyright, Fin DAC, Otto Schade, STF Moscato et TankpetrolVernissage vendredi 17 mars 2017, 19h – 22hExposition du 17 mars au 28 avril 2017Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Gruppenausstellung: winter-is-coming, teaser - Pretty Portal

Une année riche en expositions, en rencontres et en nouvelles œuvres touche à sa fin. Pour la clore, nous réunissons dans une grande exposition collective 16 artistes qui marquent le programme de Pretty Portal. Pas de thème commun, mais un large panorama de la diversité de l'urban contemporary art.Estampes et éditionsL'exposition met notamment l'accent sur l'estampe et les éditions. Sérigraphies, gravures sur bois et autres techniques d'impression ont une longue tradition dans l'urban art. Étroitement liées à l'histoire de l'affiche et du pochoir, elles permettent de rendre une idée accessible à un large public, en tirage limité. Les feuilles sont en règle générale signées et numérotées, et dans les éditions tirées à la main en particulier, de légères variations font de chaque épreuve une pièce à part.Pour les collectionneurs, les éditions constituent une porte d'entrée idéale et, pour beaucoup, l'occasion de posséder des œuvres de leurs artistes préférés. Et celles et ceux qui cherchent encore un cadeau singulier trouveront ici une véritable mine d'or, surtout à l'approche de Noël.16 positionsSont présentées des œuvres de BTOY, DECYCLE, FAKE, Fin DAC, ICY & SOT, L.E.T., Limow, Natalia Rak, Otto Schade, PDOT, Pixelpancho, Roman Klonek, Rowan Newton, Shai Dahan, Sokar Uno et Wolfgang Krell. L'éventail s'étend du pochoir et du paste-up à la peinture figurative, au dessin et à la gravure sur bois. Des artistes de Düsseldorf y côtoient des positions internationales venues de toute l'Europe et des États-Unis.YEAR END SHOW 2016Vernissage vendredi 2 décembre 2016, 19h – 22hExposition du 2 décembre 2016 au 10 février 2017Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Ghosts of things to come, Andrew Hem Benjamin Bjorklund Daniel Ochoa David Monllor David Stegmann Robert Proch Sebas Velasco - Pretty Portal

Un visage peint avec une précision photoréaliste, qui se dissout l'instant d'après en couleur et en mouvement. Des figures qui surgissent du crépuscule. Des paysages où le concret et le fantastique se fondent l'un dans l'autre. Telles des apparitions, les images de cette exposition oscillent entre réalisme et abstraction, entre présence et dissolution.Sous le commissariat de David MonllorL'artiste suisse David Monllor avait déjà présenté son travail à la galerie Pretty Portal en février 2014, lors de son exposition personnelle Fade into Nothing. Depuis, il a continué à développer son langage visuel et sa technique picturale, non seulement en atelier, mais aussi au fil de ses nombreux voyages. Il y a collaboré à des projets dans l'espace public avec de nombreux artistes renommés, auxquels le lie aujourd'hui une amitié. Pour Ghosts of Things to Come, il a réuni une sélection de ces artistes et y présente également l'une de ses œuvres.Une peinture entre réalisme et abstractionTous les artistes réunis sont des talents exceptionnels de la peinture, qui savent combiner et dépasser différents moyens stylistiques. Andrew Hem raconte des histoires mystiques dans des tableaux atmosphériques, aux couleurs lumineuses qui évoquent le passage du jour à la nuit. Daniel Ochoa interroge la perception de l'identité, qui se révèle dans le va-et-vient entre construction réaliste et abstraction. Avec des distorsions dramatiques au milieu de motifs géométriques, Robert Proch questionne la vie moderne, telle une faille dans la matrice. Benjamin Björklund garde volontairement des compositions simples, afin que ses sujets, souvent des portraits en transformation, restent immédiatement accessibles. Avec ses scènes nocturnes naturalistes, Sebas Velasco offre un aperçu du monde fermé des graffeurs. David Stegmann associe peinture abstraite et néo-surréalisme dans des images parfois apocalyptiques et visionnaires sur la coexistence de l'homme et de son environnement. Enfin, David Monllor est connu pour son photoréalisme et sa dissolution délibérée : entre construction et déconstruction, il crée des illusions gracieuses et parfaites.Le fer de lance de l'urban contemporaryTous les artistes exposent à l'international ; leurs œuvres ont été commentées dans des magazines d'art renommés et ont fait la couverture de nombreux titres. Ils font partie du fer de lance des artistes qui ont réussi de manière impressionnante le passage de l'espace urbain à l'urban contemporary art, et qui marquent ce courant de façon décisive. Nous sommes ravis de présenter cette sélection exceptionnelle à la galerie Pretty Portal. Sont présentées des œuvres sur papier et sur toile.Andrew HemAndrew Hem est né pendant la fuite de ses parents devant la terreur des Khmers rouges et a grandi entre deux cultures : le monde rural et animiste de ses ancêtres khmers et l'univers dynamique de Los Angeles, marqué par l'art urbain. Passionné très tôt par le graffiti, il affine ses compétences graphiques et de composition dans les rues de L.A., avant de découvrir sa passion pour la peinture figurative et d'obtenir son diplôme de l'Art Center College of Design. À la gouache, à l'huile et à l'acrylique, il crée sur toile des récits atmosphériques. Leur effet mystique naît d'une palette qui fait surgir un monde plongé dans un crépuscule permanent.Andrew Hem a exposé dans le monde entier, de la Jonathan LeVine Gallery à New York et du Portsmouth Museum of Art dans le New Hampshire jusqu'à des expositions personnelles et collectives à Los Angeles, San Francisco, San Diego, Seattle, Portland, Nashville, Miami, Toronto, Zurich et Lecce. Son travail a notamment été publié dans Beyond Illustration, le Society of Illustrators Annual, Communication Arts, Spectrum, American Illustration, 3x3, Swallow et Hi-Fructose. Il vit et travaille à Los Angeles.Benjamin BjörklundInspiré par la vie quotidienne, Benjamin Björklund cherche à interpréter dans ses tableaux les émotions et les caractères. Il garde volontairement ses compositions et ses points focaux simples, afin que ses sujets restent accessibles au spectateur. Ses œuvres représentent souvent sa famille et ses proches amis. Elles figurent aujourd'hui dans des collections privées à Londres, New York, Los Angeles, San Francisco et Melbourne, ainsi que dans toute la Suède et l'Europe. Il vit et travaille à Uppsala, en Suède.Daniel OchoaDaniel Ochoa à propos de son travail :« Les expériences que j'ai vécues en grandissant dans une famille multiculturelle façonnent l'imagerie et la qualité émotionnelle de mon travail. Avec le temps, j'ai commencé à percevoir les clivages culturels et à composer avec des points de vue contradictoires selon le contexte. Ma perception de l'identité évolue ainsi sans cesse, et j'y suis confronté encore et encore dans mon travail, nourri de photographies, d'émotions et de souvenirs. J'utilise différentes techniques pour dissoudre les frontières entre des qualités formelles comme l'abstraction et la représentation réaliste. J'ai par exemple utilisé des images de Google Street View et des réseaux sociaux pour montrer l'effet de la technologie sur le langage visuel. L'association d'éléments divergents suggère une réalité plurielle, qui va des origines historiques de la peinture jusqu'à l'influence de la technologie, en passant par le soi. » (traduit)David MonllorDavid Monllor est né en 1987 dans le canton suisse d'Argovie, d'une mère italienne et d'un père espagnol ; il y vit et travaille toujours. Enfant déjà, il découvre sa passion pour la figuration et la peinture. À douze ans, il entre en contact avec le graffiti, une sous-culture qui marquera durablement son œuvre. Ses contacts dans la scène urbaine lui ouvrent d'innombrables voyages : il peint avec de nombreux artistes urbains, est invité à des festivals internationaux et réalise des fresques à l'échelle de façades entières.Autodidacte, il perfectionne sa technique à la bombe aérosol. Portraits hyperréalistes et natures mortes surréalistes deviennent sa marque de fabrique. En quête de nouvelles formes d'expression, il découvre ces dernières années la peinture à l'huile. Ses œuvres actuelles vont de tableaux photoréalistes minutieusement exécutés à des portraits abstraits qui se désagrègent de manière explosive, faisant naître dans l'œil du spectateur, par le mouvement de l'image, une esthétique entièrement nouvelle.David StegmannDans son travail, David Stegmann s'intéresse à la coexistence de l'homme et de son environnement. Associant peinture abstraite et néo-surréalisme, ses œuvres paraissent parfois apocalyptiques et visionnaires et offrent un aperçu d'un microcosme organique et fragile. Le concret et le fantastique s'y fondent sous les yeux du spectateur pour se dissoudre l'instant d'après. Sa source d'inspiration est la nature, avec sa quête absolue de perfection dans la couleur, la forme et la matière. Originaire de Suisse, l'artiste vit et travaille dans la région du Brisgau, où il expérimente différents matériaux. Outre la peinture sur toile et sur bois, il travaille depuis l'an dernier de plus en plus avec une technique mixte sous verre.Robert ProchDes distorsions dramatiques au milieu de motifs et de formes géométriques : partout où elles apparaissent, les grandes fresques de Robert Proch arrêtent la circulation. Adolescent déjà, il réalisait des peintures murales monumentales et provocatrices dans sa ville natale de Bydgoszcz, en Pologne. Depuis, il a peint des fresques dans le monde entier et exposé ses toiles en Pologne, au Danemark, en France, en Italie, en Hongrie, en Angleterre et en Allemagne. Son style abstrait et figuratif s'inspire autant de l'animation contemporaine et de la caricature classique que de l'impressionnisme et du graffiti moderne.Le sentiment du mouvement et l'adoption de perspectives décalées dans le temps au sein d'une même image sont au cœur de son œuvre. Ses récits peints interrogent la vie de l'homme moderne. Avec des couleurs vives, il suscite des émotions concrètes, et loin de paraître brut ou pessimiste, son art se révèle dynamique, captivant et souvent entraînant. Sentimentalité, ambition, peur, perte, présomption, cupidité et amitié ne sont que quelques-unes des émotions omniprésentes dans ses tableaux. Proch souligne ainsi l'intensité des expériences du quotidien. Dans chaque œuvre, une frontière ténue sépare le terrestre de l'onirique.Sebas VelascoSebas Velasco commence à peindre des graffitis dans sa ville natale en 2004. Il s'installe ensuite à Bilbao, où il étudie les beaux-arts avec une spécialisation en peinture. Il se distingue aujourd'hui avant tout par sa technique remarquable et son attachement au naturalisme. Il travaille à l'huile, à l'acrylique, à la bombe et au crayon. Grâce à une bourse de la Fondation Antonio Gala, il a réalisé son projet Around the Wall, présenté dans plusieurs expositions personnelles et collectives en Espagne et maintes fois récompensé. Parallèlement, il est resté actif dans l'espace public, peignant des murs dans plusieurs villes d'Espagne et d'Europe, où il puise souvent l'inspiration de son travail d'atelier. Sebas Velasco vit et travaille en Espagne.« Ghosts of Things to Come » Andrew Hem · Benjamin Björklund · Daniel Ochoa · David Monllor · David Stegmann · Robert Proch · Sebas Velasco Commissariat : David MonllorVernissage vendredi 30 septembre 2016, 19h – 22hExposition du 30 septembre au 4 novembre 2016Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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SWEET ASH feat. Liqen, Limow, Hyuro, Daniel Munoz, Jeice2, Aris, SAM3

L'Espagne compte parmi les pays les plus dynamiques de l'urban art. De Madrid à la Galice en passant par Valence, une scène s'y est développée dont le langage visuel singulier, souvent poétique et en même temps critique envers la société, rayonne bien au-delà des frontières du pays.Sous le commissariat de SAM3Pour SWEET ASH, l'artiste espagnol SAM3, dont nous avons présenté les œuvres à la galerie Pretty Portal en 2010 et en 2013, a réuni certains des meilleurs artistes urbains de son pays et les amène à Düsseldorf. Aux côtés de SAM3 lui-même, l'exposition présente des œuvres d'Aris, Daniel Muñoz, Hyuro, Jeice2, Limow et Liqen. Tous font partie de la scène urbaine espagnole, très vivante : ils ont participé à de nombreux festivals, présenté leur travail dans des expositions personnelles et collectives et fait l'objet de nombreuses publications.Œuvres sur papierL'exposition présente des œuvres sur papier : des dessins ainsi que des sérigraphies et des linogravures. Nous vous invitons chaleureusement au vernissage, le vendredi 17 juin à partir de 19h. Liqen Les œuvres de Liqen sont poétiques et chargées de mystère. Il explore sans cesse les liens étroits entre les cultures anciennes et la nature, et les confronte aux réalités actuelles de notre société. Il cherche ainsi à sonder les profondeurs de l'esprit humain et dénonce le recul croissant de la pensée face aux machines et aux fausses valeurs.Limow Limow associe de façon singulière éléments abstraits et figuratifs. Si certaines de ses œuvres, réalisées avec des agrafes, des tamis et des épingles, jouent sur la matérialité, l'échelle et les effets optiques, ses dessins et peintures captivent avant tout par leur contenu : il crée des mondes mystérieux qui mêlent passé et avenir, séduction et obscurité, et racontent des histoires entre l'homme et l'animal.Hyuro Hyuro s'intéresse aux libertés, aux peurs et aux inquiétudes auxquelles nous sommes sans cesse confrontés dans notre environnement. Dans nombre de ses œuvres, elle aborde avant tout la place des femmes dans notre société. Elle nous invite à prendre conscience des limites et des conditions qui déterminent notre existence, et interroge la définition de la liberté comme droit fondamental et inaliénable de chaque être humain.Daniel Muñoz Daniel Muñoz a entièrement conçu son art pour qu'il fonctionne sur et avec l'espace public. Il souhaite ainsi transmettre le message de ses œuvres directement au plus grand nombre de personnes à la fois. Son langage visuel se compose de symboles et de codes, invitant le spectateur à lire l'œuvre entre la perspective narrative de la peinture classique et les discours moraux de l'art contemporain. Toutes ses œuvres se prêtent à des interprétations multiples.Jeice2 Jeice2 aussi interroge dans ses œuvres la société actuelle et le comportement humain, en se concentrant souvent sur les problèmes politiques et l'injustice sociale. Ses métaphores sont souvent très provocatrices et de nature satirique. Des lignes nettes, de forts contrastes et un lien clair avec ses thèmes caractérisent son travail.Aris En plus de vingt ans, Aris s'est fait un nom sur la scène européenne de l'urban et de l'art contemporain grâce à un langage visuel bien à lui. Ses œuvres se distinguent avant tout par la manière dont il fait fusionner les formes sans renoncer à la netteté des lignes. Les lettres deviennent des silhouettes de corps humains, et chaque silhouette se fond dans celle d'un autre corps.SAM3 SAM3 est connu pour ses peintures murales en silhouettes, parfois hautes comme des immeubles, qui font souvent référence à leur environnement urbain immédiat. Ses images sont ironiques, poétiques et surtout provocatrices. Elles abordent des thèmes philosophiques classiques, questionnent les habitudes et s'emparent des débats de société actuels. Réduites à quelques couleurs et marquées par un style en partie graphique, ses images possèdent une présence singulière. Malgré, ou justement grâce à leur simplicité, elles invitent à la réflexion et dévoilent leur message peu à peu.Ses œuvres sont dominées par des éléments figuratifs en métamorphose avec leur environnement. SAM3 travaille avec des symboles comme les racines et les échelles, et les personnages aux têtes surdimensionnées sont caractéristiques de son style. Né en Espagne, il vit actuellement à Madrid mais peint dans le monde entier, souvent non seulement des images, mais des histoires entières, qu'il raconte dans ses courts-métrages expérimentaux en stop motion.SWEET ASH Une exposition collective avec des œuvres d'Aris, Daniel Muñoz, Hyuro, Jeice2, Limow, Liqen et SAM3 Commissariat : SAM3Vernissage vendredi 17 juin 2016, à partir de 19hExposition du 17 juin au 15 juillet 2016Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Modul und Raum

Les villes sont construites à partir de modules. Fenêtre après fenêtre, étage après étage, façade après façade. Et pourtant, nous ne les percevons jamais comme une simple trame : nous les traversons, les voyons sous des angles changeants, nous souvenons de vues passées et les superposons à de nouvelles.Deux regards sur la villeJacqueline Hess et Pascal Sender abordent tous deux l'urbanité et l'architecture dans leur travail. Leurs approches sont pourtant presque opposées, et c'est précisément ce qui rend la confrontation de leurs œuvres si passionnante. Modul und Raum (Module et espace) présente ces deux regards côte à côte.Jacqueline Hess : le moduleJacqueline Hess a obtenu cette année son diplôme à la Kunstakademie de Düsseldorf, dans la classe du professeur Eberhard Havekost. Fenêtres et façades reviennent sans cesse dans ses œuvres. Des fenêtres sombres et opaques, motif de nostalgie et de désir, contrastent avec des façades à l'air désolé et créent une tension singulière. La monotonie de notre cadre de vie et le calme qui s'en dégage mènent à un silence presque méditatif, qui invite à réfléchir à notre perception quotidienne. L'artiste renvoie à l'architecture modulaire de notre environnement urbain et crée ainsi une métaphore de la modularité des modes de vie actuels : uniformité et répétition, qui, utilisées de manière positive, peuvent devenir source de liberté et de créativité.Pascal Sender : l'espaceLes œuvres de Pascal Sender montrent des paysages urbains qui adoptent une multitude de perspectives au sein d'une même image. Des perceptions différentes, décalées dans le temps, se superposent pour former une vision qu'il construit couche après couche sur ses toiles richement détaillées. Diplômé il y a trois ans de la Kunstakademie de Düsseldorf dans la classe de Peter Doig, l'artiste joue avec le temps et l'espace. En déplaçant la perspective spatiale et en voyageant artistiquement le long de la ligne du temps, il condense les impressions en scènes urbaines aux allures futuristes. Outre la peinture, Pascal Sender utilise aussi la projection vidéo et l'animation numérique, qu'il assemble en installations magiques.« Modul und Raum » Jacqueline Hess | Pascal SenderVernissage vendredi 13 mai 2016, 19h – 22hExposition du 13 mai au 10 juin 2016Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Des êtres aux allures de poupées qui dévoilent leur mécanique intérieure. Des figures embarquées dans des montagnes russes émotionnelles, entre abîme et extase. Des protagonistes aux contours flous, perdus dans la confusion et l'aliénation. Au premier regard, ce sont des « lovely people », mais derrière se cache bien davantage.Derrière la façadeAvec Lovely People, nous présentons des peintures et des dessins de Natalia Rak, Pixelpancho et Sokar Uno. Tous trois interrogent la condition humaine et regardent derrière la façade de l'existence. Pixelpancho évoque l'humanisation des machines ou, à l'inverse, la transformation de l'homme en être robotique. Avec des couleurs lumineuses, Natalia Rak raconte des histoires d'abîmes, d'extase, de peur et de romantisme. Quant à Sokar Uno, il montre ses protagonistes dans des états de confusion et d'aliénation.Natalia RakPar ses couleurs lumineuses, ses compositions remarquables et un regard résolument féminin, Natalia Rak apporte un vent de fraîcheur au mouvement urban art, de plus en plus présent dans le monde entier. Ses tableaux racontent des histoires et captivent le spectateur avec une intensité presque magique. Diplômée de l'Académie des beaux-arts de Łódź, elle a exposé aux États-Unis, en France, en Autriche et en Pologne et a été invitée à de nombreux festivals d'art urbain renommés, où elle a peint des fresques épiques à l'échelle de façades entières. En 2013, elle a remporté les Art Battles à New York. La même année, des magazines d'art ont classé sa fresque Legend of the Giants parmi les cinq meilleures œuvres d'art urbain de l'année, aux côtés d'œuvres de Banksy et de JR.PixelpanchoPixelpancho entretient un lien particulier avec les robots : ils sont le thème récurrent de son œuvre.« Je suis porté par un monde oublié, caché sous une épaisse couche de poussière et de saleté. Il y a là des robots, créations de l'humanité, cabossés et usés, une symbiose de l'organique et de l'inorganique, dont les corps de fer rouillé tombent en morceaux. Pleins de rêves, de désirs et d'espoirs. » (traduit)Dans son univers surréaliste, humains, marionnettes et robots fusionnent en images qui font allusion aux grandes marques commerciales, aux super-héros et aux icônes pop célèbres, tous soumis au changement permanent et menacés de déclin. Pixelpancho convainc non seulement par ses motifs saisissants, mais aussi par son style unique, nourri de sources nombreuses et variées.Né en Italie, il a étudié à l'Accademia Albertina di Belle Arti de Turin et à l'Académie des beaux-arts de Valence. Au fil de ses nombreux voyages, il n'a manqué aucune occasion de participer à des festivals et d'exposer ses œuvres. Pixelpancho est considéré comme l'une des nouvelles figures de la scène urban art italienne, qui s'est peu à peu développée autour d'artistes comme Blu et Ericailcane, du Fame Festival et du Studio Chromie.Sokar UnoInstallé à Berlin, Sokar Uno est l'un des talents singuliers de la scène graffiti est-allemande. Illustrateur et restaurateur ayant grandi la bombe à la main, il avait attiré notre attention il y a quelque temps déjà avec ses œuvres sensibles. Avec son exposition personnelle Depth of Loneliness à New York, il a fait une entrée remarquée sur la scène internationale. Dans ses œuvres, Sokar Uno explore la solitude grandissante de notre existence urbaine : seuls ensemble. Des individualistes socialement adaptés, flagellés par la ville dans laquelle nous vivons et laissés, sans aucun doute avec la gueule de bois, dans le rôle de notre vie. Avec sa représentation surréaliste habituelle de protagonistes dans des situations familières, Sokar Uno provoque un ralentissement.« Lovely People » Natalia Rak · Pixelpancho · Sokar UnoExposition à partir du vendredi 8 avril 2016Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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STENCILS ONLY 2016

Un rat sur un mur parisien : c’est avec de telles images au pochoir que Blek le Rat a commencé au début des années 1980, ouvrant la voie à l’art dans l’espace public tel que nous le connaissons aujourd’hui. Depuis, le graphisme, la mode et la publicité se sont approprié le langage visuel du pochoir. Les modes changent d’année en année, mais dans l’art urbain, le pochoir reste plus actuel que jamais.Le pochoir engagéComme les années précédentes, nous présentons avec STENCILS ONLY 2016 des artistes reconnus internationalement pour leurs œuvres au pochoir. Cette année, il s’agit d’ICY & SOT, FAKE, EMESS et L.E.T. Ce qui les réunit, c’est un regard critique : droits humains, conflits politiques ou société de consommation, tous quatre utilisent le pochoir pour prendre position, souvent avec humour et un brin d’ironie.ICY & SOTLes frères ICY & SOT sont originaires de Tabriz, en Iran, et vivent actuellement à Brooklyn, New York. Depuis 2006, ils ont profondément marqué la scène urban art iranienne et, avec leurs pochoirs singuliers, bousculé les idées reçues sur la tradition iranienne. Ils abordent des questions sociales et politiques comme les droits humains et la justice. Leurs peintures murales sont visibles en Iran, aux États-Unis et en Europe.FAKEL’artiste néerlandais FAKE vit et travaille à Amsterdam. Ayant grandi dans un environnement gris, parfois morne, il a voulu faire sourire les gens par l’ironie et l’humour, et a vite trouvé dans le pochoir son outil. Ses images colorées et très précises reprennent des icônes de la culture pop, racontent des histoires et mettent le doigt sur des sujets sensibles, sans accuser directement. Il a exposé notamment aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Iran.EMESSAncien Meisterschüler (élève de maître) à l’Universität der Künste de Berlin, EMESS explore depuis plus de dix ans le fonctionnement et les effets de l’espace public. Par des motifs dérangeants ou provocateurs et des interventions urbaines, il remet en question les convictions établies et s’empare de problèmes locaux à portée globale, que l’on préférerait sinon passer sous silence. L’humour et le sens esthétique attirent l’attention sur le propos. Pour lui, il n’y a pas de différence entre la rue et la galerie, et son travail va des sculptures et installations aux grandes peintures murales et affiches, jusqu’aux gravures sur bois délicates et aux estampes aux couleurs intenses.L.E.T.Originaire de France, L.E.T. est actif dans la rue depuis 1992 et fait partie des pionniers du street art. Ses initiales signifient « Les Enfants Terribles », expression qui désigne traditionnellement les marginaux et les excentriques du monde de l’art. Il peint ses motifs à la bombe sur papier et les colle en ville sous forme de découpes, notamment dans sa ville d’adoption, Düsseldorf. Des figures en noir et blanc, avec peu d’accents de couleur, portent ses messages à la fois charmants et provocateurs, avec lesquels il dénonce, d’un clin d’œil, les travers de notre société de consommation et de divertissement. En galerie, il travaille sur toile, carton et bois, sans que son style inimitable en soit changé.« STENCILS ONLY 2016 » ICY & SOT, FAKE, EMESS, L.E.T. Exposition : du 26 février au 25 mars 2016 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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DOPPELDENK - NUMBERS

Les nombres comptent, mesurent, ordonnent et évaluent notre monde. Nous les croisons sur chaque ticket de caisse, chaque horloge, chaque écran. Et pourtant, ils sont bien plus que de sobres outils mathématiques.Plus qu'une quantitéDans l'exposition NUMBERS, le duo d'artistes DOPPELDENK présente des œuvres qui explorent le concept des nombres et des chiffres. Les nombres sont bien plus que des symboles désignant une quantité : ils incarnent des idées et des concepts, servent de codes et de synonymes pour des événements. Au premier abord, leur valeur semble claire, mais ils sont souvent détournés à des fins de manipulation. Les nombres servent à raconter des histoires ; dans le design et le graffiti, ils deviennent des concepts graphiques. Ils ont quelque chose de magique, et presque chacun d'entre nous a un chiffre porte-bonheur.Une langue universelleLes nombres n'ont pas besoin d'être traduits. D'une certaine manière, ils forment une langue universelle que tout le monde comprend. DOPPELDENK relie aussi les nombres au lieu de l'exposition, Düsseldorf : c'est ici que Kraftwerk a enregistré en 1981 l'album Computerwelt (Computer World), avec le titre « Nummern » (Numbers).Peinture, lumière et estampeÀ la galerie Pretty Portal, DOPPELDENK présente des peintures, des illustrations, des installations lumineuses et une série de nouvelles estampes.À propos de DOPPELDENKDerrière DOPPELDENK se trouvent Marcel Baer et Andreas Glauch, qui vivent et travaillent à Leipzig. Leur nom vient du roman dystopique de George Orwell 1984 : la « doublepensée » (en allemand Doppeldenk) y désigne la capacité à avoir simultanément deux convictions contradictoires et à les accepter toutes les deux. Pour les deux artistes, ce terme est une devise. Au premier regard, leurs œuvres semblent familières, avec leurs couleurs fluo et leurs références à la culture pop et underground, au manga et à l'esthétique 8 bits des années 1980. Au second regard, elles se révèlent pourtant subversives : le duo utilise la force suggestive des symboles de la culture de masse, des pictogrammes et des personnages idéalisés pour livrer des commentaires drôles et critiques sur notre époque. Outre la peinture et l'estampe, leur travail comprend des sculptures et des objets lumineux.NUMBERS DOPPELDENKVernissage vendredi 4 décembre 2015, 19h – 22hExposition du 4 décembre 2015 au 22 janvier 2016Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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LAGUNA - Pretty Portal

Ce que nous pensons de nous-mêmes, ce que les autres pensent de nous, et ce que les autres croient que nous pensons de nous-mêmes : pour Laguna, un large fossé sépare ces trois images. Il en naît des glissements de la réalité chaque fois que des personnes se rencontrent. Ces glissements sont la matière de ses œuvres.Entre monde intérieur et monde extérieur« Il y a un grand décalage entre ce que nous pensons de nous-mêmes, ce que les autres pensent de nous et ce que les autres croient que nous pensons de nous-mêmes », dit Laguna (traduit). S’y ajoutent les rêves et les moments surréels qui viennent rompre un quotidien souvent monotone. « Ces moments sont les plus beaux. Ils nous font sourire. » (traduit)Les œuvres de Laguna mêlent le concret et l’abstrait. Singulières et oniriques, elles bousculent nos façons de voir. Monde intérieur et monde extérieur se rencontrent et fusionnent, dans une diversité ludique de formes et de couleurs, en un univers surréaliste. Ou, comme le dit Laguna : « Ce n’est pas ce que nous voyons, mais ce que nous percevons, ou l’inverse… ou pas. » (traduit)Nouvelles œuvres et regard en arrièreAvec Harvest of times that go away leaving signs without memory (Récolte de temps qui passent en laissant des signes sans mémoire), nous présentons de nouvelles œuvres ainsi que des travaux des dernières années, qui donnent un aperçu de l’évolution artistique de Laguna. Sont exposés des aquarelles, des dessins, des collages et des œuvres à l’acrylique et à l’huile.À propos de l’artisteOriginaire d’Espagne, Laguna compte parmi les voix marquantes de la scène urban art espagnole. Ses peintures murales sur de grandes façades se trouvent dans de nombreuses villes d’Espagne, du Brésil et des États-Unis. L’an dernier, il a peint pour la première fois en Allemagne, lors du CityLeaks Festival à Cologne. Ces dernières années, son travail a été présenté par des magazines et blogs comme Juxtapoz, Unurth et Wooster Collective.« Harvest of times that go away leaving signs without memory » Laguna Vernissage : 5 octobre, 19h – 22h Exposition : du 5 octobre au 10 novembre Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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FACE OFF feat. Julian Kimmings, Rowan Newton, Shai Dahan, Various & Gould

Peu de sujets sont aussi anciens, et pourtant aussi inépuisables, que le visage humain. Depuis des siècles, les artistes tentent d'y saisir un caractère, des émotions, des histoires, et chaque génération y trouve une nouvelle approche.Quatre positions, un thèmeDans FACE OFF, quatre positions consacrées au portrait se font face : Julian Kimmings, Rowan Newton, Shai Dahan et Various & Gould. Tous les quatre exposent pour la première fois à la galerie Pretty Portal. Leurs approches ne pourraient guère être plus différentes : de la peinture à l'huile gestuelle aux techniques mixtes brutes associant bombe et aquarelle, jusqu'au pochoir, au collage et à la sérigraphie.Sur demande, nous vous enverrons volontiers le catalogue de l'exposition au format PDF.Julian KimmingsL'artiste britannique Julian Kimmings peint principalement des portraits, en mêlant huile, bombe aérosol, encre et acrylique. Fasciné par les cultures anciennes, le folklore et la mythologie, il puise dans leurs récits pour donner à ses œuvres une dimension narrative, qu'il confronte à un monde moderne de plus en plus matérialiste. Dans ses portraits, il associe peinture gestuelle et touche rapide et intuitive à des éléments détaillés, presque réalistes. Dans ces moments souvent très émouvants, une expression nette contraste avec des aplats de couleur bruts et énergiques, qui laissent libre cours à l'imagination du spectateur. Julian Kimmings a terminé ses études à Londres. Grâce à son langage visuel unique, il a su attirer l'attention de collectionneurs du monde entier et gagner l'estime des connaisseurs de l'art contemporain et de l'urban art.Rowan NewtonRowan Newton vit à Londres et peint des êtres humains. Ses tableaux reflètent les dichotomies de l'espace urbain. À la bombe, à l'acrylique et à l'aquarelle, il crée des œuvres pleines de caractère, sans fard et provocatrices. Depuis la fin de ses études d'art en 2004, il a présenté son travail dans des expositions à Londres, Amsterdam et New York.Shai DahanShai Dahan (né en 1979) est un peintre et artiste urbain américain. Né à Haïfa, il a grandi à Los Angeles, où il a pris sa première bombe à 14 ans. En 2007, il s'installe à New York et participe à des projets de street art et d'art urbain comme NYSAT, l'Underbelly Project et MOM&POPism. Peu après, il commence à exposer ses tableaux dans des galeries de Los Angeles, New York, Boston et Philadelphie. Fin 2010, il s'installe en Suède. En juillet 2012, son exposition personnelle au musée d'art de Borås lui vaut une large reconnaissance, et peu après, il ouvre la conférence TEDx Göteborg. Dans ses œuvres pour l'espace public, sur toile et dans ses installations, il utilise différentes techniques, dont le pochoir, le collage et la peinture à l'acrylique, à l'huile et à la bombe.Various & GouldLe duo berlinois Various & Gould travaille en étroite collaboration depuis 2005. Tous deux ont étudié à l'École supérieure d'art de Berlin-Weißensee (KHB), où ils ont obtenu leur diplôme en 2010. Various & Gould incarnent une formule aussi simple qu'efficace : 1 + 1 = 3. Ils se réinventent à chaque projet et franchissent souvent les frontières entre différents domaines. Des intérêts communs, comme l'amour du papier, la fascination pour la beauté fortuite du quotidien et surtout le travail dans l'espace public, constituent le socle de leur collaboration. La sérigraphie et le collage sont leur spécialité. De manière le plus souvent ludique, ils abordent des thèmes importants comme le travail, la migration, l'identité (sexuelle), la mort, la religion ou la crise financière. Leurs œuvres sont influencées par l'affiche (politique), Dada et le pop art, et se distinguent souvent par des couleurs intenses et un entrelacement polysémique de symboles, d'associations et de clichés.FACE OFF feat. Julian Kimmings, Rowan Newton, Shai Dahan et Various & GouldVernissage vendredi 11 septembre 2015, 19h – 22hExposition du 11 septembre au 10 octobre 2015Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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JANA & JS : A MATTER OF TIME

Une photographie découpe un instant dans le flux du temps. Jana & JS font de même avec une lame. Comme celle-ci découpe le pochoir, leurs images découpent un fragment du temps qui passe et le figent pour qu'on puisse le contempler.InstantanésLes images de Jana & JS ressemblent à des instantanés. Les lignes nettes et les contours précis des personnes qu'ils représentent, obtenus grâce au pochoir, donnent le sentiment d'un temps suspendu. Ces moments saisis sont étroitement liés aux émotions, qui jouent un rôle important dans le travail du couple.Traces de la villeNombre de leurs œuvres sont réalisées sur de vieux objets trouvés. Ceux-ci renforcent l'effet des images, où résonnent l'éphémère et l'empreinte des expériences vécues. À travers ces objets issus de l'espace urbain, le couple d'artistes relie son travail à la ville en tant que lieu de vie. De même que Jana & JS placent leur art comme une intervention dans l'espace urbain, ces œuvres font entrer la ville dans la galerie.Une exposition personnelle à la galerie Pretty PortalCes dernières années, Jana & JS ont déjà participé à plusieurs reprises à l'exposition collective STENCILS ONLY à la galerie Pretty Portal. Leurs fresques ornent les rues de Vienne, Paris, Düsseldorf, Londres et New York, et leurs univers font partie intégrante du mouvement urban art, en pleine expansion. Nous sommes ravis de les accueillir aujourd'hui à Düsseldorf pour une exposition personnelle. Dans A Matter of Time, ils présentent une nouvelle série d'œuvres réalisées cette année. Pendant l'exposition, nous publierons également avec Jana & JS une édition limitée au pochoir.À propos des artistesLe couple d'artistes austro-français Jana & JS travaille ensemble depuis 2006. Leurs pochoirs polychromes s'appuient sur leurs propres photographies, souvent des portraits, qu'ils associent à des paysages urbains et à l'architecture. Ils travaillent de préférence sur des matériaux anciens et usagés, qui évoquent le passage du temps.« A Matter of Time » Jana & JSVernissage vendredi 12 juin 2015, 19h – 22hExposition du 12 juin au 10 juillet 2015Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Guy Denning - shooting angels - Pretty Portal

« L'urban art n'est pas un phénomène nouveau. Les gens affirment leur présence, leur humour, leurs peurs et leur colère dans la rue depuis qu'il existe des rues où les voir. C'est la forme d'art la plus démocratique, un médium accessible à quiconque ressent le besoin de s'en servir. Avec la reconnaissance et la célébration de la culture graffiti au XXe siècle, il en est arrivé au point où il se trouve désormais en retrait de la rue, dans des galeries à la mode. Oui, les modes changent, mais ne croyez jamais que le graffiti disparaîtra. Ces mots-là ont toujours été écrits sur le mur. » – Guy DenningEntre tradition et punkDans son exposition personnelle Shooting Angels, Guy Denning présente des œuvres qui associent une facture picturale traditionnelle à une touche contemporaine d'inspiration punk : des textes intégrés, collés ou réalisés au pochoir. Cette esthétique, mêlée au récit politique qui traverse son œuvre, lui a valu un public fidèle parmi les collectionneurs et les amateurs d'urban art.À propos de l'artisteGuy Denning est né en 1965 dans le North Somerset. Passionné d'arts visuels depuis l'enfance, il commence à peindre à l'huile à onze ans, après avoir reçu une boîte de vieilles couleurs d'un parent qui s'en était lassé. Dans les années 1980, ses candidatures pour étudier la peinture à l'université sont plusieurs fois refusées. Il continue néanmoins à peindre, tout en étudiant l'histoire de l'art à l'Open University et en apprenant la technique picturale auprès de peintres plus âgés qu'il connaît dans l'ouest de l'Angleterre. À partir de 1992, il expose dans tout le Royaume-Uni, et depuis 2007 également aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en France. Ses peintures ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont celles des départements de sciences politiques de l'université de Bristol et de l'université de Galway, ainsi que du musée d'art contemporain MAGI'900 à Bologne.« Shooting Angels » Guy DenningVernissage vendredi 17 avril 2015, 19hExposition du 20 avril au 22 mai 2015Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Wolfgang Krell - Wummenizer

Une arme n'est d'abord qu'un objet : du métal, du bois, une forme particulière. C'est nous qui la chargeons, de sens. Comme menace, comme symbole de pouvoir, ou simplement comme objet de réflexion esthétique. C'est précisément cette charge qui intéresse Wolfgang Krell.Femmes et « Wummen »Les sujets de Krell sont des portraits de femmes et des vues de profil, très pop, de pistolets et de fusils. Bien que ces deux motifs ne puissent guère être plus différents, il les réunit grâce à une écriture artistique bien à lui. Le titre ludique de l'exposition, Wummenizer, rassemble les deux : il associe Wumme, terme d'argot allemand désignant une arme à feu, au mot anglais « womanizer » (coureur de jupons).DésarmantKrell travaille avec un mélange de bombe aérosol, d'acrylique et de crayon, et utilise aussi le pochoir. L'association de tags dynamiques et de pochoirs à des éléments de peinture contemporaine dissout le caractère menaçant des armes. Les portraits de femmes, eux, parodient l'expression sévère de la photographie de beauté avec des chevelures punk et colorées. Les couleurs intenses et contrastées de Krell, posées sur fond blanc, sautent aux yeux et attirent le spectateur comme un aimant. Ses œuvres colorées et positives ôtent aux armes leur connotation négative et aux motifs de beauté leur sérieux souvent inhérent. Le langage visuel de Wolfgang Krell est désarmant et rend ses sujets agréablement accessibles. Dans Wummenizer, il présente des œuvres sur toile.« Wummenizer » Wolfgang KrellVernissage vendredi 6 mars 2015, 19h – 22h En présence de l'artiste.Exposition du 6 mars au 10 avril 2015Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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DAVID STEGMANN - Station to station

Vom 31. Oktober bis 28. November 2014 zeigt Pretty Portal Werke des Schweizer-Deutschen Künstlers David Stegmann alias dust (*1982, Freiburg). In der Ausstellung „STATION TO STATION” präsentiert David Stegmann neue Arbeiten auf Glas sowie Werke auf Leinen und Papier. Die Vernissage findet am 31. Oktober 2014 um 19 Uhr statt. Der Künstler wird anwesend sein. David Stegmann befasst sich in seinem Schaffen mit Fragen der Koexistenz von Mensch und Umwelt. Seine Arbeiten, die abstrakte Malerei und Neo-Surrealimus spannend kombinieren, wirken zum Teil apokalyptisch und visionär. Sie gewähren einen Einblick in einen fragilen, organischen Mikrokosmos. Hier fließt Konkretes und Phantastisches vor den Augen des Betrachters zusammen, um sich im nächsten Moment wieder aufzulösen. Die Natur, mit ihrem absoluten Drang zur Perfektion in Farbe, Form und Bestand, ist dabei Quelle für seine Inspiration. David Stegmann hat sein Werk konsequent weiterentwickelt. Nach Shows in 2008 und 2009 freuen wir uns seine aktuellen Arbeiten in der Galerie Pretty Portal zu zeigen. DAVID STEGMANN STATION TO STATION 31.10.-28.11.2014

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URBSTRACTION feat. CHAZME, ETNIIK, PENER, NEIAS, SEIKON - PRETTY PORTAL

URBSTRACTIONS feat. CHAZME, ETNIK, NEIAS, PENER & SEIKON Im September zeigt Pretty Portal mit URBSTRACTIONS eine Ausstellung unterschiedlicher formaler und abstrakter Positionen. Wir freuen uns mit CHAZME, ETNIK, NEIAS, PENER und SEIKON eine Auswahl der interessantesten und progressivsten Künstler der Urban Abstract und Graffuturism Richtung zeigen zu können. In ihren Werken dominieren Kompositionen aus Formen, Flächen und Linien. Die Künstler erspüren die Transformation der urbanen Landschaft zur Megalopolis, die sie in abstrakten Darstellungen manifestieren. Die Ergebnisse sind kraftvolle Werke, voller Rhythmus und Bewegung. Die teilnehmenden Künstler kommen aus Polen, Italien und der Schweiz. CHAZME ETNIK NEIAS PENER SEIKON Ausstellung: 12.09. - 10.10.2014

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The Band - feat. DXTR the Weird, Roman Klonek, Oliver MAGIC Räke, ...- Pretty Portal

Un monstre hirsute, une hache plantée dans le dos, fonce à travers les nuages. En dessous, un squelette à tête de smiley chevauche un ours, un chevalier brandit son épée, un singe bat le tambour et un cycliste roux bascule tête la première de son vélo. Sur le côté, des globes oculaires passent en volant avec un crayon et un pot de peinture. Ce cortège débridé recouvre un mur pignon de la Suitbertusstraße, dans le quartier de Bilk à Düsseldorf. Il a été peint par cinq artistes réunis pour l’occasion en un groupe.Un monument remixéLa fresque s’inspire du Stadterhebungsmonument (monument de la fondation de la ville) de Bert Gerresheim, dans la vieille ville de Düsseldorf. La sculpture en bronze de 1988 raconte la bataille de Worringen et l’élévation de Düsseldorf au rang de ville en 1288. Lors du festival 40° Urban Art de l’an dernier, Oliver « MAGIC » Räke a réuni un groupe d’artistes de Düsseldorf : DXTR, Max « MEXER » Fiedler, Roman Klonek et KJ263. Ensemble, ils ont transposé le monument dans leur propre langage visuel. Chevaliers, créatures fabuleuses et fracas de la bataille sont devenus un remix coloré et ironique de l’histoire de la ville.THE BAND à la galerieEn mai, nous présentons des œuvres des cinq artistes, qui se produisent depuis sous le nom de THE BAND. Chacun apporte son écriture propre, issue du graffiti, de l’illustration, de l’estampe, de la bande dessinée et du character design. Ce qui les réunit, c’est le goût des personnages, des histoires et d’un humour souvent à double fond.À propos des artistesOliver « MAGIC » Räke est artiste et graphiste indépendant. Il est actif dans l’art urbain depuis le début des années 1980. Il a été l’un des premiers graffeurs à utiliser des méthodes post-graffiti élargies, et donc l’un des précurseurs de ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de street art. Il l’a fait de manière surprenante, intelligente et surtout sans prétention. Sur le plan stylistique, quatre cœurs battent en lui : en tant qu’artiste et graphiste, il veut supprimer tout le superflu ; en tant qu’illustrateur et artiste urbain, il aime le geste exubérant et l’ornement.Roman Klonek est illustrateur et graveur indépendant, et l’un des représentants internationalement connus de l’estampe contemporaine en Allemagne. De 2001 à 2008, il a co-organisé la galerie Revolver à Düsseldorf. Il anime régulièrement des ateliers de gravure sur bois dans des écoles d’art et de design, a participé à plusieurs reprises au festival de character design Pictoplasma et est professeur invité à la Folkwang Universität der Künste d’Essen. Roman Klonek vit et travaille à Düsseldorf.Max « MEXER » Fiedler est illustrateur, auteur de bande dessinée et game designer indépendant. Il dessine beaucoup et avec plaisir, et passe, de son propre aveu, bien trop de temps devant l’ordinateur. De 2005 à 2013, il a enseigné les systèmes interactifs et le game design à la Fachhochschule Düsseldorf.DXTR (Denis Schuster) vit et travaille comme illustrateur et artiste indépendant à Düsseldorf. Il se consacre actuellement surtout aux grandes peintures murales et aux collaborations spontanées avec des artistes amis. Fin 2011, il a fondé le collectif The Weird, qui associe peinture, installation, muralisme, art urbain, character design et illustration, et qui est connu pour ses fresques en Allemagne et à l’étranger. Son style vient du graffiti. Ses images sont figuratives, ludiques et rêveuses au premier regard, mais avec une pointe de mystique, d’ironie et de provocation.KJ263 a grandi sur la scène de Düsseldorf et, en tant que graffeur et graphiste indépendant, se fait désormais aussi un nom à l’international. Né en Russie, il associe observations du quotidien et jeux de fiction dans des motifs aux allures surréalistes, tantôt fascinants, tantôt ironiques et drôles, toujours pleins de caractère et de charme.« THE BAND » DXTR, Max « MEXER » Fiedler, Oliver « MAGIC » Räke, Roman Klonek, KJ263 Vernissage : vendredi 16 mai 2014, 19h – 22h Exposition : du 16 mai au 20 juin 2014 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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Natalia Rak - Through the looking glass- Pretty Portal

Une fillette en robe à carreaux escalade un cadre doré richement orné pour pénétrer dans une jungle lumineuse, où des maisons sont perchées dans les arbres. Comme Alice dans De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, elle entre dans un autre monde. C’est précisément ce seuil entre réalité et rêve qui est le royaume de Natalia Rak.Des tableaux qui racontent des histoiresLes tableaux de Natalia Rak montrent des scènes oniriques et surréalistes, et semblent souvent tout droit sortis d’un conte. Mais ils sont avant tout narratifs : chaque tableau est une histoire, et chaque histoire saisit un moment bien précis. Dans Not This Time, un garçon est assis au bout d’un ponton. Ses pieds effleurent l’eau, mais il n’ose pas aller plus loin : quelque chose pourrait se cacher là-dessous. Et en effet, sous la surface ondulent des anguilles qui, gueule béante, ressemblent presque à des murènes. Ce que nous voyons là, c’est son imagination. Chacun connaît ce sentiment depuis l’enfance : la peur d’entrer dans un lac, parce que quelque chose attend peut-être sous la surface.Quand l’imagination devient réalitéCe sont précisément ces moments que Natalia Rak saisit. Ce sont des scènes concrètes, et en même temps, elles parlent de quelque chose d’universel : la force de notre imagination, qui peut devenir si réelle qu’elle nous fait peur. Dans Blind Man’s Bluff, une jeune femme en robe rouge, les yeux bandés, franchit le bord d’un toit pour s’avancer dans l’inconnu, haut au-dessus de la ville, sous le seul regard de deux pigeons. Et dans Forgotten Feelings, une femme au visage bleu de larmes tient son propre cœur dans un bocal, comme si elle l’y avait mis à l’abri. Les tableaux de Rak restent ouverts. C’est au spectateur d’achever ces histoires, et il s’y reconnaît souvent lui-même.L’audace de la couleurRak peint avec une grande audace chromatique. Le rouge éclatant rencontre le turquoise, l’orange incandescent le vert profond et le violet. Sa palette doit sa force particulière à la peinture à l’huile, qu’elle associe souvent à l’acrylique. Sa formation classique transparaît dans l’assurance avec laquelle elle rend les corps, les étoffes et la lumière : ses personnages sont stylisés, et pourtant profondément réalistes.De la toile à la façadeSur toile comme sur des façades de plusieurs étages, le langage visuel de Natalia Rak tient à toutes les échelles. En 2013, le magazine d’art Hi-Fructose soulignait combien son style et sa maîtrise technique convainquent aussi bien sur toile que sur les murs. Ses fresques sont désormais visibles dans le monde entier, avec une prédilection pour les figures féminines et des compositions remarquables. Elle a notamment participé au festival Walk & Talk aux Açores, au No Name Festival en France, à la STROKE Art Fair et à Art Whino.À propos de l’artisteNée en 1986 en Pologne, Natalia Rak s’intéresse à l’art depuis l’âge de dix ans. Elle a étudié les beaux-arts à l’Académie des beaux-arts de Łódź, dont elle est diplômée depuis 2012. La jeune artiste est rapidement reconnue sur la scène de l’art contemporain polonais et attire aussi l’attention à l’international : en 2013, elle a remporté les Art Battles à New York, et la même année, sa fresque Legend of the Giants à Białystok a été classée parmi les cinq meilleures œuvres d’art urbain de l’année, aux côtés d’œuvres de Banksy et de JR.« Through the Looking Glass » Natalia RakVernissage vendredi 11 avril 2014, 19h – 22hExposition du 11 avril au 9 mai 2014Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Un visage qui se brise en facettes. Un crâne. Des abeilles qui disparaissent. Les tableaux de David Monllor racontent un monde qui se dissout lentement, et l’être humain pris en son centre.Visions dystopiquesDans Fade into Nothing, David Monllor présente des scènes dystopiques où la disparition est omniprésente. L’extinction des animaux, ici des abeilles, symbolise une nature qui nous échappe. Les crânes rappellent notre propre finitude, et les oiseaux reviennent sans cesse comme motif. Ses personnages semblent se dissoudre en facettes : des portraits d’une précision photoréaliste l’instant d’avant éclatent en fragments de couleur et de lumière. Ce mouvement au sein de l’image fait naître dans l’œil du spectateur une esthétique entièrement nouvelle.Entre dissolution et RembrandtDepuis quelques années, David Monllor peint à l’huile. Ses œuvres vont de tableaux photoréalistes minutieusement exécutés à des portraits abstraits qui se décomposent en leurs éléments. Il y fait preuve d’un sens aigu des atmosphères lumineuses. À côté des portraits modernes en pleine dissolution, il présente aussi des portraits tout à fait classiques, dont le clair-obscur rappelle l’atmosphère d’un Rembrandt.À propos de l’artisteDavid Monllor est né en 1987 dans le canton suisse d’Argovie, d’une mère italienne et d’un père espagnol ; il y vit et travaille toujours. Enfant déjà, il découvre sa passion pour la figuration et la peinture. À douze ans, il entre en contact avec le graffiti, une sous-culture qui marquera durablement son œuvre. Ses contacts dans la scène urbaine lui ouvrent d’innombrables voyages : il peint avec de nombreux artistes urbains, est invité à des festivals internationaux et réalise des fresques à l’échelle de façades entières. Autodidacte, il perfectionne sa technique à la bombe aérosol, et les portraits hyperréalistes deviennent sa marque de fabrique.Ces dernières années, David Monllor a présenté son travail lors d’expositions en Suisse, en Autriche et en Allemagne, notamment à la Colab Gallery, l’ancienne Carhartt Gallery. Fade into Nothing à la galerie Pretty Portal est sa première exposition personnelle en Allemagne.« Fade into Nothing » David MonllorVernissage vendredi 28 février 2014Exposition du 28 février au 28 mars 2014Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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STENCILS ONLY 2013- FinDAC, BTOY, JANA&JS, Tankpetrol, Stefan Winterle, ICKS - Pretty Portlal

Dans la rue, c’est la répétition qui compte : un pochoir permet d’appliquer un motif rapidement, encore et encore. En galerie, autre chose passe au premier plan. Il s’agit ici de la technique que chaque artiste a trouvée pour lui-même, d’un langage visuel reconnaissable au premier regard, et du concept, de l’idée derrière l’image. En un mot : de la signature artistique.Originaux et éditionsAvec STENCILS ONLY 2013, nous présentons des œuvres originales de Jana & JS, L.E.T., Tankpetrol et Stefan Winterle. Nous montrons également les dernières éditions de BTOY, DECYCLE, Fin DAC et Orticanoodles, publiées par Pretty Portal en novembre et décembre 2013.Jana & JSJana & JS forment un couple d’artistes, elle autrichienne, lui français. Ils peignent au pochoir des portraits d’après leurs propres photographies, souvent d’eux-mêmes, sur des murs, du bois et des objets trouvés.L.E.T.L.E.T. signifie « Les Enfants Terribles ». Depuis 1992, l’artiste düsseldorfois marque les rues de sa ville natale de pochoirs et de collages. Il participait déjà à STENCILS ONLY en 2011.TankpetrolNé en Pologne, Tankpetrol vit à Manchester, où il a découvert l’art du pochoir. Ses œuvres mettent le plus souvent en scène des femmes en tenue d’allure militaire, entourées d’animaux, de formes géométriques et de lettrages qu’il dessine lui-même.Stefan WinterleNé en 1976 à Lörrach, Stefan Winterle commence le graffiti en 1993. Depuis 2000, il se consacre entièrement à la découpe et à la peinture de pochoirs, un processus qu’il décrit comme méditatif : en préparant un jeu de pochoirs, il analyse le motif et réfléchit aux couleurs. Depuis 2010, il est également commissaire de la Carhartt Gallery à Weil am Rhein.BTOYDerrière BTOY se trouve l’artiste barcelonaise Andrea Michaelsson. Ses pochoirs sont réalisés à partir de photographies et mettent en scène des figures féminines fortes. En février, elle a présenté chez nous son exposition personnelle The dispossessed.DECYCLE« Le mot “multicouche” est sans doute celui qui convient le mieux », dit DECYCLE de son style (traduit). Chaque image naît de plusieurs pochoirs, un par couleur, superposés pour former le motif final. Le contenu aussi est à plusieurs niveaux : DECYCLE ne veut pas affirmer un message univoque, mais inviter à la réflexion, et ce sont justement les différentes interprétations qui comptent pour lui. Son nom évoque la rupture avec les schémas de pensée habituels et avec son propre quotidien, et un art qui se fraie un chemin là où on ne l’attend pas : dans la rue.Fin DACL’artiste irlandais Fin DAC vit à Londres. Il est connu pour ses portraits de femmes au regard barré d’un bandeau coloré, qui associent pochoir et peinture à main levée.OrticanoodlesDerrière Orticanoodles se trouve le couple d’artistes italiens Alita et Wally, de Milan. Ils sont connus pour leurs pochoirs à plusieurs couches d’une complexité inhabituelle.« STENCILS ONLY 2013 » BTOY, DECYCLE, Fin DAC, Jana & JS, L.E.T., Orticanoodles, Tankpetrol, Stefan Winterle Vernissage : vendredi 22 novembre 2013 Exposition : du 22 novembre au 23 décembre 2013 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 DüsseldorfNote (2026) : Stefan Winterle a dirigé la galerie de Weil am Rhein, aujourd’hui Colab Gallery, en tant que commissaire pendant 14 ans au total.

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Pau Quintanajornet - Coming full circle - Pretty Portal

Pau ne peint pas des tableaux, Pau crée des mondes. Elle nous invite à un voyage vers la beauté des influences latino-américaines et au cœur de l’univers d’une artiste qui, avec légèreté, extériorise son monde intérieur à travers le papier, le bois et l’encre.Entre deux mondesDans les œuvres de l’artiste chilienne Pau Quintanajornet, les frontières entre les cultures s’estompent. De la tension entre ses racines chiliennes et sa patrie allemande naît une symbolique bien à elle : des femmes fortes qui, telles des plantes, s’élancent du sol vers le ciel, profondément enracinées dans des valeurs et des traditions, et pourtant prêtes à s’élever vers des hauteurs inconnues. Les oiseaux occupent aussi une grande place dans l’univers de Pau. Symboles de sagesse et de sérénité, ils déploient en même temps leurs ailes, âmes libres qui traversent les hauts et les bas.Un cadeau fait à tousPau a peint lors de nombreux festivals, notamment au 40° Urban Art Festival à Düsseldorf, au CityLeaks Festival à Cologne en 2011, ainsi qu’au Latido Americano à Lima et au Beantatuz à Tolosa en 2013. Ses œuvres ornent des murs allant jusqu’à 15 mètres de long et 10 mètres de haut, comme à Lima. Elle ne peint que sur des surfaces légales dans l’espace public. Ce n’est pas son nom qui est au centre, mais l’art : « Peindre des murs, c’est façonner notre environnement, participer à le créer : un cadeau fait à tous. » (traduit)La boucle est boucléeJusqu’en avril de cette année, Pau a de nouveau parcouru l’Amérique du Sud, s’imprégnant des paysages sauvages de la Patagonie et du charme rude de la Bolivie et du Pérou, et s’est affirmée sur le plan artistique. Avec Coming Full Circle, elle documente ce chapitre de son voyage : une jeune artiste fait le bilan, une histoire s’achève, quelque chose de nouveau commence.« J’avais aussi besoin de ce nouvel espace pour laisser place à du nouveau en moi et trouver une approche neuve de mon art. De chaque fin naît un nouveau départ, de nombreux fils restés ouverts s’entrelacent, et la boucle se referme. » (traduit)« Coming Full Circle » Pau QuintanajonetVernissage vendredi 27 septembre 2013, à partir de 19h En présence de l’artiste.Exposition du 27 septembre au 19 octobre 2013Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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FACE OFF feat. FinDAC, Ben Slow, Orticanoodles, David Monllor, Natalia Rak - PrettyPortal

From Painting to Stencil: the show FACE OFF at Pretty Portal, presents different perspectives from international Urban Artists, on the topic portrait. Ben Slow C215 David Monllor Fin DAC Guy Denning Natalia Rak Onur Dinc OrticanoodlesWolfgang Krell Ausstellung 14.6. - 20.07. Vernissage 14.6. 19 – 22h

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SAM3 - Canonicity - Pretty Portal

Noir, les cornes recourbées, il se dresse le long des routes et des autoroutes d’Espagne : le taureau d’Osborne. Peu d’images y sont aussi connues, peu aussi chargées de sens. SAM3 s’empare de ce signe et le transforme, par la couleur, par les os, par le feu.Du panneau publicitaire à l’emblèmeLe taureau est né en 1956 comme publicité pour un brandy de la bodega Osborne. Des centaines de ces silhouettes géantes ont été installées dans toute l’Espagne. Lorsque la publicité en bord de route a été interdite, les taureaux sont restés, sans inscription, comme pure forme. Ils sont aujourd’hui considérés comme faisant partie du patrimoine culturel et comme un emblème officieux du pays.SAM3 a peint deux véritables taureaux d’Osborne dans le paysage : l’un avec le squelette de l’animal, l’autre en bébé taureau. Avec Canonicity, nous montrons comment il fait entrer ce motif dans la galerie. Pour l’exposition, il a reconstruit les taureaux en bois et a traité chacun à sa manière.Squelette, veau et cendresComme pour son taureau dans le paysage, SAM3 a peint en blanc le squelette de l’animal sur l’une des répliques : crâne, côtes et os des pattes se détachent sur la silhouette noire, comme sur une radiographie. Il a entouré la deuxième de bleu ciel et réduit le taureau noir à l’intérieur à un veau. La troisième, il l’a brûlée. La silhouette en bois carbonisée, avec ses traces claires de brûlure, est accrochée à côté d’une série de photographies qui documente sa combustion.Il en résulte trois lectures d’un même signe : la mort derrière le symbole, le petit dans le grand, la destruction d’un mythe. Ce sont des interprétations. SAM3 laisse parler les œuvres, sans les expliquer.La tête lourdeÀ côté des taureaux, nous présentons des dessins à l’encre sur papier et une céramique. La sculpture montre une tête surdimensionnée sur un corps trop petit. On peut la rapprocher de la formule de René Descartes « Je pense, donc je suis » : l’être humain vit par sa pensée. En même temps, elle montre à quel point nous sommes trop cérébraux et combien nous nous posons souvent trop de questions. Les figures à grosse tête sont un motif récurrent dans l’œuvre de SAM3.À propos de l’artisteSAM3 est né en 1980 à Elche et vit actuellement à Murcie. Il a débuté par le graffiti dans les années 1990. Il est connu pour ses silhouettes, qu’il appelle ses « ombres » : des figures noires et anonymes, souvent hautes comme une maison, qui se fondent dans leur environnement. Ses peintures murales sont ironiques, poétiques et provocantes. Réduites à quelques couleurs et à un style graphique, elles ont une présence singulière et ne livrent leur message que peu à peu.En 2007, SAM3 a participé au projet Santa’s Ghetto de Banksy à Bethléem. Ses peintures murales sont visibles dans plus de dix pays, notamment au Fame Festival de Grottaglie et à l’Outdoor Festival de Rome. Outre la peinture, il travaille la sculpture, la céramique et le dessin, et raconte des histoires entières dans des courts métrages expérimentaux en stop motion. Chez Pretty Portal, il a présenté en 2010 l’exposition personnelle Nice to meet you.« Canonicity » SAM3 Vernissage : vendredi 26 avril 2015, 19h – 22h Exposition : du 26 avril au 14 juin 2015 En présence de l’artiste. Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 DüsseldorfNote (2026) : En 2017, SAM3 a peint un autre véritable taureau d’Osborne, dans les salines de Santa Pola, avec des motifs du Guernica de Picasso. Il considérait cette œuvre comme une protestation contre la tauromachie.

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Des robots cabossés, du fer rouillé, des marionnettes suspendues à des fils invisibles et des créatures qui semblent plus anciennes que le temps : les univers de Pixelpancho ressemblent à des vestiges d’un futur oublié.Un monde oubliéLes robots sont le thème récurrent de l’œuvre de Pixelpancho. Il décrit lui-même son inspiration :« Je suis porté par un monde oublié, caché sous une épaisse couche de poussière et de saleté. Il y a là des robots, créations de l’humanité, cabossés et usés, une symbiose de l’organique et de l’inorganique, dont les corps de fer rouillé tombent en morceaux. Pleins de rêves, de désirs et d’espoirs. » (traduit)Entre culture pop et déclinDans son univers surréaliste, humains, marionnettes, robots, jouets et créatures ancestrales fusionnent en images qui font allusion aux grandes marques commerciales, aux super-héros et aux icônes pop célèbres, tous soumis au changement permanent et menacés de déclin. Pixelpancho convainc non seulement par ses motifs saisissants, mais aussi par son style unique, nourri de sources nombreuses et variées.Du dessin à la sculptureDans Rusted Ideas, Pixelpancho présente toute l’étendue de son travail : des dessins et des illustrations à l’aquarelle, trois grandes œuvres à l’acrylique sur bois et trois sculptures d’environ 25 centimètres de haut, dans lesquelles ses robots quittent la surface de l’image pour prendre corps.Un robot pour la galerieUne partie singulière de l’exposition naît sur place : pendant son séjour d’environ une semaine à Düsseldorf, Pixelpancho construit dans la galerie un imposant robot en vieux bois. Comme ses figures peintes, il porte les traces du temps et semble tout droit sorti de ce monde oublié dont parle l’artiste.À propos de l’artisteNé en Italie, il a étudié à l’Accademia Albertina di Belle Arti de Turin et à l’Académie des beaux-arts de Valence. Au fil de ses nombreux voyages, il n’a manqué aucune occasion de participer à des festivals et d’exposer ses œuvres. Pixelpancho est considéré comme l’une des nouvelles figures de la scène urban art italienne, qui s’est peu à peu développée autour d’artistes comme Blu et Ericailcane, du Fame Festival et du Studio Chromie.« Rusted Ideas » PixelpanchoVernissage vendredi 22 mars 2013, 19h – 22h En présence de l’artiste.Exposition du 25 mars au 20 avril 2013Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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BTOY - The dispossessed

Derrière des lunettes rondes, un regard calme et grave. Le visage, en rouge, orange et jaune, est posé sur des affiches arrachées dont on devine encore, sur les bords, des restes d’annonces. Le portrait représente la journaliste russe Anna Politkovskaïa. C’est l’une des œuvres par lesquelles BTOY place au centre des femmes qui ont fait bouger l’histoire.Des femmes qui font l’histoireAvec The dispossessed, nous présentons des portraits de femmes au destin singulier : penseuses, militantes, féministes. Aux côtés d’Anna Politkovskaïa, qui a couvert la guerre en Tchétchénie et a été assassinée à Moscou en 2006, BTOY peint la philosophe Simone de Beauvoir, dont Le Deuxième Sexe (1949) compte parmi les textes fondateurs du féminisme. Son portrait s’intitule Art is an attempt to integrate evil (L’art est une tentative d’intégrer le mal), d’après une phrase de la philosophe.S’y ajoutent Angela Davis, philosophe et l’une des voix les plus connues du mouvement pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, Helena Blavatsky, cofondatrice de la Société théosophique, et Petra Kelly, militante pacifiste et cofondatrice des Verts allemands.Le titre anglais peut se traduire par « les dépossédés ».Ceux qui prennent des risquesL’une des œuvres montre une manifestation. Des personnes cagoulées, vêtues de noir, défilent dans une rue avec des drapeaux rouge et noir, emblème des anarchistes. Sur le bord gauche, un panneau indique « Angel » et « Bank », deux stations de Londres. L’œuvre fait référence au mouvement Occupy et aux Indignados espagnols, qui ont protesté en 2011 contre les conséquences de la crise financière. Elle montre des personnes qui risquent leur sécurité, parfois leur vie, pour une cause.Pochoir, sérigraphie et palissadeBTOY travaille en technique mixte : pochoir, sérigraphie, bombe et peinture. Ses fonds sont souvent des lambeaux d’affiches : publicités arrachées, annonces de concerts, étoiles et lettrages qui transparaissent à travers les portraits. Elle y pose les visages en larges aplats de couleurs vives, rouge, orange, jaune et bleu profond. Ainsi, les œuvres font entrer les traces de la rue dans la galerie.À propos de l’artisteDerrière BTOY se trouve l’artiste Andrea Michaelsson, née en 1977 à Barcelone. Elle a étudié la photographie à l’Institut d’Estudis Fotogràfics de Catalunya. La photographie reste la base de son travail : ses pochoirs sont réalisés à partir de sources photographiques. En 2002, elle commence à travailler dans les rues de Barcelone, d’abord en duo avec Ilià Mayer sous le nom de BTOY. Des figures féminines des décennies passées marquent son œuvre, inspirée par les affiches anciennes et par Andy Warhol. En 2008, elle participe au Cans Festival de Londres, organisé par Banksy. BTOY est considérée comme l’une des artistes les plus connues de l’art urbain.L’année 2013 commence pour BTOY avec un agenda bien rempli. En janvier, ses œuvres étaient exposées à Paris et à Barcelone. En février, son parcours la mène, via Venise et la Bundeskunsthalle de Bonn, à Düsseldorf. À Bonn, il est question de Cléopâtre, que BTOY considère elle aussi comme une femme forte. Lors du vernissage, elle présentera également un livre consacré à son travail, paru cette année.« The dispossessed » BTOY Vernissage : vendredi 22 février 2013, à partir de 19h Exposition : du 22 février au 15 mars 2013 En présence de l’artiste. Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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Franz Schuier - Haphazard -Pretty Portal

Der urbane Lebensraum begegnet uns als dynamischer Berührungspunkt zwischen einer hergestellten Ordnung und neu geschaffenem Chaos. Der sich permanent verändernde Raum Stadt schafft die Möglichkeit zu scheinbar zufälligen Begegnungen und Zusammenballungen von Mensch und Materie. Wie elektrische Ströme auf einer Leiterplatte bewegen sich Individuen durch das Netz der urbanen Zentren und erzeugen dabei unentwegt neue Muster. Zur Auseinandersetzung mit diesen Themen zeigt die Galerie Pretty Portal im Juni Arbeiten von Franz Schuier. Inspiriert u.a. vom Medienphilosphen Vilem Flusser, der New Aesthetics Bewegung und der Dynamik von Chaos und Unordnung, beschäftigt sich Schuier auf seiner ersten Einzelausstellung mit der Schönheit bzw. Ästhetik, die in Zufallsdaten steckt. Dabei nutzt er u.a. frei verfügbare Datensätze (z.b. “atmospheric noise” aus der Kryptographie), die durch von ihm erstellte Programme in Farben, Kompositionen und Formen verwandelt werden. Außerdem nutzt er Techniken der Zufallskomposition, die in der neuen Musik u.a. von Stockhausen, Subotnik und Feldman entwickelt wurden, und wendet sie bei Videokompositionen an. Aus diesen bewegten Bildern wählt er Stichproben, die er im Lambda Fotobelichtungsverfahren entwickelt und auf Alu Dibond kaschiert. “Wir müssen hinnehmen, daß wir in der Unordnung, im Chaos leben, denn wer Zufall sagt, verzichtet auch auf Orientierung. Statt der Orientierung hat man allerdings etwas viel Gewaltigeres, nämlich das Entwerfen. Ich kann mich ja aus dem Chaos entwerfen in eine mich herstellende und von mir hergestellte Ordnung.” Vilem Flusser (am 01.11.96) Vernissage 01.06.2012 // 19h Ausstellung 01.06. - 29.06.2012

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WESR - JADE - Behind the eyes - Pretty Portal

Que se cache-t-il derrière les yeux ? Dans les tableaux de WESR et JADE s’ouvrent des mondes où le visible et l’invisible se confondent : figures masquées, esprits et créatures fabuleuses, êtres qui rêvent et rêves qui prennent forme.Entre le quotidien et le monde des espritsEn Amérique du Sud, terre du réalisme magique, mythes, esprits et vie quotidienne vont souvent de pair, comme une évidence. Cette proximité avec le surnaturel marque aussi le travail des deux artistes péruviens. Leurs images sont surréalistes sans paraître étrangères : elles puisent dans la culture et le folklore du Pérou, dans les rituels et les légendes des Andes, et les traduisent en un langage visuel contemporain où la frontière entre l’ici-bas et l’au-delà devient poreuse.Les rues de LimaDanny Figueroa alias WESR et Jonatan Rivera Enriques alias JADE comptent parmi les fondateurs de la scène urban art et street art péruvienne. Leurs œuvres figuratives aux couleurs vives illuminent de nombreux murs de la capitale péruvienne. Dans les œuvres de WESR reviennent sans cesse les masques traditionnels de l’Ukuku, figure du folklore andin, mi-homme mi-ours, qui sert d’intermédiaire entre le monde des hommes et celui des esprits.Derrière les yeuxDans Behind the Eyes, les deux artistes présentent des dessins et illustrations sur papier ainsi que des peintures acryliques sur toile. Pour JADE, l’exposition à la galerie Pretty Portal est aussi sa première visite en Allemagne.WESRDanny Figueroa alias WESR est né en 1980 à Chiclayo, au Pérou, et a grandi à Lima, où il a débuté comme graffeur en 1996. En septembre 2008, il s’installe à Berlin et fait depuis régulièrement la navette entre le Pérou et sa nouvelle ville d’adoption. Dans ses tableaux, il associe des influences de l’art indigène péruvien à l’esthétique du manga japonais ; masques et visages y donnent naissance à des figures mystérieuses, presque fantomatiques. Ces dernières années, il a peint de grandes fresques à la STROKE Art Fair et au CityLeaks Festival et présenté son travail lors d’expositions à Berlin et à Munich.JADEJonatan Rivera Enriques alias JADE est né en 1983 dans les hauts plateaux andins, dans la région de Junín, et a grandi dans le quartier de Chorrillos, à Lima. Autodidacte, il est venu à l’art par le graffiti. Il a été marqué par l’esthétique des hauts plateaux andins, qu’il connaissait par sa famille, et par l’œuvre des muralistes mexicains Diego Rivera, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros. Ses tableaux racontent des histoires poétiques, souvent oniriques, où réalité sociale et mysticisme surréaliste s’entremêlent.« Behind the Eyes » (In the Streets of Lima) WESR & JADEVernissage vendredi 4 mai 2012, 19h – 23hExposition du 4 au 25 mai 2012Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Prints&Editions-Pretty Portal

Urban Art Künstler setzen sich intensiv mit verschiedenen Drucktechniken bei der Erstellung ihrer Werke auseinander. Als Paste-Ups sehen wir sie in den Straßen, wo sie Teil unserer alltäglichen Wahrnehmung werden. Die Ausstellung „Prints & Editions“ konzentriert sich daher auf diesen Aspekt. Zu sehen sind Holzschnitte, Radierungen und insbesondere Siebdrucke von 2SickBastards, Arno Beck, Base23, BTOY, C215, Decycle, L.E.T., Mexer, Mr. Penfold, Orticanoodles, Remed, Roman Klonek, Sam3, SMASH137, Sweet Toof, Tom Brane und weiteren Künstlern, die von Pretty Portal vertreten werden. Zudem zeigt die Galerie Drucke aus eigener Sammlung, darunter Arbeiten von Blek le Rat, Nick Walker, Paul Insect, Dolk, Faile und Hush. 2SickBastards, Arno Beck, Base23, BTOY, C215, Decycle, DOLK, Faile, Hush, L.E.T., Mexer, Mr. Penfold, Nick Walker, Oliver Räke (MAGIC), Orticanoodles, Paul Insect, Remed, Roman Klonek, Sam3, Shepard Fairey, SMASH137, Sweet Toof, Tom Brane, Valentina Brostean, u.a. Ausstellung : 30.03.-28.4.2012 Vernissage: 30.03.2012, 19-22h

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Pascal Schwendener - GRAND CITY CANYON - Pretty Portal

Endless street canyons, nested skyscrapers, lights that fade into the depths: the cities in Pascal Schwendener's paintings feel like fragments of a dream. And yet they seem astonishingly believable.Cities of the FutureIn Grand City Canyon, Pascal Schwendener presents large-format paintings in which he explores the city and its future. Enchanted, luminous cityscapes, nested, multidimensional high-rises and endless street canyons combine into scenes that could not possibly exist. Therein lies their appeal: Schwendener builds his cities as believable constructs with perfect internal proportions, using them to depict unbelievable scenes. The eye follows the vanishing lines, finds footholds in the details, and yet loses itself again and again in the depths of the image.The InstallationThe exhibition is rounded off by an extensive installation in which Pascal Schwendener translates the theme of the urban landscape into space.An Exceptional TalentBorn in Locarno in 1988, the Swiss artist came to Düsseldorf at the age of 17, making him one of the youngest students ever admitted to the Kunstakademie. He is currently studying in Peter Doig's class. Following Ich in 2010, Grand City Canyon is already his second solo exhibition at Pretty Portal. Back then, a single work depicted a cityscape; now the city takes centre stage. Anyone who sees Pascal Schwendener at work senses an almost obsessive devotion to art. He develops his visual worlds with great meticulousness, line by line, window by window, until countless details add up to an entire city. For us, he is one of the most exceptional young talents we have ever met, and we are very curious to see where his path will take him."Grand City Canyon" Pascal SchwendenerOpening Friday, 17 February 2012, 7 – 11 pmExhibition 17 February – 2 March 2012Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf Note (2026): Pascal Schwendener now works under the name Pascal Sender. After graduating in 2013 as a master student (Meisterschüler) of Peter Doig, he studied at the Royal Academy Schools in London from 2018 to 2022. His work has since been shown by galleries including König Galerie in Berlin and Saatchi Yates in London.

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STENCILS ONLY -Pretty Portal

Avant qu’un pochoir n’apparaisse sur un mur, l’essentiel du travail est déjà accompli. L’image que l’artiste a en tête doit être décomposée en surfaces et en couches, chaque couleur exige son propre pochoir, et chaque découpe détermine l’aspect final de l’œuvre. Pour les pochoirs en plusieurs couleurs en particulier, cette préparation est complexe. Elle façonne le style tout autant que ce qui se passe après la pulvérisation, car de nombreuses œuvres sont ensuite reprises et retravaillées au pinceau. Dans la rue, le pochoir révèle sa véritable force : un motif peut être posé rapidement, encore et encore, en de nombreux endroits, chaque fois presque identique.Peu de techniques ont autant marqué l’image du street art et de l’art urbain contemporain. Les images au pochoir font désormais partie intégrante de l’espace public et influencent le design, la mode et la publicité.Entre photographie et graphismeComme l’an dernier, nous présentons avec STENCILS ONLY 2011 des artistes de la scène urban art européenne qui travaillent au pochoir. Les œuvres de ces sept artistes montrent tout l’espace d’expérimentation qu’offre cette technique. Certaines paraissent photographiques, d’autres graphiques. Elles reprennent des icônes du quotidien et de la culture pop, ou citent et réinterprètent les messages d’autres artistes urbains.BTOY (Barcelone)Derrière BTOY se trouve l’artiste Andrea Michaelsson, venue de la photographie. Ses pochoirs sont réalisés à partir de sources photographiques et mettent en scène des figures féminines des décennies passées, inspirées par les affiches anciennes et par Andy Warhol. En 2008, elle a participé au Cans Festival de Londres.C215 (Paris)Derrière C215 se trouve l’artiste français Christian Guémy, l’un des pochoiristes les plus connus d’Europe. Il représente surtout des personnes en marge de la société, des enfants et, régulièrement, sa fille Nina. Il pose souvent ses pochoirs sur des boîtes aux lettres, des armoires électriques et des portes, le mobilier de la ville.Czarnobyl (Berlin)Né en Pologne, Damian Terlecki vit à Berlin depuis 1993, où la scène punk et squat des années 1990 a marqué son travail. Ses pochoirs à plusieurs couches associent des portraits précis à des dessins de machines et à des pochoirs trouvés. Ils ressemblent à des visions d’un futur dystopique, influencées par des films comme Stalker d’Andreï Tarkovski et par le cyberpunk de William Gibson.ESOB (Düsseldorf)ESOB est issu de la scène graffiti de Düsseldorf et travaille comme graphiste.FAKE (Amsterdam)L’artiste amstellodamois FAKE travaille avec des icônes de la culture pop et du quotidien. Il les recompose avec humour et un regard critique sur la société.L.E.T. (Düsseldorf)L.E.T. signifie « Les Enfants Terribles ». Depuis 1992, l’artiste marque les rues de sa ville natale, Düsseldorf, de pochoirs et de collages. Avec un clin d’œil, il s’attaque aux questions de son temps et aux travers de notre société de consommation et de divertissement.PISA73 (Berlin)PISA73 est artiste et designer, et graffeur depuis les années 1990. Il a étudié la communication visuelle à la Hochschule Pforzheim. Il est connu pour ses pochoirs à plusieurs couches, réalisés à partir de ses propres photographies.« STENCILS ONLY 2011 » BTOY, C215, Czarnobyl, ESOB, FAKE, L.E.T., PISA73 Vernissage : vendredi 14 octobre 2011, 19h – 23h Exposition : du 14 octobre au 11 novembre 2011 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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D’ordinaire, une galerie ne montre que le résultat : des tableaux achevés, encadrés, accrochés, éclairés. La manière dont ils voient le jour reste cachée. Work in Progress renverse cette logique et fait du processus artistique lui-même l’exposition.L’atelier dans la galerieDu 17 au 24 juin, Arno Beck et Pascal Schwendener installent leur atelier dans les espaces de la galerie Pretty Portal. Une partie des œuvres de l’exposition qui suivra est créée directement sur place. Pendant cette période, les visiteurs sont chaleureusement invités à regarder par-dessus l’épaule des deux artistes, à découvrir l’évolution des œuvres et à suivre le processus de création. Quatre soirs durant, du 20 au 23 juin, un théâtre d’ombres nocturne aura également lieu. L’exposition ouvrira enfin ses portes le 24 juin.Deux étudiants de l’AcadémieLes deux artistes étudient à la Kunstakademie de Düsseldorf, Pascal Schwendener auprès de Peter Doig, Arno Beck auprès d’Eberhard Havekost. Et tous deux ont déjà présenté une exposition personnelle chez nous : Pascal Schwendener en mars 2010 avec Ich, Arno Beck en août 2010 avec Vertical Ghetto.Pascal SchwendenerOriginaire de Suisse, Pascal Schwendener a été admis à 17 ans comme l’un des plus jeunes étudiants de la Kunstakademie de Düsseldorf ; il étudie aujourd’hui auprès du professeur Peter Doig. Ses grands formats ont rapidement attiré l’attention, et son passé de graffeur s’y lit clairement. Univers formels imbriqués et futuristes, biocomputers et visions fantastiques de l’avenir définissent ses motifs.Ses tableaux exercent une fascination immense et captivent immédiatement le spectateur. Des paysages urbains enchantés et étrangement déserts, faits de tours fragiles et de tubes sans fin, ressemblent à des fragments de rêve : des structures crédibles aux proportions internes parfaites, qui représentent des scènes incroyables. Plus on s’approche de ses tableaux, plus ils deviennent abstraits et complexes, détail après détail surgissant de la surface. Comme des couches de terre, de roche et de pierre, Schwendener superpose des strates de vision dans lesquelles le monde se concentre. Des bleus et des orangés lumineux, utilisés avec parcimonie, insufflent la vie à ses tableaux et guident le regard à travers son univers surréaliste.Grâce à ses études, le jeune artiste connaît aussi bien la peinture classique que le graffiti et la bande dessinée, et s’efforce d’intégrer tous les moyens et toutes les techniques de la peinture dans ses œuvres. Pascal Schwendener est considéré à juste titre comme l’étoile montante des étudiants de l’Académie.Arno BeckArno Beck étudie depuis 2006 à la Kunstakademie de Düsseldorf, notamment auprès de Markus Lüpertz, Reinhold Braun et Eberhard Havekost. Dans sa pratique artistique, il se réinvente sans cesse et expérimente constamment de nouvelles techniques et de nouveaux styles. Éléments graphiques, photographie et impression rencontrent le dessin et des structures gestuelles. Bombe aérosol, acrylique, huile, encre, collage et impression se mêlent sur toile, sur papier et sur bois. Il puise notamment dans un vocabulaire visuel acquis lors de son travail artistique dans l’espace public, dans des usines désaffectées et sur des friches industrielles. Pour ses œuvres novatrices consacrées à l’urbanité et à l’architecture, Arno Beck a reçu le 10e Hogan Lovells Kunstförderpreis.« Work in Progress » Arno Beck & Pascal SchwendenerAtelier ouvert à la galerie du 17 au 24 juin 2011Théâtre d’ombres nocturne du 20 au 23 juin 2011, 19h – minuitVernissage vendredi 24 juin 2011, 19h – 23hExposition du 24 juin au 16 juillet 2011Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : Pascal Schwendener travaille aujourd’hui sous le nom de Pascal Sender. Après avoir obtenu son diplôme de Meisterschüler de Peter Doig, il a étudié aux Royal Academy Schools de Londres. Arno Beck a obtenu son diplôme de Meisterschüler d’Eberhard Havekost et s’est fait connaître à l’international surtout grâce à ses dessins tapés à la machine à écrire. Les deux artistes sont aujourd’hui établis sur le marché international de l’art.

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BASE23 - Morten Anderson - Pretty Portal

Des chiens de l’enfer venus du Nord : sous ce titre se rencontrent deux peintres issus tous deux de la bombe, qui l’ont emmenée dans des directions opposées. Chez Morten Andersen, la forme se dissout en lignes, en strates et en rythme. Chez BASE23, elle se condense en créatures, en divinités et en êtres mécaniques.Morten Andersen : des lignes en mouvementAvec Hell Hounds from the North, nous présentons des œuvres de Morten Andersen qui relèvent de la néo-abstraction, également appelée abstract urban contemporary art. Des artistes comme Futura 2000, Boris Tellegen et José Parla sont associés à ce courant. Andersen peint des lignes courbes, des formes abstraites, des superpositions et des motifs graphiques, qu’il déforme en une structure rythmique de tonalités, de contrastes forts et d’éléments visuels puissants.Ses tableaux sont pleins d’énergie et riches en détails. Les éléments se déploient en éventail puis se rejoignent en un tout, comme les vagues d’un ressac. Les nombreuses couches de couleurs et de formes ouvrent sur un univers entre émotion et calcul. Ses origines dans le graffiti restent lisibles dans son écriture.BASE23 : des dieux armés de popBASE23 crée des créatures gigantesques : fusions d’animal et de machine, divinités sud-américaines qui semblent projetées depuis le futur, dragons chinois, totems autochtones et figures tiki. Dans un environnement urbain plutôt gris, il mise sur des couleurs vives et éclatantes.Ses dieux animaux mythiques s’éveillent sur la toile, entrent dans un monde prosaïque et conquièrent leur place dans les consciences avec les armes du pop. D’une forme accomplie et d’une force martiale, ces dieux futuristes trouvent leur chemin dans l’espace urbain. BASE23 associe pop surréalisme et graffiti, imagerie ethnique et science-fiction.À propos des artistesMorten Andersen est né en 1976 à Aalborg. Dans les années 1990, il était actif comme graffeur. Des années de travail à la bombe l’ont mené des éléments typographiques vers un univers de couleurs et de formes de plus en plus libre et abstrait. Ses œuvres sont exposées depuis longtemps dans des galeries et des expositions au Danemark. Ces dernières années, elles ont également été présentées à Berlin à la Stroke Art Fair, ainsi qu’à Barcelone, Londres, New York et Miami, pendant Art Basel Miami Beach.BASE23 a découvert la bombe comme outil de création en 1989 et n’a cessé depuis d’en développer l’usage. Il a étudié le graphisme et la typographie et vit et travaille comme artiste indépendant à Berlin. Ces dernières années, des galeries de Barcelone, Londres, Melbourne, Paris et Berlin ont montré ses tableaux.« Hell Hounds from the North » BASE23, Morten Andersen Vernissage : vendredi 25 mars 2011, à partir de 19h Exposition : du 25 mars au 29 avril 2011 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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REMED - DUALITY - Pretty Portal

Deux visages de profil, dos à dos, et au-dessus d'eux un œil unique et vigilant : dans les tableaux de REMED, les contraires se rencontrent et forment ensemble un tout. Clair et obscur, chaud et froid, intérieur et extérieur, raison et émotion.Les deux faces d'un toutDuality est le fil conducteur de cette exposition. REMED oppose formes et couleurs, figures et symboles de telle sorte qu'ils se reflètent, se complètent et se soutiennent mutuellement. Des aplats géométriques nets aux couleurs franches et saturées rencontrent des profils humains stylisés, les cercles répondent aux triangles, le noir au jaune et à l'orange lumineux. Ses tableaux vont droit à l'essentiel, empreints de l'air du temps et pourtant intemporels.Un saut à travers quatre décenniesREMED puise dans les styles graphiques des années 1970, la « New Image » des années 1980, la typographie et le graffiti, pour en tirer un langage visuel bien à lui. Tel un saut dans le temps, ses tableaux traversent l'imagerie des quarante dernières années, sans jamais tomber dans la nostalgie.De Lille à MadridLa France est depuis longtemps un terreau fertile pour des styles de street art et de graffiti hors du commun. Rien d'étonnant, donc, à ce que le travail de l'artiste urbain français REMED soit si différent et rafraîchissant. Né en 1978 à Lille, il découvre d'abord la peinture dans un atelier de sa ville natale. Mais la rue l'attire bientôt : il veut dépasser les limites de l'atelier et montrer son travail. À coups de stickers et de bombe, il porte ses idées et ses messages dans l'espace urbain. Depuis le milieu des années 2000, REMED vit et travaille à Madrid. Son nom d'artiste est tout un programme : il vient de l'expression « l'art comme remède ».Très demandé en EuropeSes œuvres et peintures murales figurent dans de nombreuses publications consacrées au street art. REMED compte actuellement parmi les artistes urbains les plus demandés : rien que cette année, son travail a déjà été présenté à la Carhartt Gallery à Madrid, chez Avia Pervia à Bologne et à la Pure Evil Gallery à Londres. Avec Duality, il est aujourd'hui l'invité de la galerie Pretty Portal à Düsseldorf.« Duality » REMEDVernissage vendredi 22 octobre 2010Exposition du 22 octobre au 19 novembre 2010Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Arno Beck - Vertical Ghetto - Pretty Portal

Des maisons empilées les unes sur les autres, imbriquées, qui envahissent la colline sans plan ni architecte : les favelas brésiliennes ne suivent aucun ordre, et pourtant elles donnent naissance à une structure singulière et pleine de vie.L’architecture comme processus organiqueInspiré par ses voyages en Amérique latine, et en particulier par ses visites dans les favelas brésiliennes, Arno Beck explore l’architecture comme un processus organique. Dans ses tableaux, il crée une nouvelle spatialité : des paysages architecturaux qui ne sont pas planifiés, mais qui poussent, prolifèrent même, absurdes et sans fonction. Il puise notamment dans un vocabulaire visuel acquis lors de son travail artistique dans l’espace public, dans des usines désaffectées et sur des friches industrielles.Trois phasesDans son processus de travail, Arno Beck fait appel à des techniques et à des matériaux très variés. Éléments graphiques, photographie et impression rencontrent le dessin et des structures gestuelles. Bombe aérosol, acrylique, huile, encre, collage et impression se mêlent sur toile, sur papier et sur bois. L’exposition présente trois phases de sa réflexion sur le sujet : d’abord des linogravures réalisées à partir de compositions photographiques, puis l’association de ces linogravures à la peinture, au collage et au dessin, et enfin la dissolution des structures concrètes. Pour Arno Beck, cette dernière étape constitue l’essence et la conséquence logique de son processus de travail.À propos de l’artisteArno Beck est né en 1985 à Bonn. Depuis 2006, il étudie à la Kunstakademie de Düsseldorf, notamment auprès de Markus Lüpertz, Reinhold Braun et Eberhard Havekost. Vertical Ghetto est sa première exposition personnelle.« Vertical Ghetto » Arno BeckVernissage vendredi 27 août 2010Exposition du 27 août au 17 septembre 2010Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : Arno Beck a obtenu son diplôme en 2015 en tant que Meisterschüler d’Eberhard Havekost. Il s’est depuis fait connaître à l’international avec des œuvres qui transposent l’imagerie numérique dans des techniques analogiques, en particulier ses dessins tapés à la machine à écrire. Son travail a notamment été présenté à la Nino Mier Gallery à Los Angeles et à la Joshua Liner Gallery à New York, et sa première monographie est parue chez Hatje Cantz en 2021.

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ecb - HENDRIK BEIKIRCH - Faces of hope and struggle

Un pizzaïolo de Brooklyn, une ouvrière d’usine ukrainienne : au fil de ses voyages, Hendrik Beikirch rencontre des personnes dont les visages racontent des histoires, histoires de dur labeur et d’espoir d’une vie meilleure.Entre labeur et espoirAu cœur de Faces of Hope and Struggle se trouvent des portraits grand format. Lors de ses voyages, Hendrik Beikirch a esquissé des personnes qui l’ont frappé par leur rayonnement particulier et leur expression singulière, entre effort et espoir. Les portraits saisissent par leur réduction à la personne et la montrent volontairement de face. Formellement, ils rappellent ainsi la représentation optimisée pour la biométrie des photos d’identité modernes. Mais là où la photo d’identité ne fait qu’identifier, les visages de Beikirch racontent une vie.Bombe, acrylique et eauCes dernières années, Hendrik Beikirch a développé une technique qui lui est propre, associant bombe aérosol, acrylique et eau, et qui crée sur la toile une esthétique d’esquisse rappelant l’aquarelle. Des strates de texte sont intégrées au vernis et ne se révèlent que lorsque le spectateur change de position devant le tableau et que la lumière s’y reflète autrement. Outre les toiles, les esquisses originales sont également présentées.Du lieu au visageFaces of Hope and Struggle est la deuxième exposition d’Hendrik Beikirch à la galerie Pretty Portal. Dans Einen Sommer, il montrait des lieux et des scènes nocturnes découverts sur le chemin de ses interventions nocturnes dans l’espace public. Pour la première fois, il place désormais les êtres humains eux-mêmes au centre.À propos de l’artisteHendrik Beikirch est né en 1974 à Kassel. À la fin des années 1980, il prend pour la première fois une bombe aérosol en main et laisse sa marque sur les trains. Il étudie ensuite la pédagogie artistique à Coblence, où il vit et travaille aujourd’hui. Depuis les années 1990, il est une figure incontournable de la scène graffiti et street art sous son tag ecb.« Faces of Hope and Struggle » ecb · Hendrik BeikirchVernissage vendredi 18 juin 2010, 19hExposition du 18 juin au 16 juillet 2010Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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SAM3 - Nice to meet you - Pretty Portal

Devant un éventail de lumière, une silhouette noire tient son propre visage dans la main, ôté comme un masque, et le contemple. Là où il se trouvait encore brille un crâne turquoise. Nice to meet you : celui qui regarde derrière sa propre façade se rencontre lui-même, et rencontre sa propre finitude.RencontresLes rencontres sont au cœur de l'exposition : avec les autres, avec notre environnement, avec nous-mêmes. Dans ses œuvres, SAM3 pose des questions philosophiques classiques sur l'identité, l'éphémère et notre place dans le monde. Il observe la vie en société d'un regard ironique, poétique et surtout provocateur.Des silhouettes dans la villeSAM3 s'est fait connaître par ses peintures murales en silhouettes, parfois hautes comme des immeubles, qui font souvent référence à leur environnement urbain immédiat. Des figures et des animaux noirs gigantesques semblent se déplacer le long des façades, saisir des objets dans la rue ou veiller sur les passants. L'image entre ainsi en dialogue avec son environnement, et la ville elle-même devient partie du récit.Moins, c'est plusSAM3 n'a le plus souvent besoin que du noir et du blanc. Le turquoise éclatant du motif de l'exposition est donc une véritable exception dans son œuvre. C'est précisément cette retenue, associée à un style en partie graphique, qui confère à ses images une présence singulière. Malgré, ou justement grâce à leur simplicité, elles invitent à la réflexion et dévoilent leur message peu à peu. Ses œuvres sont dominées par des éléments figuratifs en métamorphose avec leur environnement. Les racines en sont un élément stylistique important : elles jaillissent de ses figures comme des structures fantastiques et ornementées, comme si l'homme et la nature se fondaient l'un dans l'autre.À propos de l'artisteNé en Espagne, SAM3 vit actuellement à Madrid mais peint dans le monde entier, souvent non seulement des images, mais des histoires entières. Il les raconte dans ses courts-métrages expérimentaux en stop motion, où ses personnages se déplacent sur les murs, grandissent et se transforment.« Nice to meet you » SAM3Vernissage vendredi 7 mai 2010, 19h – 23hExposition du 7 mai au 4 juin 2010Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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„Schwarz auf weiss“ basiert auf der Idee, durch den Verzicht von Farben das Wesentliche in den Mittelpunkt zu stellen. Unter diesem Motto zeigen im April über vierzig internationale Graffiti und Urban Art Künster ausgewählte Arbeiten in der Galerie Pretty Portal. Die Künstler präsentieren Character, Styles und Grafiken die sich mit der „style needs no color“ Philosophie auseinandersetzen.„Schwarz auf weiss/ Style needs no color“Vernissage: 09.04.2010 ab 19h Ausstellung: 09.04. – 30.04.2010 3steps, Abe, Acse, Aro, Arsek (BG), Bark in the Yard (UK), Biser, Blaze, Bobsmade, Boris, Caktus&Maria, Cybe, Dennis Seide (DK), Deko, Desan21 (CH), Dome, Dosek (CH), Dust, Duster132 (FR), Eitel, Erase (BG), Erik Hancock (US), Ezra (CH), Formfieber, Hombre, Honsar, Karltoon, Hari D, Karöe, Keos 1, Kornel (CH), Lasse, Magic, Mike Hyp (US), Miedo12 (ES), Monsta (FR), Morten Anderson (US), Mr.Moes (CH), Note (CH), Nychos (AT), Pheks (CH), Pixeljuice23, Pixelpancho, Pndk (FR), Push (CH), Rips (CH), Rusl, Semor, Sir21, Shame, Schwarzmaler (CH), Story, Tomsta (AT),View (CH), WALEE (FR), Zone56, Zonenkinder

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Ich, « moi » en allemand : un titre d'exposition pourrait difficilement être plus court, ni plus personnel. Avec sa première exposition personnelle à Düsseldorf se présente un jeune artiste qui fait déjà sensation à la Kunstakademie.Couche après coucheUnivers formels imbriqués et futuristes, biocomputers et visions fantastiques de l'avenir définissent les motifs des œuvres de Pascal Schwendener. Nombre de ses tableaux s'aventurent dans l'abstraction, certains font preuve d'une rigueur graphique, l'un d'eux représente un paysage urbain. Plus on s'approche de ses grands formats, plus ils deviennent abstraits et complexes : détail après détail surgit de la surface. Comme des couches superposées de terre, de roche et de pierre, Schwendener superpose des strates d'images dans lesquelles le monde se condense.Graffiti, bande dessinée et peinture classiqueLe passé de graffeur de Schwendener se lit clairement dans ses œuvres. Elles révèlent en même temps des influences de la peinture classique et de la bande dessinée. Dans son processus de création, il s'efforce d'intégrer tous les moyens et toutes les techniques de la peinture.Une étoile montante de l'AcadémieIl y a quatre ans, cet artiste suisse de 22 ans a été admis comme l'un des plus jeunes étudiants de la Kunstakademie de Düsseldorf ; il étudie aujourd'hui auprès du professeur Peter Doig. Ses grands formats ont rapidement attiré l'attention, et il est considéré comme une étoile montante parmi les étudiants de l'Académie. Pretty Portal présente aujourd'hui sa première exposition personnelle à Düsseldorf.« Ich » Pascal SchwendenerVernissage vendredi 5 mars 2010, à partir de 19hExposition du 5 au 26 mars 2010Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : Pascal Schwendener travaille aujourd'hui sous le nom de Pascal Sender. Après avoir obtenu en 2013 le titre de Meisterschüler de Peter Doig, il a étudié de 2018 à 2022 aux Royal Academy Schools de Londres. Son travail a depuis été présenté notamment par la König Galerie à Berlin et par Saatchi Yates à Londres.

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Peeta - Sparkle&Fade - Pretty Portal

Buchstaben, die sich aus der Wand zu wölben scheinen, sich drehen, falten und ineinander verschlingen: Peetas Graffiti wirken wie dreidimensionale Körper, und doch sind sie gemalt.Vom Buchstaben zur SkulpturDer Stil des italienischen Graffiti-Künstlers Peeta ist aufsehenerregend. Ausgehend von frühen Arbeiten mit organischen Formen, entwickelte er bald seinen charakteristischen typografischen Stil, der mit einer einzigartigen 3D-Technik und beeindruckender visueller Tiefe besticht. Zunächst war er vor allem als Sprayer aktiv, heute ergänzen Leinwandarbeiten und Skulpturen seine Graffiti. Für Peeta schließen sich diese Medien nicht aus, sondern inspirieren sich gegenseitig: Bei der Arbeit an einer Skulptur bekommt er immer wieder neue Ideen für seine Wandarbeiten, und umgekehrt regen ihn seine 3D-Style-Graffiti dazu an, diese furiosen Formen als Skulpturen umzusetzen. Was auf Wänden und Mauern prominent und dynamisch daherkommt, wird auf der Leinwand intimer, aber nicht weniger energiegeladen. Bei Pretty Portal zeigt Peeta seine Leinwandarbeiten und Skulpturen nun erstmals in einer deutschen Galerie.Zwischen Italien und New YorkPeeta, mit bürgerlichem Namen Manuel Di Rita, griff 1993 in einer kleinen Stadt zwischen Venedig und Padua zum ersten Mal zur Sprühdose. Sechzehn Jahre später sind seine Arbeiten aus der internationalen Graffiti-Szene nicht mehr wegzudenken. Neben Italien hat auch das Mekka des Graffiti sein Schaffen geprägt: Anfang 2000 wurde er Mitglied der New Yorker FX Crew und später der RWK Crew. In Italien gehört er zur EAD Crew. Gemeinsam mit anderen namhaften Künstlern, darunter ECB und Loomit, die beide bereits bei Pretty Portal zu sehen waren, arbeitet Peeta weltweit immer wieder an neuen Projekten.Graffiti und DesignManuel Di Rita ist nicht nur Street Artist, sondern arbeitet auch im Industrie- und Produktdesign. Diese Erfahrung ist ein weiterer Impuls für seine Kunst und zeigt sich vor allem in seinen Skulpturen. Sie werden mit industriellen Methoden gefertigt, und auch die Materialwahl folgt dieser Logik: Polyurethan, Acetat und Holz treffen auf Pappe, Papier und Leder. Gerade diese Verbindung aus Graffiti und Design zeichnet Peetas Arbeiten aus und treibt seine künstlerische Entwicklung stetig voran.„Sparkle and Fade“ PeetaVernissage Freitag, 30. Oktober 2009, 19 – 23 UhrAusstellung 30. Oktober – 27. November 2009Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 Düsseldorf

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Vier-MAGIC, ARO, SUKI BAMBOO; BISERAMA - Pretty Portal

Ornements floraux dans l’esprit de l’Art nouveau, explosions de couleurs numériques, codes de la ville et figures composées uniquement de lèvres et de dents : quatre écritures se rencontrent ici. Toutes prennent racine dans le graffiti, et pourtant elles partent dans des directions très différentes.Pour la première fois en groupeAvant la pause estivale, nous présentons l’exposition collective VIER (Quatre). Suki Bamboo, ARO, Oliver « MAGIC » Räke et Biserama exposent ici ensemble pour la première fois. On y découvre un mélange de connu et de nouveau : illustration et graphisme, images créées sur ordinateur, travaux typographiques et sculptures faites à la main.The Teeth ProjectLes sculptures de Biserama en sont un temps fort. Sous le nom de The Teeth Project, il crée des toys faits main dont la forme de base se réduit aux seules lèvres et dents, à la bouche avec toutes ses qualités et possibilités. Ces figures étranges sont principalement réalisées en plâtre d’albâtre durci et en peinture aérosol, auxquels s’ajoutent latex liquide, silicone, bois et plexiglas.À propos des artistesSuki Bamboo (Bianca Angela Litscher) est active comme graffeuse depuis 1992. Depuis, elle a développé son style avec constance, en associant dessin à la main et techniques numériques. Graphiste de formation, elle suit un style d’illustration bien à elle, à la fois affirmé et romantique. Son travail est marqué par le street art, le graphisme moderne, les formes florales de la Belle Époque et l’Art nouveau décoratif. Au centre de ses compositions se trouve la figure, avec une grande attention portée à l’esthétique de la forme et à l’harmonie des couleurs.ARO (Christian Schupp) est un graphiste de Coblence qui se soucie peu des conventions et des règles. Il trouve son inspiration dans tout ce qu’il voit et vit. Ces impressions du quotidien, mais aussi ses rêves et ses fantasmes, prennent vie sur ordinateur. Il en résulte des images pleines d’énergie, colorées et toujours surprenantes, qui éveillent à leur tour des rêves et des fantasmes.Oliver « MAGIC » Räke a longtemps été actif comme graffeur. Par cette pratique et son travail de graphiste, il entretient un lien fort avec la culture urbaine. L’architecture, les codes des villes et la typographie sont ses sources d’inspiration privilégiées. Il a commencé le graffiti dès les années 1980, ce qui fait de lui l’un des premiers artistes de street art de l’ouest de l’Allemagne. Parallèlement à son travail artistique, il fait partie du studio de design Dadaluxe à Düsseldorf.Biserama (Alexander Becherer) est un jeune artiste du sud de l’Allemagne qui parcourt le monde avec un regard ouvert sur les détails et les petites choses. Selon ses propres dires, ses œuvres naissent le plus souvent entre 20h et midi. Elles sont expressives et provocantes, portées par l’esprit de combat, la volonté, l’honnêteté et la liberté. À côté du graffiti, il a toujours eu une passion pour les jouets, d’où est né The Teeth Project.« VIER » Suki Bamboo, ARO, Oliver « MAGIC » Räke, Biserama Vernissage : vendredi 12 juin 2009, 19h – 23h Exposition : du 12 juin au 17 juillet 2009 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf

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ecb-Hendrik Beikirch - Pretty Portal

Escaliers, ponts, clôtures et passages, sous un vaste ciel, et toujours ce regard plongé dans une forêt sombre : les tableaux d’Hendrik « ecb » Beikirch montrent les lieux où naît le graffiti, et les chemins qui y mènent. On s’y retrouve dans une vision mélancolique des souterrains urbains, qui se font de plus en plus rares.La rue comme sujetOriginaire de Kassel, l’artiste est une référence de la scène graffiti et street art depuis le milieu des années 1990. Contrairement aux transpositions déjà connues des signes de la rue dans l’espace de la galerie, ecb ne cherche pas à faire du white cube une rue. Il présente au contraire des œuvres sur toile qui font le portrait de la rue elle-même : la patrie du graffeur. Avec une précision photographique, il bombe des escaliers, des ponts et des clôtures sombres. À leurs côtés, des vues de forêt : silhouettes d’arbres sombres sur un ciel blafard, troncs qui se perdent dans la brume et le crépuscule. Elles montrent les marges de la ville, ces lieux silencieux que l’on traverse au fil des trajets nocturnes.Le graffiti, un art de l’espaceLe graffiti comme esthétique entre art et dégradation, comme langage de la vitesse de nomades urbains : ces descriptions des peintures murales à la bombe sont depuis longtemps courantes. Avec ses toiles, ecb ne suit pourtant pas tant le chemin de l’underground vers la respectabilité des galeries. Il montre plutôt que le graffiti est avant tout un art de l’espace et de sa mise en scène. Il ne transpose donc pas sur la toile le langage des murs, mais les décors topographiques dans lesquels il prend place. Au-dessus de ses escaliers, de ses ponts et de ses passages s’étend souvent un vaste ciel, signe anarchique de l’espace ouvert auquel l’art du graffiti est en réalité destiné.Une beauté éphémèreDans ces visions, l’anonymat et la clandestinité de la pratique se muent en une perfection presque photographique. La palette volontairement réduite, les flous et les coulures dégagent la mélancolie d’une époque révolue, comme les images des débuts de la photographie. Le graffiti s’est ici figé en un art de la beauté éphémère.À propos de l’artisteHendrik Beikirch est né en 1974 à Kassel. À la fin des années 1980, il prend pour la première fois une bombe aérosol en main et laisse sa marque sur les trains. Il étudie ensuite la pédagogie artistique à Coblence, où il vit et travaille aujourd’hui. Einen Sommer (Un été) est sa première exposition personnelle à la galerie Pretty Portal.« Einen Sommer » ecb · Hendrik BeikirchVernissage vendredi 8 mai 2009, à partir de 19hExposition du 8 mai au 5 juin 2009Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : un an plus tard, ecb présentait pour la première fois ses portraits à la galerie Pretty Portal, dans Faces of Hope and Struggle. C’est grâce à ces portraits qu’il s’est depuis fait connaître dans le monde entier. En 2012, il a peint à Busan, en Corée du Sud, une fresque d’environ 70 mètres de haut, alors la plus haute d’Asie.

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Du tableau surgit un cochon. Ce n’est qu’au second regard qu’apparaissent, derrière les trous du masque brillant, des yeux humains. Dans sa bouche, une pomme, comme celle du cochon de lait sur une table de fête. L’être humain qui se montre ici est à la fois familier et étranger : un étranger familier.Masques, pouvoir et soumissionAvec Bekannter Fremder (Étranger familier), nous présentons des œuvres dans lesquelles case reprend des motifs issus de l’univers du fétichisme : masques, latex, jeu de domination et de soumission. Non pas au sens sexuel, comme on pourrait d’abord le penser. Ce qui intéresse case, ce sont ces schémas dans la vie quotidienne : la manière dont les gens se déguisent et s’adaptent, dont ils dominent et se soumettent.La figure au masque de cochon, une pomme dans la bouche, peut se lire comme un commentaire sur le commandement biblique de soumettre la terre (Genèse 1,28). Celui qui veut dominer la nature se retrouve ici lui-même dans le rôle de l’animal, dressé comme un rôti de fête.Surface lisse, fond brutÀ la bombe, case travaille ses personnages jusque dans le moindre détail. Ils paraissent outrageusement maquillés, lisses, presque glissants, d’une beauté parfaite et grotesque à la fois. Les motifs naissent en collaboration avec sa femme, qui met en scène et photographie les modèles.Le fond crée le contraste. De petits fragments de carton, provenant surtout des emballages de bombes de peinture, sont fixés sur bois avec de la colle, du ruban adhésif et des agrafes, tantôt au hasard, tantôt en mosaïque. La surface ainsi obtenue évoque les irrégularités que l’on ne trouve que sur les murs. Sur le motif de l’invitation, on la voit sur le bord droit : du carton ondulé traversé de traits noirs.La peinture minutieuse et la texture morbide du fond donnent à ces œuvres leur charme particulier. Comme une empreinte digitale, chaque fond, et donc chaque œuvre, est unique.À propos de l’artisteNé en 1979, case a grandi à Schmalkalden, en Thuringe, où il a peint son premier mur au début des années 1990, vers l’âge de 15 ans. À 30 ans, il travaille à la bombe depuis plus de 16 ans : d’abord dans la rue, sur des bâtiments désaffectés et toutes sortes de murs, aujourd’hui aussi pour des galeries. Peintre en bâtiment de formation, case a étudié la restauration à la Fachhochschule Erfurt, dont il est diplômé. Il vit et travaille aujourd’hui à Francfort-sur-le-Main.En 1999, il commence à peindre avec AKUT, la moitié masculine du duo HERAKUT, et RUSK. TASSO les rejoint en 2001 ; depuis, le groupe se présente sous le nom de Ma’Claim. Le crew est connu pour sa technique photoréaliste à la bombe et a rapidement contribué de manière décisive au photoréalisme sur la scène internationale du graffiti.« Bekannter Fremder » case Vernissage : vendredi 27 mars 2009, 19h Exposition : du 27 mars au 20 avril 2009 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 Düsseldorf Note (2026) : Les membres de Ma’Claim ont ensuite suivi chacun leur propre voie. case, aujourd’hui connu aussi sous le nom de Case Maclaim, s’est surtout fait connaître par ses fresques monumentales de mains superposées, symboles d’unité et de force. Ses œuvres sont aujourd’hui présentes dans plus de 20 pays, dont « The Beekeeper » pour l’Urban Art Biennale 2019 sur le site de la Völklinger Hütte, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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NYCHOS The weird-Pretty Portal

Un rideau de scène s’ouvre. Derrière, un lapin aux dents proéminentes se baigne dans un récipient géant qui évoque une tasse à café, des tentacules s’enroulent hors de la mousse, un petit homme coiffé d’un chapeau se tient en équilibre sur le bord, et en bas, une petite figure à tête carrée regarde le public. Des ornements Art nouveau encadrent la scène, sous laquelle on lit : « From Stupid to Cute! » C’est ainsi que l’invitation accueille au Grotesque Theatre Café.Un café viennois peuplé de créaturesEn février, nous présentons trois artistes de street art venus de Vienne : Nychos, Miss Isa et El Lasso. Ils transforment la galerie en un café coloré et bizarre. Leurs compositions illustratives fourmillent d’êtres et de créatures fantastiques et racontent un monde étrange, parfois abyssal. On pense à la nouvelle de John Irving La Pension Grillparzer, où une pension viennoise est peuplée d’hôtes singuliers.Sont présentées des œuvres à l’acrylique, à la bombe et à l’encre sur papier, bois et toile.À propos des artistesNychos est né en 1982 à Bruck an der Mur, en Styrie, et vit à Vienne depuis 2004. Adolescent, il voulait déjà devenir auteur de bande dessinée ; à 17 ans, il découvre le graffiti. Fan déclaré de cartoons et de comics, il dessine avec une rapidité exceptionnelle, possède un style graphique et compte, par son infatigable énergie créatrice, parmi les graffeurs les plus connus d’Autriche.Miss Isa aime les choses kitsch, grotesques et drôles. Ses personnages leur ressemblent : tantôt ils paraissent tout mignons, tantôt ils semblent prêts à s’arracher les yeux, selon la situation et la couleur choisie.El Lasso laisse transparaître dans son art un rayonnement positif. Des personnages tendres, des monstres et des têtes de caractère, qu’il appelle « G’sichterl und Maxerl » (en dialecte viennois, « petites frimousses et petits bonshommes »), peuplent ses univers.« Grotesque Theatre Café » Nychos, Miss Isa, El Lasso Vernissage : jeudi 5 février 2009, 19h – 23h Exposition : à partir du 5 février 2009 Pretty Portal, Brunnenstraße 12, 40223 DüsseldorfNote (2026) : À partir de 2011 environ, Nychos a développé le style qui l’a fait connaître dans le monde entier : dissections, coupes transversales et vues aux rayons X d’animaux et d’icônes de la culture pop. Ses grandes peintures murales, qui dévoilent l’anatomie des êtres vivants, sont visibles partout dans le monde. À Vienne, il dirige l’atelier et espace d’art Rabbit Eye Movement.

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Stefan Strumbel-What the fuck is heimat - Pretty Portal

Horloge à coucou, Bollenhut et Bambi : peu de choses incarnent autant la Forêt-Noire, et ce que beaucoup entendent par Heimat, ce mot allemand qui désigne à la fois le foyer, la terre natale et le sentiment d’appartenance. Stefan Strumbel prend ces symboles au pied de la lettre, les pousse à l’extrême et pose une question simple mais dérangeante : What the fuck is Heimat ?La Heimat revisitéeStefan Strumbel compte parmi les jeunes étoiles montantes du marché de l’art international. Originaire d’Offenbourg, en Forêt-Noire, l’artiste joue avec les clichés et les stéréotypes, qu’il exagère jusqu’à l’absurde. Who killed Bambi? ou What the fuck is Heimat? sont des titres révélateurs de ses œuvres. Il rompt avec les symboles traditionnels, les confronte à la provocation et les débarrasse ainsi de la poussière du folklore. Le résultat n’est ni une glorification ni une simple moquerie, mais une invitation à repenser ce que signifie aujourd’hui la Heimat.Bollenhut et fusil de chasseVenu du graffiti, Strumbel travaille au pochoir, mais applique cette technique aux motifs de sa région natale. Ses femmes et ses fillettes coiffées du Bollenhut, le chapeau traditionnel de la Forêt-Noire orné de gros pompons, tiennent un fusil de chasse ou sont représentées en train de consommer de la cocaïne et de l’héroïne. Le contraste ne pourrait être plus saisissant : l’emblème de l’innocence rurale se heurte à la violence et à l’ivresse.Horloges à coucou et grenadesStrumbel s’attaque aussi à l’horloge à coucou, symbole par excellence de la Forêt-Noire dans le monde entier. Il la peint dans des couleurs pop criardes, orne ses sculptures d’os, de têtes de mort et d’armes, et à la place des traditionnelles pommes de pin, ce sont des grenades à main qui pendent au bout des chaînes en guise de poids. Le souvenir devient ainsi une œuvre d’art qui oscille entre kitsch et provocation, entre amour de la terre natale et critique de celle-ci. Karl Lagerfeld est lui aussi conquis : il vient de se faire portraiturer dans le magazine stern avec son horloge à coucou pop art signée Stefan Strumbel.De Munich et Berlin à DüsseldorfLes 18 et 20 octobre, Stefan Strumbel est présenté aux côtés de Dare, Toast et Blek le Rat à Munich et à Berlin. Âgé de 56 ans, le Français Blek le Rat, surnommé à l’international le « Godfather of Stencil », compte avec Banksy parmi les figures majeures de l’art du pochoir. Le 24 octobre, Stefan Strumbel inaugure ensuite son exposition personnelle à la galerie Pretty Portal.À propos de l’artisteStefan Strumbel est né en 1979 à Offenbourg, où il vit et travaille toujours. Dans les années 1990, il était actif comme graffeur, et déjà à l’époque, des motifs traditionnels se glissaient dans son travail.« What the fuck is Heimat » Stefan StrumbelVernissage vendredi 24 octobre 2008, 19h – 23h DJ Orson (Version)Exposition du 24 octobre au 21 novembre 2008 du lundi au vendredi, 15h – 19hPretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : Stefan Strumbel est aujourd’hui l’un des artistes pop allemands les plus connus. Il a notamment transformé la façade du château de Karlsruhe en horloge à coucou géante et conçu l’intérieur d’une église à Kehl-Goldscheuer. L’horloge à coucou « What the fuck is Heimat? » de 2008, avec laquelle Karl Lagerfeld s’était fait photographier, a été proposée chez Sotheby’s en 2025 lors de la vente aux enchères de sa succession.

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Mr.Penfold - Pretty Portal

Mr. Penfold lebt und arbeitet in Cambridge, England. Er erstellt Gemälde, Installationen, Drucke und Zeichnungen. Seine Arbeiten haben starke lineare Elemente, die seine Schöpfungen mit anmutige Konturen sowohl vor dem Hintergrund abheben, als auch mit diesem vereinen. Viele seiner Arbeiten zeigen Menschen, die er im Nachtleben, in Clubs und Bars beobachtet hat. Als Bruder der Drum n Bass DJ´s Nu:Tone und Logistic, die beim Label Hospital gesigned sind, ist er stark mit der Londoner Musikszene verbunden. Zur Erstellung seiner Drucke benutzt er Siebdruck, Holzschnitt und Kupferstich. Neben seiner Arbeit als freier Künstler arbeitet Mr. Penfold als Illustrator für Plattenlabels, Veranstalter und macht Designs für Bekleidung; unter anderem für das Düsseldorfer Bekleidungslabel "667". Der Titel der Ausstellung "Zup Kapow" spiegelt seine Begeisterung für Pop Kultur und Comics wieder. In der Ausstellung zeigt Penfold Malerei, sowie Siebdrucke und Holzschnitte. Ausstellung: 08.08.08.- 12.09.08 Vernissage: 08.08. 19h

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SMASH137-OneManShow-Pretty Potrtal

Un homme, un nom, répété des milliers de fois : pour un graffeur, son propre lettrage est à la fois identité, signature et œuvre.Obsédé par les lettresDepuis des années, le graffeur et street artist bâlois Smash137 marque durablement de son style la scène internationale du writing. Smash137 est obsédé par les lettres. Porté par sa passion pour la calligraphie occidentale, il compte parmi les writers les plus actifs au monde, et son nom orne de nombreux objets de l'espace public, de New York à Moscou. Avec One Man Show, nous présentons sa première exposition personnelle en Allemagne.Le nom et l'épongeEn janvier 2008, pour l'exposition Urban Feedbacks à Bâle, Smash137 a réalisé une installation qui met en scène avec ironie la réalité d'un writer : sur plus de 2 500 éponges de nettoyage fixées à un mur, il a bombé son nom en noir. Il réalise aujourd'hui une œuvre similaire à la galerie Pretty Portal. Les éponges font allusion à la réaction de propriétaires excédés, qui veulent effacer au plus vite et le plus soigneusement possible ces « barbouillages » gênants. L'éponge peut aussi se lire comme un symbole de l'éphémère de l'œuvre et de la finitude qui l'accompagne.« One Man Show » Smash137Vernissage vendredi 16 mai 2008, 19hExposition du 16 mai au 20 juin 2008Pretty Portal Brunnenstraße 12 40223 DüsseldorfNote (2026) : depuis le début des années 2010, le travail de Smash137 a évolué d'un style calligraphique issu du graffiti vers une peinture abstraite, gestuelle et colorée, dans laquelle des lettres isolées deviennent des signes puissants. Il connaît aujourd'hui aussi un succès international sous son vrai nom, Adrian Falkner.

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